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General News of Saturday, 23 May 2020

Source: www.camerounweb.com

Désespéré, Amadou Vamoulké livre le conseiller juridique de Biya qui le tue


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Du fonds de sa cellule à la prison centrale de Yaoundé (Kondengui) Amadou Vamoulké medite sur sort. L’ancien directeur général de la CRTV sait que ses chances d’être blanchi et libéré sont minces. Ce n’est pourtant pas les preuves de son innocence qui manquent. Le journaliste est convaincu qu’il fait objet d’une cabale.

Dans une lettre qu’il a signée et dont Camerounweb s’est procuré copie, l’ancien patron de la CRTV en détention depuis le 26 juillet 2016 dresse la listes des faits qui selon lui ont pu le mettre dans sa situation actuelle.

« N’entrevoyant aucune raison crédible, je ne peux qu’en livrer en vrac quelques-unes, sans ordre hiérarchique : «il est hautain » (police, renseignement) ; il n’a rien à faire à la Crtv» (un ministre) ; «il a montré à la télévision la fille du président de la République en tenue légère» (vidéo montage réalisé à mon insu pour décider le chef de l’Etat à me démettre) ; «il a écarté l’entreprise de la fille du conseiller judiciaire du Chef de l’Etat de la Crtv» (ce qui est vrai, pour des raisons objectives) ; «il n’est pas fiable» (comprendre «contrôlable») », a écrit Amadou Vamoulké .

Le journaliste respecté pour sa probité morale avait à sa nomination, écrit au président Paul Biya pour lui demander de réduire son salaire qu’il jugé ‘indécent’. Bien que dirigeant un média d’Etat, il était la voix des journalistes camerounais. Ses propositions pour une presse camerounaise libre et indépendante lui ont valu des pressions.


« Il est vrai que j’avais veillé à ce que le professionnalisme ne soit pas trop sacrifié aux autres considérations incontournables. J’ai ainsi toujours veillé à placer le curseur, notamment éditorial, le plus près possible de l’équilibre sans prendre le risque d’aller trop loin pour ne pas tout briser. Malgré les contraintes (pressions), je pense avoir réussi à réconcilier le public avec sa radio-télévision publique qui doit se situer «au cœur de la Nation», un slogan que j’ai conçu et forgé pour la Crtv. Il est aussi vrai que j’avais signé, en tant que président de l’Union des Journalistes du Cameroun(UJC), un mémorandum directement adressé au Gouvernement pour demander rien de moins que la libéralisation du paysage audiovisuel ainsi que la dépénalisation des délits de presse. Ces actions m’ont valu de fortes pressions et ont bâti une réputation d’électron libre, c’est-à-dire, dans le contexte national, d’une personnalité indésirable ! », se rappelle-t-il.

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