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General News of Thursday, 3 December 2020

Source: 24cameroun.com

Déclaration des chefs traditionnels de l'Ouest : l'élite dans des manœuvres obscures

Plusieurs monarques ont été approchés par certains de leurs fils, affidés du régime, dans l’optique de les convaincre à se dédire ou à contrarier leurs homologues dont la déclaration rendue publique la semaine dernière, a été mal digérée dans le sérail.

La déclaration des chefs traditionnels de l’Ouest, publiée il y a une semaine, a suscité un branle-bas général chez les apparatchiks du pouvoir, originaires de cette Région. Bien que nombre d’entre eux partagent l’analyse froide de la situation sécuritaire, économique et sociopolitique du Cameroun faite par ces marques, tous membres du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), ils n’étaient cependant pas favorables à l’idée de l’étaler sur la place publique.

Mis devant les faits accomplis, beaucoup ont multiplié les jours d’après, des stratagèmes en vue d’amener ces chefs traditionnels à se dédire ou de • convaincre d’autres à contrarier leurs homologues. •Selon nos informations, particulièrement embarrassées, plusieurs élites des localités dont les chefs faisaient partie des signataires de la fameuse « déclaration des chefs traditionnels de l’Ouest”, continueraient à se battre de toutes leurs forces pour faire diffuser dans les prochains jours une contre-déclaration.

Seulement, cette idée est pour l’heure rejetée en bloc. «Ce n’est pas parce que nous avons fait une déclaration que nous n’avons plus le droit rencontrer nos enfants. Ils sont venus nous voir, mais on ne saurait en déduire que nous avons accepté signer une contre-déclaration. Pour savoir si nous avons cédé, il faut attendre les jours qui viennent.

A un certain moment, il faut dépasser nos égoïsmes et dire les choses comme elles sont pour faire avancer le pays», confie l’un des signataires de la déclaration des chefs traditionnels de l’Ouest •que nous avons contacté. En filigrane, il laisse transparaître l’information selon laquelle toutes les manœuvres n’ont pas encore rencontré l’assentiment d’un chef « Juda ».

Dans la déclaration en question, ces chefs traditionnels Invitaient le pouvoir en place à explorer des stratégies autres que la force pour résoudre la crise anglophone qui secoue les Régions anglophones du pays. Ils prônaient en effet l’organisation d’un autre dialogue incluant cette fois-ci, les véritables acteurs de la crise.

De même, ils appelaient de tous leurs vœux, la mise en place d’un cadre citoyen de concertation dans l’optique de décrisper une scène politique où, l’instrumentalisation des tribus et la radicalisation des protagonistes n’augurent guère une transition au sommet de l’Etat sans effusion de sang. Bien d’autres thérapies aux autres maux qui minent le Cameroun étaient contenues dans la déclaration signée de sept chefs traditionnels en qualité de présidents du conseil des chefs traditionnels de leurs départements respectifs.

Notamment, Louis Ngapmou (Ndé) ; David Fondjo (Haut-Nkam) ; Jean Takoukam (Hauts-Plateaux); de Mitterrand Moiïmbe (Mifi) ; Jean Teigni Detio (Bamboutos) ; Georges Désiré Pouokam (Koung-Khi) et de Gaston Guemegni (Menoua).

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