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General News of Saturday, 9 February 2019

Source: cameroonvoice.com

Crise postélectorale : le 32ème sommet de l'UA se penche sur le conflit Kamto-Biya

C'est ce samedi 9 février que s'ouvre à Addis-Abeba en Ethiopie le 32ème sommet de l'Union Africaine. Le grand conclave qui réunit les chefs d'Etats africains sur le thème « L'année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées : pour des solutions durables au déplacement forcé en Afrique ».

Le sommet qui prend fin lundi, et auquel le Cameroun est représenté par son nouveau Premier ministre Joseph Dion Ngute, se penchera selon toute probabilité sur la crise postélectorale qui secoue le Cameroun depuis la proclamation, le 22 octobre 2018, des résultats de l'élection présidentielle au Cameroun marquée par la réélection du président sortant, Paul Biya. Une réélection qui avait –et continue d'être- contestée par son principal challenger, Maurice Kamto, détenu au GSO, (unité antiterroriste de la police camerounaise) depuis le 28 janvier, ainsi qu'une bonne brochette de ses alliés et camarades, dont l'ancien Conseiller technique du président Biya, Christian Penda Ekoka, l'ancien député du parti au pouvoir, Albert Dzongang, l'ancien maire du parti au pouvoir, Paul Eric Kingué et l'artiste musicien Serval Abe, alias Général Valsero tous incacérés dans

C'est le lieu de rappeler qu'en novembre dernier, peu après la prestation de serment du président Biya, Maurice Kamto, en sa qualité de "président élu" (autoproclamé) avait effectué le déplacement d'Addis-Abeba le 16 novembre, pour aller plaider auprès de ses "pairs" chefs d'Etats, son idée d'un recomptage des votes de la présidentielle controversée avec le concours d'une entité neutre, pour rétablir la vérité des urnes.

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A son retour au Cameroun, le 19 novembre, il était resté peu disert sur les résultats de son périple,, mais avait tenu à rassurer ses partisans sur leur caractère positif. On apprendra quelques jours plus tard que la rencontre du Pr Kamto avec des responsables des organes spécialisées de l'organisation régionale avait donné lieu à des propositions alléchantes à son intention, à l'instar d'une démarche de l'UA visant à convaincre le président Biya d'instituer une fonction de vice-président de la république dont Maurice Kamto devait être le titulaire jusqu'à la prochaine élection présidentielle, mais que ce compromis de nature à reléguer aux calendes grecques le véritable combat pour faire éclater la vérité des urnes n'avait pas enchanté le concerné, qui l'avait aussitôt rejeté. Ce que constatant, les autorités de l'Union Africaine avaient proposé que que l'examen de sa requête pour le recomptage des votes soit repoussé à la session ordinaire de l'UA qui débute ce 19 janvier, étant entendu que la session extraordinaire de novembre avait pour seul point à l'ordre du jour la réforme des textes de l'organisation.

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La session des 9, 10 et 11 février tiendra-t-elle le pari de voler au secours d'un Cameroun en crise en examinant la requête de Kamto, maintenant que les autorités camerounaises, anticipant sur cette éventualité ont séquestré Maurice Kamto et le menacent –par opinions et articles de presse interposés de la peine de mort, pour un crime de saccage des ambassades qu'il n'a pas commis, et qui selon certaines indiscrétions, serait plutôt le résultat d'un montage des stratèges du gouvernement pour mettre leur opposant en délicatesse avec la loi ? Rienn'es moins sûr, compte tenu de l'attentisme habituel de l'Union Africaine, mais acun espoir n'est interdit, quand on sait que les choses commencent à bouger sérieusement du côté de cette organisation continentale qui n'a pas institué la Charte Africaine de la Democratie, des Elections et de la Gouvernance (CADEG) placée sous la supervision et le contrôle du Le Conseil de paix et de sécurité, organe basé sur le modèle du Conseil de sécurité des Nations unies de l'Union africaine chargé de faire exécuter les décisions de l'Union Africaine, juste pour en faire un éventail destiné à effrayer les oiseaux.