Vous-êtes ici: AccueilActualités2021 05 24Article 598381

xxxxxxxxxxx of Monday, 24 May 2021

Source: camerounweb.com

Crise au RDPC: Jean Nkuete sème la guerre entre Alhadji Abbo et Cavaye Yeguie

• Jean Nkuété demande l’interdiction de la tenue d’une 'conférence de haut niveau'

• La conférence de haut niveau a été initiée par Cavaye Yéguié

• Pour justifier sa décision, Jean Nkuété cite l’article 28 al.2 des statuts du parti


La guerre de leadership bat son plein au sein du parti au pouvoir. Aucune personnalité de haut rang du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) n’y échappe. Le dernier épisode en date met en scène trois ténors du parti : Jean Nkuete, Alhadji Abbo et Cavaye Yeguie.

Dans un courrier adressé au Chef de la délégation permanente du Comité central de l’Adamaoua, Aladji Abo, le Secrétaire général du RDPC, Jean Nkuété lu demande d’interdire la tenue d’une « conférence de haut niveau » initiée par le président de l’Assemblée nationale Cavaye Yéguié Djibril.

En effet, il y a quelques jours, face à la montée de la colère dans le Grand Nord, le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie DJIBRIL a instruit les chefs de délégation permanente du comité central du RDPC des trois régions du grand nord d’organiser des séminaires de haut niveau. Lesdites conférences ont été annulées. L’on a appris par la suite que non seulement l'évènement n'avait reçu l'accord du secrétaire général du RDPC, mais a aussi essuyé de vives critiques des cadres, activistes et journalistes du Grand nord.
« Grâce à la mobilisation générale, grâce à notre mobilisation ils ont renoncé à leur soit disant conférence ou états généraux. Mais cela ne doit pas nous distraire car ils sont capables de nous surprendre à tout moment, alors restons mobilisés. Le grand nord a tant souffert, le grand nord a assez crié mais ils ont joué les sourds. Le grand nord a assez pleuré mais personne n'a essuyé ses larmes, au contraire ses enfants les plus vaillants comme Marafa, Iya et Vamoulké sont emprisonnés. Pourtant c'est le grand nord qui fait le roi », nous avait rapporté une source.

Dans son courrier, Jean Nkuete demande à Aladji Abo de « veiller au strict respect des dispositions de l’article 28 al.2 des statuts du parti préconisant toute forme d’association ou de regroupement de organes de base, dont les Délégations Permanentes, Départementales et Régionales du Comité central ».

« Le Chef de la Délégation régionale n’a pas vocation, ni à se substituer à vous, ni à vous convoquer pour toute initiative relative au fonctionnement du parti dans votre région » fait-il remarquer à Aladji Abo.

JEAN_KUETE_ALHADJI_ABBO_CAVAYE_YEGUIE_DJIBRIL

Espionnage - Manipulation - Diffamation: la tête de Cavaye Yeguié Djibril mise à prix

Sous des airs de complot, certains parlementaires semblent avoir opté de faire tomber le président de l’Assemblée nationale. Mais qui sont-ils donc ? C’est la question que tout le monde se pose ces derniers jours.

Assurément ceux qui en mars 2020, ont espéré et qui en mars 2021 ont cru fortement que le moment était venu pour eux d’accéder à la tête de l’Assemblé nationale en lieu et place de Cavaye Yeguié Djibril n’ont pas encore fait le deuil de leurs ambitions. Mal leur en a pris. Le choix de la hiérarchie du Rdpc s’est encore porté sur le président Cavaye Yeguié Djibril. Mais depuis, ces derniers n’ont pas renoncé et ne ratent aucune occasion pour mettre en difficulté le président de l’Assemblée nationale et torpiller son action.

Allant même jusqu’à instaurer une sorte de système de « No rule » où chacun s’accapare une partie des compétences du président de l’Assemblée nationale et l’exerce sans droit ni titre. D’autres lui discutent même sa qualité de chef de chambre et se mettent en concurrence avec lui, recrutant au sein du cabinet du président et dans l’administration parlementaire, des affidés pour en prendre sournoisement le contrôle et contrôler tout le monde.

Ces obligés espionnent tout le monde, rendent compte de tout ce qui se passe, diffusent les informations voulues, manipulent, diffament en fonction des cibles et des intérêts du moment. Manipulation qui va jusqu’au chef de l’institution. Un mécanisme bien roué qui tient aux prébendes qui leurs sont octroyées à travers nomination, prime, etc.

Ce à quoi on assiste ces derniers jours n’est que le résultat de ce système mis en place par un groupe pour prendre le contrôle de l’Assemblée nationale en lieu et place de son chef et le fragiliser avec comme ambition d’accéder à terme aux fonctions de président de l’Assemblée nationale.

En effet, en observant attentivement ce qui se passe aujourd’hui à l’Assemblée nationale et qui défraie la chronique, on est mieux édifié sur l’objectif des acteurs, qui n’est pas de faire tomber le secrétaire général, mais de faire tomber plutôt le président Cavaye Yeguié Djibril. Le secrétaire général n’est qu’un empêcheur d’atteindre rapidement l’objectif de faire tomber le président de la Chambre basse du parlement et de s’installer au sommet de l’Assemblée nationale.

Protégés

Analysons simplement les sujets qui ont été l’objet des conflits ouverts ces derniers temps à l’Assemblée nationale.

Premier sujet

La nomination d’un nouveau agent comptable qui a donné lieu en une dizaine de jours à 3 arrêtés nomi-nant, remettant, enlevant pour finalement nommer celui qui avait été proposé au départ. Qu’est-ce qui peut justifier que 2 questeurs, un vice-président s’intéressent à la nomination d’un agent comptable ayant rang de directeur qui plus est, relève de l’administration ?

Deuxième sujet

L’organigramme du secrétaire général. L’organisation de toute structure doit connai-tre régulièrement des changements pour améliorer les performances de celle-ci. Quel est l’intérêt de bloquer un organigramme pour les questeurs Kamssouloum Abba Kabir et Pauline Be-kono Ebah épouse ndou-mou ? En quoi un organigramme du secrétariat général est gênant pour eux si ce n’est que parce qu’ils ont peur que cela donne lieu à des nominations qui feraient perdre à leurs protégés des postes ?

Pire encore qu’ayant été associé pour émettre leur avis durant 4 mois, qu’ils n’aient rien dit qu’après que 18 membres du bureau sur les 22 aient émis un avis favorable sur l’organigramme querellé, qu’ils manœuvrent pour bloquer son application. Comment réagirons les 18 autres membres du bureau qui à l’écrasante majorité ont approuvé l’organigramme ? Des tensions créées à souhait au sein du bureau et qui risqueraient d’exploser au cours de la session de juin avec comme objectif de montrer que le président de l’Assemblée nationale n’a plus la maîtrise de la situation et n’est plus l’homme de la situation.

Troisième sujet : le comité de programmation des dépenses

Ce comité mettant sous la présidence des questeurs la responsabilité de dire quelle dépense on paie ou qu’on ne paie pas, qu’est-ce qu’on fait, qu’est-ce qu’on ne fait pas ? un cas étrange de gestion des finances publiques où le contrôleur est en même temps l’ordonnateur de fait. Ce comité avait été créé en 2014 pour gérer une situation ponctuelle de la situation de la trésorerie de l’Assemblée nationale et comme tout comité, il est appelé à être dissout.

Mais depuis, devenu un instrument de décision sur la gestion en dérogeant au règlement intérieur de l’Assemblée nationale et aux règles de base de gestion. Le président de l’Assemblée nationale par arrêté y met fin. Mais, indiquent nos sources, le questeur Kams-souloum Abba Kabir, encore lui, monte au créneau et fait annuler cette mesure de retour à l’orthodoxie. Il n’est pas exclu d’y voir une volonté de contrôler les finances de l’Assemblée nationale, de contrôler le nerf de la guerre et par là l’institution, voire de prendre le contrôle du président de l’Assemblée nationale.

Voici le nœud de tout se passe aujourd’hui à l’Assemblée nationale du Cameroun. Rappelons pour la petite histoire que Kamsouloum Abba Kabir n’est pas à son premier « scandale » à l’Assemblée nationale où il est questeur depuis plusieurs législatures.

En 2015 par exemple, les 4 questeurs de l’époque dont Pauline Bekono Ebah épouse ndoumou, Kamssouloum Abba Kabir, njigum Musa du Rdpc et Cyprian Awudu Mbaya du Sdf avaient profité de l’absence du Pan, Cavaye Yeguié Djibril parti en mission en Côte d’ivoire le 27 avril 2015, pour se faire payer 280 millions de Fcfa qui se décomposaient ainsi : 45 millions de Fcfa chacun d’indemnités de suivi et gestion du budget ; 25 millions de Fcfa chacun dans le cadre du 2ème trimestre des mêmes indemnités et 10 millions de Fcfa chacun dans le cadre des indemnités trimestrielles pour leur cabinet.

Cela faisait un total de 280 millions de Fcfa pour 4 questeurs payés en l’absence de l’ordonnateur principal des dépenses à savoir le Pan. La condamnation sans réserve de Cavaye Yeguié Djibril n’a rien pu faire face à cette boulimie. Les temps n’ont pas visiblement changé pour ce baron de l’Assemblée nationale qui se verrait bien au perchoir de la chambre basse du parlement.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter