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General News of Friday, 12 March 2021

Source: camer

Crises au NOSO: le parlement canadien met la pression sur Yaoundé

Sensibles aux pertes humaines et dégâts matériels partis sur les ruines de la guerre, les députés canadiens impatients face à la montée des violences se sont réunis le 1er mars dernier à l’effet de tirer une conclusion de commun accord en rapport à la guerre dans le Noso. “ L’ouverture d’une enquête indépendante dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest” ressort de la collégialité de même qu’ils exigent de leur gouvernement les sanctions contre les dirigeants camerounais. Cette intervention des élus de Montréal survient quelques semaines après la volonté des élus britanniques désireux de faire la lumière sur l’extrême violence qui caractérise la partie anglophone du pays.



Ignorants des mesures annoncées par le sénat américain, également critique de la gestion de la crise par les autorités, le gouvernement camerounais n’a daigné se mouvoir pour trouver des solutions adéquates en vue de mettre fin à la crise. Malgré les dénonciations des ONG engagées dans la défense des droits de l’Homme et des libertés le crépitement des armes n’a cessé d’être le mode opératoire observé par les forces antagonistes sur le terrain.



Les séparatistes armés et l ‘armée camerounaise multiplient des scènes guerrières au milieu des populations sans défense pour la plupart victimes des deux camps. Toutefois le cas de la crise anglophone préoccupe peu la communauté internationale, les nations unies, l’union africaine et la sous- région. Aucun prétexte sérieux n’a réuni autour de la table des négociations ces instances pourtant mandatées de faire régner la paix. Si d’aucuns évoquent le silence coupable de ces organismes qui tendrait selon eux à cautionner la guerre en soutenant le gouvernement, les autres par contre font l’apologie d’un État indépendant ayant la capacité de résoudre ses conflits.

Deux situations diamétralement opposées qui n’arrangent rien aux catastrophes quasi quotidiennes dans ces régions touchées. Les conditions pour une fin des conflits opposent le gouvernement et les partis politiques de l’opposition notamment le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) de Maurice Kamto, le Cameroon people’s party (Cpp) de Kah Wallah Édith et le Front démocratique révolutionnaire (Fdr) de Cyprien Olinga. Les opposants exigent comme alternative à la guerre un dialogue national inclusif et la libération sans condition de tous les prisonniers détenus dans le cadre de la crise anglophone en l’occurrence Ayuk Tabe et Cie. Mais depuis lors le gouvernement camerounais a choisi comme solution la lutte armée.

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