Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 11 10Article 554974

General News of Tuesday, 10 November 2020

Source: Cameroon Info

Détention:des biens des militants du MRC confisqués à la Police et à la Gendarmerie

Le Collectif Me Sylvain Souop a recensé 37 cas de biens, avoirs, documents et effets mobiliers des détenus abusivement confisqués.

Les avocats du collectif Me Sylvain Souop étaient face à la presse ce 9 novembre 2020 à Yaoundé. Ce rendez-vous visait à faire le point sur la situation judiciaire des militants du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), incarcérés dans le cadre des marches pacifiques du 22 septembre 2020, mais aussi à dénoncer la confiscation des biens de plusieurs détenus.

A ce sujet, le collectif a recensé 37 cas de biens, avoirs, documents et effets mobiliers des détenus abusivement confisqués à la police et à la gendarmerie. «Au nombre des biens perdus, la liste retient les automobiles. On peut citer deux cas. D’abord la Toyota K100, berline avec les dossiers du véhicule, appartenant au détenu Wamba Bosco, confisqué au Commissariat central N°1, dirigé par les commissaires Medou et Oumarou. Une autre voiture de marque Tercel est dans la même situation dans le même commissariat, appartenant à Téfobeau Gérard Alain», précise le journal Le Messager dans son édition du 10 novembre 2020.

Selon le coordonnateur du collectif Me Sylvain Souop, Me Hyppolyte Meli, des motos, des téléphones, de l’argent, des bijoux, des habits, des chaussures, des montres etc., ont également été confisqués.

D’après le journal, les noms des unités et des responsables mis en cause sont dressés par les avocats qui ont décidé de les mettre en ligne incessamment. Toutefois, en dehors du Commissariat central N°1, «on retient aussi le Service central de recherche judiciaire, la compagnie de gendarmerie de Mfou».

«Je ne sais pas ce que la police et les gendarmes font avec les téléphones. Nous avons un tableau qui recense 37 cas l’élément commun est que chacun des détenus a perdu son téléphone. Ils ont perdu les téléphones, les chaussures, de l’argent, les clés des maisons, etc. Perdus ne veut pas dire qu’au cours des opérations de maintien de l’ordre, ils les ont égarés. Ils ont été dépossédés et qu’au moment où on les transfère au tribunal militaire, ces prévenus ne sont pas accompagnés de ce qui leur appartient. Ces biens ne sont ni placés sous scellé ni sous consigne. Est-ce que les opérations de maintien de l’ordre à l’occasion des manifestations publiques doivent donner lieu à des actes criminels comme ce que nous dénonçons présentement ? On se pose des questions», a dénoncé Me Hyppolyte Meli, le coordonnateur du collectif Me Sylvain Souop.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter