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General News of Friday, 28 August 2020

Source: Cameroon Info

Cyrille Sam Mbaka crache sur les élections régionales telles que voulue par Biya

Le vice-président de l’Union Démocratique du Cameroun affirme par ailleurs que le processus électoral au Cameroun est «vissé et cadenassé».

Après les élections législatives et municipales du 9 février, les élections régionales devraient en principe se tenir cette année 2020. Mais, Maurice kamto ne l’entend pas de cette oreille. Au cours d’une conférence de presse, le président du MRC, a exigé la résolution de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et la révision du Code électoral avant l’organisation de ce scrutin.

En réalité, depuis de nombreuses années, des acteurs politiques et de la société civile réclament la mise en place d’un Code électoral consensuel. «Le processus électoral au Cameroun est vissé et cadenassé, et nous pensons qu'un travail a été fait au niveau de l'opposition, la société civile et les syndicats pour sortir un code électoral alternatif. Ça date depuis des années. Nous n'avons pas réussi à le mettre sur la table de l'Assemblée nationale. Je crois que la première chose qu'il faut faire c'est que l'opposition se retrouve pour analyser et apporter quelque chose à ce code alternatif, s'il est nécessaire, parce que plusieurs partis politiques se sont créés après que nous ayons fait ce travail. Donc c'est important de réactualiser cela», explique le vice-président de l’UDC, Cyrille Sam Mbaka, dans une réaction publiée dans le quotidien Le Jour édition du 27 août 2020.

Si il ne prône pas le boycott des élections, l’homme politique reconnait cependant que les élections au Cameroun sont source de conflits, «parce que les régionales qui arrivent ne correspondent pas à l'idée que nous nous faisons de la démocratie et des mécanismes de fonctionnement des territoires décentralisés», soutient-il.

Selon lui, des aménagements doivent être apportés au Code de la décentralisation. «En ce qui concerne la région, aujourd'hui, je peux vous garantir que c'est source de conflits et de problèmes, dualisme, bicéphalisme et autres. Est-ce qu'on a déjà amené les fonctionnaires à comprendre qu'il y a des élus locaux qui doivent désormais impulser le développement ? Tant que nous n'avons pas atteint ce stade, nous irons aux élections, mais ça ne va pas changer grand-chose. Donc il faudrait revoir tout ça. Il y a beaucoup de réformes à apporter. C'est notre point de vue».

Il pense donc qu’il est important d’aborder la question du Code alternatif élaboré avec la société civile et autres, «qu'on le pose sur la table et qu'on en discute, parce que ceux qui arrivent aujourd'hui ont des choses à dire».

«Le problème du Cameroun c'est que tout ce qu'on doit faire, que ce soit au niveau de l'opposition ou de de l'ensemble du pays, il faut que ce soit fait de manière consensuelle. C'est ce qui donne une force à ce qu'on va faire. Si on le fait de manière individuelle, ça ne peut pas avoir la force, alors que nous recherchons les mêmes résultats», préconise-t-il.

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