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General News of Sunday, 26 April 2020

Source: Dominique Beling Nkoumba

Crise sociopolitique: l'effet boomerang de Maurice Kamto à Etoudi

Par une machination mal habile, il a cru pouvoir faire croire au décès du chef de l’État et faire activer un mécanisme insurrectionnel pour son
propre bénéfice. Mal lui en a pris tant, Paul Biya avec son style et son timing, pose au quotidien des actes qui cette fois encore, doivent forcer
au constat de l’échec du leader du MRC.


Visiblement, il était dit que Paul Biya et l’État qu’il dirige finiraient bien par avoir le dernier mot dans cet exercice de surenchère politique, que le MRC et son leader servaient aux Camerounais depuis un peu plus d’un mois. Ce d’autant plus que dans les articulations de ce qui participe bel et bien d’une machination et non d’une stratégie politique, Maurice Kamto et ses lieutenants n’avaient fait l’économie d’aucun moyen dans leur élan propagandiste. Il s’est agi de construire une machination politique avec pour objectif de poser Maurice Kamto aux yeux de la Nation et du monde comme la « seule alternative crédible et urgente » à la tête du Cameroun.

Pour trouver le prétexte supposé servir de marchepieds vers les hauteurs rêvées, ils n’ont d’ailleurs pas eu à se donner beaucoup de peine. La pandémie du covid-19 ayant surgi au Cameroun, suivi des décès et de l’anxiété généralisée, leur a paru être le terreau fertile susceptible de faire germer la graine de la déstabilisation. Aussi, dans un premier temps, se sont-ils mis en devoir de vouloir récupérer politiquement l’action à mener pour réfréner la progression de la maladie mortelle sans aucun scrupule.

Au passage, ils indexaient la prétendue incapacité du gouvernement à porter la riposte au danger. Et dès lors, ils ont lancé une campagne de collecte de fonds encore en cours du reste, pour mener des actions qui les poseraient d’emblée comme le gouvernement parallèle, qui aurait fait mieux que l’autre… L’autre articulation de la machination a consisté à s’intéresser à Paul Biya. Pour n’avoir prononcé aucun discours à l’adresse des Camerounais depuis la survenance de la pandémie mortelle, Maurice Kamto en a conclu à son incapacité de tenir les rênes du Cameroun alors qu’au quotidien, la présence et l’engagement du chef de l’État étaient visibles dans toutes les mesures mises en œuvre par un gouvernement très mobilisé. Il n’a d’ailleurs pas fallu du temps pour qu’à nouveau, Paul Biya soit annoncé mort par les officines du MRC.

Machination
Dans le chronogramme, la mise en place de la machination devait s’achever par le constat de la vacance présidentielle. Sans avoir ni le droit et encore moins la prérogative comme il est supposé le savoir, Maurice Kamto a pourtant déposé une requête irrecevable à l’Assemblée nationale en ce sens. Une fois, tous les éléments de leur puzzle en place, Kamto et les autres se sont mis à attendre que la mayonnaise prenne. Donné pour mort, Paul Biya reçoit l’ambassadeur de France au Palais de l’Unité jeudi le 16 avril ; et s’il en était vraiment besoin, la preuve de la vitalité du chef de l’État est donc faite au Cameroun et au monde. Comment pouvait-il d’ailleurs en être autrement ? Mais, c’est la suite des événements ; certains anodins et d’autres plus notables, qui est intéressante. Sébastien Eballa qui médite son sort aujourd’hui dans une cellule ne s’est certainement pas lancé tout seul dans la vaine tentative de vouloir lancer le samedi suivant, une insurrection devant porter Maurice Kamto au pouvoir. Une grille de lecture autorise de penser que cette articulation faisait à l’origine, partie du plan global. Il s’agissait de faire croire au décès de Paul Biya et de samedi à lundi, marcher jusqu’à Etoudi pour « prendre le pouvoir ». L’apparition de Paul Biya jeudi ayant refroidi les plus hardis, seul l’un des plus inconscients a osé s’avancer tout seul vers l’échafaud.

À ce jour, la lutte contre le covid-19, à côté la résilience du tissu économique national face à la crise, est la principale préoccupation des Camerounais et des pouvoirs publics. Les affres de la survenue de cette pandémie au Cameroun sont à la fois visibles et vérifiables. Et pendant que tout le monde est mobilisé pour faire face à l’ennemi, il s’en est trouvé certains qui ont cru pouvoir se servir de ce moment difficile pour assouvir des ambitions politiques dont on va finir par croire qu’elles relèvent d’un instinct « construit » et non acquis.

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