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Actualités of Tuesday, 10 August 2021

Source: Le Messager

Décès massifs au Cameroun: le coma avancé du gouverment

Un accident de circulation Un accident de circulation

Suite aux trois cas d’accidents qui ont fait 40 morts et de nombreux blessés au Cameroun la semaine derniè- re, Jean Marcel Okola Biem homme politique et conseiller du président national du Mrc tance le régime.

« Décidément, après avoir interdit à certainscamerounais d’exprimer leur mal-être dans les rues, c’est dans ces même rues (routes et sentiers) que se déciment par accident de nombreux frères et sœurs tous les ans comme ce fut le cas la semaine dernière ». C’est le triste constat de Marcel Okola Bieme, digne fils de la région de l’Est Cameroun. Depuis quelques mois relève-t-il, les grands axes routiers du pays continuent d’endeuiller de nombreuses familles, et cela est une lapalissade. « Très chers frères et sœurs, inclinons-nous avec consternation et hommage devant les mémoires des disparues, une fois de plus, sur nos routes. Tel que cela s’est produit au petit matin du Jeudi 5 Août dernier entre le carrefour 14, à l’entrée d’Akonolinga et Awae, non loin de notre capitale politique, Yaoundé. La route n’est pas faite pour nous octroyer des tickets de transport aller simple, et par la même occasion nous arrachant violemment à la vie sans raison ».

Selon l’homme politique et conseiller du président national du Mrc, « au regard de la gestion de notre pays, les routes sont restées les principaux moyens de circulation dont l’État a obligation de garantir la libre circulation des biens et des personnes, comme défini par le traité de la Cemac signé le 16 mars 1994 ».

Sur le plan sécuritaire et économique, la route au Cameroun poursuit-il est au premier plan, le facteur aggravant de notre « régression» avec pour raison principale, la cause accidentogène imputée à la dégradation de nos axes routiers. « La mobilité vue comme facteur économique d’appoint, nos voies de transport (routières, aériennes et ferroviaires) ne sauraient être abandonnées au triste sort des populations, elles-mêmes très souvent naïves, avec pour seul but d’arriver à bon port
»pense-t-il.



En plus,Marcel Okola Bieme , s’interroge « si le marché du titre de transport interurbain serait-il seul responsable de ce portillon vers l’au-delà? Un abattoir à ciel ouvert où se bousculent en permanence nos populations. Cela justifie la hausse sans cesse du taux de mortalité sur nos routes sinueuses. A quand les états généraux des transports au Cameroun? ».

Repenser le domaine du transport

Une cause noble renchérit-il, où doivent prendre part des opérateurs économiques dudit secteur, des investisseurs internationaux, des partenaires et spécialistes en prévention routière. « Je pense que cela a assez duré. Nous enregistrons nuit et jour de lourdes pertes en vies humaines. Le coma avancé du gouvernement plonge notre pays tous les jours dans un cul de sac. Le domaine du transport doit être repensé selon les normes de la prévention routière internationale. Ce qui prendrait en compte le contexte sécuritaire, sanitaire, démographique et socioéconomique de l’heure ». Pour la conseiller politique de Maurice Kamto, « cette révolution passe d’abord par une prise conscience des attributs de nos dirigeants dont le pouvoir autoritaire ne rend aucun service au peuple, surtout échappent à des vrais comptes rendus de leurs missions sur la gestion de la fortune publique. C’est à vous, nos dirigeants que nos opérateurs, usagers et agents publics de nos routes doivent rendre des comptes.

Bien-sûr, tout cela passe avant tout par un audit sur la gestion de notre espace routier et le fonctionnement de fond en comble de ce secteur vital ».

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