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Actualités of Tuesday, 13 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Détention illégale, maitre Alice Kom promet de faire libérer Shakiro par tous les moyens

Condamnée à 5 ans de prison ferme Condamnée à 5 ans de prison ferme

L’avocate était l’invitée de la radio ABK ce mardi 13 juillet.

Elle a indiqué qu’elle a relevé un appel qui doit être examiné.

Selon l’avocate au barreau du Cameroun, la loi permet d’exiger une demande mise en liberté provisoire.

Malgré le poids de l’âge, maire Alice Kom est toujours active comme dans sa jeunesse. Invitée de la radio Abk ce matin, l’avocate au barreau du Cameroun Maitre Alice Kom est revenue sur l’affaire Shakiro dont le procès doit se tenir ce jour au tribunal de Bonajo à Douala. « Nous avons relevé un appel, cet appel doit être examiné aujourd'hui notamment sur la demande de mise en liberté provisoire », informé l’avocate.

Parlant justement de la demande de mise en liberté provisoire la défenseure des droits des homosexuels a expliqué que « c'est plus qu'un souhait, j'exige que Shakiro et Cie recouvrent la liberté, la loi me permet de l'exiger car le peuple camerounais a organisé sa vie autour de 3 pouvoirs : Judiciaire, Exécutif et Législatif. »

L’affaire Shakiro

En prison depuis leurs arrestations en février, les deux femmes transgenres ont été reconnues coupables, il y quelques mois, de « tentative d’homosexualité » et « outrage public aux mœurs ». Elles ont été condamnées à cinq ans de prison .Les chefs d’accusation comprenaient également la non-possession d’une carte d’identité nationale, une infraction rarement poursuivie au Cameroun. Shakiro, une figure populaire des réseaux sociaux, et Patricia ont été arrêtées le 8 février dans un restaurant de Douala, et prises pour cible en raison de leurs tenues vestimentaires, selon leurs avocats. Les gendarmes les ont interrogées sans la présence d’un avocat, les ont frappées et menacées de les tuer, les couvrant d’insultes anti-LGBT et les forçant à signer des déclarations, selon des militants et des avocats qui leur ont rendu visite en détention. Shakiro et Patricia ont ensuite été transférées à la prison centrale de Douala où elles ont déclaré avoir été battues et insultées par des gardiens et d’autres détenus
Comme dans beaucoup de pays africains, l’homosexualité est souvent tournée en dérision, jugée contre nature et importée de la culture occidentale. Les arrestations arbitraires, les extorsions et les abus à l’encontre des minorités sexuelles sont monnaie courante au Cameroun.

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