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General News of Tuesday, 1 September 2020

Source: Actu Cameroun

Crise au sein de l’Eglise Evangélique du Cameroun: 4 pasteurs s'opposent à la tenue du synode général extraordinaire

Ces pasteurs, réunis au sein de la Coordination de la gestion de la crise, estiment que l’initiative du président honoraire de l’EEC, le révérend Charles Emmanuel Njike, est une supercherie.
À peine annoncé, le Synode général extraordinaire convoqué par le président honoraire de l’Eglise Evangélique du Cameroun, le révérend Charles Emmanuel Njike, du 5 octobre au 6 octobre 2020 pour résoudre la crise qui secoue l’EEC depuis trois ans, est déjà contesté.

Dans une mise au point, les révérends Dr Mbongo Ebanda, Kouo Issedou, Billa Mbenga et Richard Priso Moungole, se revendiquant de de la coordination de la gestion de la crise, estiment que «le respect des décisions de justice est indispensable à la mise en œuvre du processus de la réconciliation et de paix nécessaire pour la survie de notre institution ecclésiale qu’est l’EEC», peut-on lire dans les colonnes du quotidien Le Messager édition du 31 août 2020.

Les quatre pasteurs qualifient de «supercherie» l’organisation du Synode général extraordinaire (5 au 6 octobre 2020) dans la région du Littoral. Selon eux, «la convocation d’une session extraordinaire du synode générale est de la compétence du président général de l’Eglise après avis favorable d’au moins 2/3 des membres du conseil synodal général. Le synode général extraordinaire se tient au siège de l’Eglise sauf dérogation exceptionnelle du bureau».

«Face à tout ce qui précède, nous nous prononçons contre la convocation d’un Synode général extraordinaire. Toutefois, nous restons ouverts à toute initiative de rapprochement et de réconciliation. Pour terminer, nous prions et invitons le Peuple de Dieu à plus de vigilance et de prières. A Dieu Seul soit la Gloire», concluent Dr Mbongo Ebanga, Kouo Issedou, Billa Mbenga et Priso Moungolè.

Selon le journal, «à travers cette sortie surprenante de tenants de la Coordination, d’ailleurs à l’origine de l’assignation de l’Eglise évangélique du Cameroun devant les tribunaux de la République, il se dégage comme un parfum de mauvaise foi. Comment comprendre qu’aux assisses de Ndoungue et de Douala sous l’égide du patriarche Njike, des résolutions prises pour pacifier l’église en présence des protagonistes de la crise soient aujourd’hui remises en question ?», s'interroge Le Messager.

Pour un responsable de la région synodale du Wouri centre, dont l’identité n’a pas été dévoilée, «les fauteurs de trouble et prédicateurs du chaos, de la division parlent aujourd’hui de Constitution ? De quelle Constitution ? La Coordination est-elle connue par les textes de l’Eglise ? Le directoire sur lequel ils s’appuient est-il prévu dans nos textes ? Et le recours à la Justice l’est aussi ? On comprend que les perdants à Ngaoundéré ne veulent pas la paix dans l’EEC».

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