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General News of Wednesday, 29 July 2020

Source: Actu Cameroun

Délit de presse : Amougou Belinga et Ernest Obama dans le viseur de Ayah Paul

Amougou Belinga et Ernest Obama Amougou Belinga et Ernest Obama


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La Foundation Paul Ayah a saisi la justice contre le groupe de presse de l’homme d’affaires. Elle s’insurge contre les allégations l’accusant d’être la main invisible des combattants sécessionnistes dans les deux régions anglophones.

A tors que la brouille entre le journaliste Ernest Obama, l’ancien directeur général de la chaîne de télévision Vision4, et son employeur Jean Pierre Amougou Belinga, le promoteur du groupe de presse L’Anecdote, est encore fraîche dans les mémoires et continue de faire les vagues sur les réseaux sociaux, les deux personnes pourraient se retrouver sur le même banc des accusés dans le cadre des poursuites judiciaires engagées contre eux devant le Tribunal de première instance de Yaoundé centre administratif par l’ancien avocat général près la Cour suprême M. Paul Ayah Abine.

En effet, l’organisation non gouvernementale (ONG) dénommée Foundation Paul,Ayah qui a pour promoteur le célèbre haut magistrat à la retraite a saisi la juridiction au moyen d’une citation directe. La structure spécialisée dans l’humanitaire met à la charge du journaliste et de son ancien patron les supposés faits qualifiés de «diffamation», de «chantage» et de «propagation de fausses nouvelles».

Cette procédure judiciaire a été introduite le 5 mai 2020, peu avant que les deux collaborateurs ne se gâtent en public. En fait, la citation directe consultée par Kalara vise M. Ernest Obama en personne ainsi que le «représentant légal» de la chaîne de télévision Vision4 et le bihebdomadaire L’Anecdote, deux médias du groupe de presse L’Anecdote, dont M. Amougou Belinga est le président directeur général (PDG) et directeur des publications.

Ce dossier a été appelé le 12 juillet dernier. Mais l’audience n’a duré qu’une poignée de secondes le temps pour que la partie civile complète l’identification de M. Ernest Obama sur la citation directe. Le tribunal a programmé l’ouverture des débats ce 12 août. Le journaliste comme son employeur ne comparaissent pas. Selon les informations de Kalara, Me Joseph Bayîha, l’avocat du groupe de presse L’Anecdote, qui s’est constitué dans ta procédure Judiciaire pour défendre les mis en cause a renoncé la semaine dernière à défendre M. Obama de crainte d’un conflit d’intérêt. Le divorce entre le journaliste et son ancien patron produit là ses effets.

Dans les développements de sa citation directe, la Foundation Paul Ayah explique que M. Ernest Obama, alors présentateur de l’émission dominicale à grande écoute «Club d’élites», avait relayé, le 5 janvier 2020, «des informations graves essentiellement puisés dans les réseaux sociaux». Les informations dénoncées affirment que la Fondation Ayah Paul «est une organisation terroriste utilisée par les ambazoniens pour acheter, importer et distribuer les armes». De plus, le présentateur cto l’émission «s’est aventuré à brandir en direct- (…) des captures d’écran tirées des réseaux sociaux pour mettre à mal l’image cto la très respectueuse» fondation.

Interface des Ambaboys

La Foundation Paul Ayah ne se reconnaît pas dans ce tableau hideux. Elle dit ne ménager aucun effort pour apporter sa pierre pour le retour de ta paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Elle dit mener ses activités humanitaires en toute transparence. «Depuis le déclanchement de ta crise anglophone, ta fondation n’a ménagé aucun effort pour venir en aide aux déplacés et réfugiés de guerre», la plaignante qui fustige le fait que le journaliste M. Ernest Obama ait relayé les allégations puisés sur la toile «sans réserve et sans recouper l’information auprès de ta Fondation».

Après l’émission «Club d’élites» sur ta chaîne Vision4 le 5 janvier 2020, le lynchage médiatique s’est poursuivi dans les colonnes du bihebdomadaire L’Anecdote. Dans l’édition du journal numéro 1068 du 6 au 8 janvier 2020, le journal L’Anecdote avait barré sa grande Une avec le titre :la fondation Ayah Paul mise à l’index». La Une est coiffée d’un surtitre intitulé «Insécurité NO/SO».

Dans le chapeau de ta Une il est écrit : «un ex-combattant sécessionniste aujourd’hui repenti, livre des révélations sur l’implication de l’œuvre humanitaire du magistrat retraité dans les exactions commises par les milices au Nord-Ouest et Sud-Ouest ; ce mouvement caritatif sert d’interface entre les leaders de la sécession basés aux USA et les combattants pour l’achat des armes». Comme la chaîne de télévisions Vision4, le Journal L’Anecdote s’est également «borné» de tirer ses informations sur les réseaux sociaux «sans observer la moindre réserve», indique la plaignante.

La Foundation Paul Ayah estime qu’il est dangereux d’affirmer qu’elle sert d’interface entre les sécessionnistes basés à l’étranger et les combattants séparatistes actifs dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. «C’est très osé de faire de telles affirmations en cette période de guerre en zone anglophone». Des faits que ta plaignante estime constitutifs de «diffamation», de «chantage» et de «propagation de fausses nouvelles».

Le procès intenté par la Foundation Paul Ayah au groupe de presse L’Anecdote ne sera pas une balade de santé. La justice ayant jusqu’ici pris l’habitude de donner raison à M. Amougou Belinga et à ses collaborateurs. De nombreuses personnalités, à l’instar du Pr Jean Emmanuel Pondi, Peter Essoka, Xavier Messè en savent quelque chose. L’organe de presse a remporté la quasi-totalité de ses procès aussi bien comme plaignant que pré-‘ venu du fait de ses nombreux soutiens de plus en plus connus à la Cour d’appel du Centre. 11 faut peut-être attendre le dénouement de cette procédure judiciaire pour voir s’il’ n’y a pas de règles sans exception.

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