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General News of Friday, 6 November 2020

Source: jeuneafrique.com

Détention de Blaise Shufai et Achille Zogo Andela: Paul Biya dans le viseur de l’ONU

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies s’intéresse au sort du leader anglophone Blaise Shufai et d’Achille Zogo Andela, détenus au Cameroun. Yaoundé a été interpellé sur leurs conditions d’emprisonnement.

Dans un courrier daté du 26 octobre dernier, le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU a assuré à Me Hakim Chergui, l’avocat français du leader ambazonien Blaise Sevidzem Berinyuy, dit Shufai, que son Comité contre la torture s’était saisi du dossier de ce dernier.

Selon sa défense, Shufai aurait subi des mauvais traitements lors de sa détention à la prison principale de Yaoundé.

Hospitalisation d’urgence

Détenu depuis janvier 2018 en compagnie du président autoproclamé de l’Ambazonie, Sisiku Julius Ayuk Tabe, Shufai avait vu son état de santé se dégrader au point d’être hospitalisé d’urgence en mai dernier.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme a affirmé avoir pris contact avec les autorités camerounaises afin de demander « des renseignements et des observations » sur le cas de l’Ambazonien.


Selon nos informations, Yaoundé a quatre mois pour communiquer ces documents au Comité contre la torture, basé à Genève. Les autorités camerounaises vont également devoir justifier les conditions de détention d’Achille Zogo Andela, l’ex-PDG de la Société camerounaise de leasing maritime (SCLM), emprisonné depuis 2011 à la prison centrale de Yaoundé et condamné en 2018 à trente-cinq ans de réclusion pour détournement de biens publics.


Huit mois pour répondre

Me Hakim Chergui, qui conseille également ce détenu, avait saisi au début du mois de novembre 2019 la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que le Comité des droits de l’homme de l’ONU. Dans un courrier daté du 28 octobre auquel Jeune Afrique a eu accès, l’avocat affirme s’être saisi du dossier et avoir sollicité des éclaircissements de l’État camerounais. Selon nos sources, celui-ci a cette fois huit mois pour répondre.

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