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General News of Wednesday, 17 March 2021

Source: camer

Délinquence en milieu scolaire: 7 élèves déférés devant le juge

Les mis en cause ont été interpellés le 12 mars 2021 par la police. Ils entretenaient un réseau de consommation de drogue et se livraient aux pratiques sexuelles au quartier Ekié à Yaoundé.


Il est 8h30, ce 16 mars 2021 au lycée bilingue d’Ekounou à Yaoundé. Cinq jeunes filles sont placées à l’entrée du portail de l’établissement scolaire. Ces élèves dont l’âge varie entre 13 et 16 ans n’ont pas été autorisées à accéder au sein de l’établissement comme leurs camarades pour le début des cours. Elles ont été reconnues dans la vidéo qui montre une opération de la police en train d’interpeller les élèves dans un domicile privé. « Ce sont les filles que nous avons reconnues dans la vidéo qui fait le tour des réseaux sociaux. Il est question qu’on les exploite pour nous dire comment elles font chaque fois pour fuir les classes et aller se livrer aux séances de partouze. Elles sont encore mineures en plus, elles ne nient pas les faits qui leur sont reprochés.

Nous comptons tenir un conseil de discipline pour examiner ce cas dans les prochaines heures parce que le phénomène de délinquance juvénile dans nos établissements scolaires prend les proportions inquiétantes », affirme un surveillant de cet établissement. Le 12 mars 2021, huit filles du lycée bilingue d’Ekounou et sept jeunes garçons du Centre éducatif le Bon Berger, établissement situé au carrefour de l’Amitié ont été interpellés par la police. La scène s’est déroulée au quartier Ekié, lieu-dit Femme métisse. L’interpellation a été menée par les éléments du commissariat du 14ème arrondissement de la ville de Yaoundé. Selon une source policière au commissariat du 14ème arrondissement, 15 élèves ont été interpellés le 12 mars dernier.

Le commissaire de police explique que le 15 mars 2021, sept garçons tous élèves au Centre éducatif le Bon Berger ont été déférés devant au parquet du tribunal de première instance d’Ekounou à Yaoundé. Ces jeunes déférés sont responsables sur le plan pénal, c’est-à-dire ils ont au moins 18 ans. Au moment de leur interpellation, ils ont été pris en possession de la drogue. Rendus hier au parquet d’Ekounou pour savoir si les sept élèves ont été libérés ou placés sous mandat de dépôt à la prison, aucune information à ce sujet n’a été donnée.

Les jeunes filles libérées sont les mineures. Elles ont été entendues comme leurs camarades garçons pour les mêmes faits. « Ces jeunes avaient l’habitude de déserter les cours pour aller consommer la drogue et se livrer aux séances de partouze chez l’un de leur camarade. Avant de commencer les partouzes, les filles préparaient d’abord, les hommes achetaient de la boisson et de la drogue. Nous avons eu l’information par un voisin du quartier qui a commencé à observer les scènes de délinquance de la part de ces jeunes », explique un policier du commissariat du 14ème arrondissement à Yaoundé.

Ambiance morose

Le domicile où l’interpellation a eu lieu attire la curiosité depuis quelques jours. Le propriétaire de ce domicile n’est pas très connu au quartier Ekié. Maman Agnès, est tenancière d’un comptoir de vente de vin de palme. Son comptoir est situé en face de ce domicile. Cette femme affirme que c’est depuis au moins trois mois qu’elle observe les comportements déviants de certains jeunes au sein de ce domicile. Cette femme témoigne : « Le propriétaire de cette maison rentre toujours tard. Son épouse travaille dans une autre ville. Chaque fois qu’il sort, son neveu qui est élève dans un collège vient à la maison avec ses camarades filles comme garçons. Parfois les filles viennent en tenue, mais lorsqu’elles ressortent pour aller faire les achats dans les boutiques elles sont habillées en robe ou kaba. Parfois je suis installée devant mon comptoir et j’entends les cris qui viennent de ce domicile. Nous décrions ce comportement ici depuis plusieurs mois».

Madame Bion, vice-président au Centre éducatif le Bon Berger ne veut surtout pas évoquer de cette affaire impliquant les jeunes garçons de l’établissement scolaire. Au commissariat du 14ème à Ekounou, ce n’est pas la première fois que ce genre de comportement soit signalé dans les établissements scolaires de l’arrondissement de Yaoundé 4ème. « Nous sommes chaque fois très sollicités ici pour aller intervenir. La délinquance juvénile s’aggrave dans notre ville avec les comportements tels que la consommation de la drogue, l’agression des enseignants. Les parents ne doivent pas laisser l’éducation de leurs enfants uniquement aux enseignants », soutient un commissaire de police en service au commissariat du 14ème.

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