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Business News of Tuesday, 8 January 2019

Source: Camer Press No 63

Dépenses publiques: traçabilité exigée dans les services sociaux

Le Cameroun est par ailleurs à la veille de la fin de la mise en œuvre du Dsce, la feuille de route du Gouvernement.

L’année 2019 au Cameroun va connaître la troisième étude sur la traçabilité des dépenses publiques(PETS3) dans les secteurs de la santé, de la nutrition, de l’eau et assainissement et de l’éducation. Son objectif d’après le Gouvernement, c’est l’amélioration des conditions de vie des populations qui reste une préoccupation constante.

L’Etat explique cette initiative par la quête de l’efficacité dans ses politiques publiques afin de répondre aux problématiques quotidiennes de subsistance. Celle-ci passe notamment par la mise en place des procédures qui visent à inscrire ses actions au cœur des besoins sociaux prioritaires dans un contexte de rareté des ressources. Il s’agit désormais de limiter les goulots d’étranglements qui sont toujours apparus au cours de la mise en œuvre du document stratégique de réduction de la pauvreté (Drsp) puis du Dsce.

Déjà que ces limites ne sont pas totalement connus, et que la population en général est peu informée des performances des services mis à leur disposition.
Cette étude sur la traçabilité des dépenses publiques (PETS3) qui concerne la santé, la nutrition et l’eau- hygiène-assainissement et de l’éducation, devrait donc permettre de faire le point sur les progrès accomplis par le Cameroun en procédant par exemple à une analyse comparative des niveaux de performances des administrations des différents secteurs.

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Elle va également permettre d’effectuer des propositions pour leurs améliorations. L’enquête devrait en outre de parvenir à une réforme des politiques publiques visant à réduire les situations de vulnérabilité et à l’amélioration des conditions de vie d’une population estimée à près de 25 millions d’habitants.

Ere des opportunités

Cette opération statistique officiellement lancée le 18 décembre 2018, est portée principalement par le ministère de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Mine- pat), les départements ministériels concernés et par le Fond des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) dans l’examen du circuit de la dépense publique.

Intervenant dans un contexte de « consolidation » de la décentralisation, et dans un contexte marqué par de nombreux cas de dé- tournements de deniers publics, les pouvoirs publics entendent mobiliser suffisamment de ressources pour la réussite d’un process qui a d’ailleurs démarré en 2017.

Poursuivi en Avril 2018 dans le cadre d’une réunion de cadrage entre le Minepat, l’institut national de la statistique (Ins) et l’Unicef, cette opération suc- cède à deux enquêtes identiques, en 2003/2004 et en 2009/2010, avec pour objectif d’adosser la dépense publique à des mécanismes d’efficacités et suivant les règles de procédures en matière financière, notamment le Dsrp et le Dsce.