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General News of Friday, 21 August 2020

Source: www.camerounweb.com

Crise au PCRN: Olivier Atinbop, Cabral Libii et Armand Okol se déchirent

Après une tournée dans le septention faite dans une union sacrée, le PCRN se déchire, déjà. En témoign une uiolente passe d'armes entre les hauts cadres du parti sur facebook comme le rapporte nos confrères de Le quatrième pouvoir.


Très courroucé par une sortie du président du PRCN au sujet d'une affaire foncière, Olivier Atinbop, vice-président du PCRN, a adressé une réponse cinglante à Cabral Libii.

Olivier Atinbop, alias Olson Bao, n'a pas supporté de voir Cabral Libii nommer explicitement M. Raymond Diffo comme dirigeant de l'entreprise SOPROICAM dans une affaire expropriation foncière dans l'Adamaoua.

Cabral Libii a dans sa sortie fait le parallèle avec l'affaire qui défraie la chronique dans la Vallée du Ntem, où l'homme d'affaire Emmanuel Neossi est accusé d'expropriation foncière.

Olson bao, a répliqué en condamnant cette "stigmatisation" dont seraient victimes les Bamiléké selon lui. "Au nom de quoi un Bamiléké ne devrait pas aller au Nord ou ailleurs acheter les terres pour développer son entreprise ? Quel Cameroun voulons-nous réellement bâtir ? Est-ce que ce sont les investisseurs Bamiléké qui sont responsables des lourdeurs administratives inherentes à l'acquisition des espaces d'exploitation fonciers au Cameroun ? ", s'interroge-t-il.

La réponse du secrétaire national à la communication du PCRN ne s'est pas fait attendre. Armand OKOL a qualifié Olivier ATINBOP de "poison sociétal, d'hypocrite, de mesquin et de narcissique".

Lire ci-dessous leurs différentes sorties.

Voici la sortie de Cabral LIBII:

"La Réforme foncière consacrant la propriété coutumière des natifs et la gratuité du titre foncier est une urgence au Cameroun.
Pendant que la vallée du Ntem défraie la chronique, j'ai découvert, à la faveur d'une descente politique dans la commune de Ngan'ha dans le Département de la Vina dans l'Adamaoua, une situation que les locaux qualifient de scandale foncier dans le village Awa.
Une société agricole, SOPROICAM dirigée par M. Raymond DIFFO, tente d'acquérir depuis 7 ans, 2000 hectares pour exploitation agricole. Une contestation portée par l'artiste comédien NANA ISMAILA (Nana Ardot) qui a par ailleurs essuyé un procès pendant 4 ans pour dénonciation mensongère, a abouti à une suspension de la concession par le Ministre des Domaines pour investigations (pièce jointe) depuis 2016.
Malgré cela, rien de concret n'a abouti. L'entreprise occupe toujours les espaces agricoles et de paturage illégalement devant des populations désemparées, et les autorités locales falsifient toujours les conclusions.
Il est encore temps !!!"

Reaction d'Olson Bao:

"Sopriocam n'est pas une entreprise Chinoise, c'est une entreprise Camerounaise fondée par un Bamiléké.
Une entreprise qui opère dans le domaine agro-industriel depuis de nombreuses années.
Une entreprise qui possède des usines de production de savon et d'huile de Soja à Douala.
Une entreprise qui possède de vastes plantations d'avocats, et de mais à l'ouest du pays.
Une entreprise qui emploie de nombreux Camerounais au nord du Pays dans ses plantations de Soja , à Douala dans ses usines ultra-modernes, et à l'ouest dans ses plantations d'avocats.
Une entreprise responsable qui forme des paysans, des Camerounais toute tribu confondue, plus de 20000 paysans formés, dans différents domaines agricoles et industriels.
Sopriocam est une entreprise performante tant au niveau local qu'au niveau international où elle écoule ses nombreux produits Made in Cameroun.
Sopriocam est cette entreprise gérée par un Bamiléké, un excellent gestionnaire, un visionnaire, Mr Diffo Raymond, un fleuron de l'industrie Camerounaise.
Alors chers amis, dites-moi au nom de quoi un Bamiléké ne devrait pas aller au Nord ou ailleurs acheter les terres pour développer son entreprise ? Quel Cameroun voulons-nous réellement bâtir ?
Est-ce que ce sont les investisseurs Bamiléké qui sont responsables des lourdeurs administratives inherentes à l'acquisition des espaces d'exploitation fonciers au Cameroun ?
Est-ce que ce sont les investisseurs Bamiléké qui obligent les autochtones à vendre leurs terres pour des clopets et à venir pleurnicher après comme des bébés lorsque les terres sont mises en exploitation ?
Est-ce que ce sont les investisseurs Bamiléké qui organisent la corruption généralisée dans les services de l'état dans le traitement des affaires foncières ?
Alors arrêtez de vous en prendre aux entreprises des Bamilékés, personne ne vous empêche de créer vos propres entreprises et de les développer.
Oui à la réforme foncière consacrant la propriété coutumière des natifs et oui à la gratuité du titre foncier qui devient une urgence au Cameroun, parce que je suis pour le fédéralisme communautaire et parce que je sais qu'il y a urgence à nous appuyer sur les forces de nos communautés pour développer le Cameroun.
Néanmoins Il y a urgence qu'on arrête très vite cette stigmatisation systématique des entreprises des Bamilékés surtout lorsqu'on ne dispose pas de l'ensemble des éléments du dossier.
On a empêché à personne de devenir entrepreneur.

A bon entendeur !
Olson Bao Le Bulldozer"

Réponse de Okol:

"UN JEUNE BAVARDE MAIS UN SAGE S'EXPRIME.
Le phénomène du repli identitaire devient vraiment prégnant au Cameroun. Le moins qu'on puisse dire c'est que ça craint. La côte d'alerte est à son maximum. Il y'a urgence à agir. Y'a pas une seule minute à perdre.
Le pire c'est qu'en sus de ce poison sociétal s'ajoute l'hypocrisie, la mesquinerie et le narcissisme.
Et c'est là tout le drame. Car les adeptes de ces fléaux qui se passent pour nos partenaires sont d'une dangerosité ineffable.
Ils et elles cheminent avec nous au quotidien (ou du moins font semblant), feignent d'être des nôtres, simulent une adhésion parfaite d'avec les mêmes idéaux que nous, jubilent dès qu'ils sont promus à des positions de responsabilités, mais épient le groupe de jour comme de nuit pour mieux déverser leur bile à la moindre secousse et ce, sans état d'âme.
En se camouflant d'ailleurs très souvent sous le fallacieux prétexte d'une victimisation sélective qui varie selon que ça les enchante ou pas.
Or ce sont les mêmes qui acclament lorsqu'on pilonne les ressortissants d'autres régions considérés comme des privilégiés en terme de représentativité au sein du gouvernement, rajoutent une couche quand on dénonce les quotas des fonctionnaires selon nos aires géographiques, amplifient toute dénonciation allant à l'encontre de l'ordre étatique gouvernant, se réjouissent dès qu'on attribue à son propre groupe ethnique la palme d'or du dynamisme et de la prospérité.
Mais, ne surtout pas trouver à dire de l'attitude d'un compatriote au patronyme à consonance approximativement proche "du village".
Vous aurez alors causé la pire des offenses à toute la communauté, déclenché le plus grand délit d'initié jamais survenu sur cette terre de misère, créé une guerre plus fratricide que celle qui jadis eut lieu en Bosnie Herzegovine.
En vérité ces "individus" sont pires que les passagers clandestins, aussi néfastes et destructeurs que les kamikazes avec pour dénominateur commun la même capacité à se fondre dans le groupe pour mieux saboter, saccager et détruire le projet de l'intérieur.
Un peu comme le font les pyromanes.
Surtout que ce sont très souvent des sujets téléguidés, qui servent de relais aux plans et manœuvres machiavéliques de leurs lobbies.
D'ailleurs ils sont très facilement identifiables.
À peine sont ils aptes à commettre d'ordinaire un texte cohérent, pertinent, digeste, lisible et dénué de coquilles.
Mais comme par enchantement et aussi curieux que cela paraisse, les voilà subitement auteurs de pamphlets d'une amertume au vitriol.
De grâce arrêtez cette comédie, cessez de faire dans la tricherie, sachez que vous êtes longtemps démasqués, donc inutile de continuer à simuler car c'est peine perdue.
Autant un jeune se distingue par sa vitalité et son dynamisme, autant le vieux se démarque par cette exceptionnelle sagesse qui le distingue et le particularise
Cabral Libii n'a pas la science infuse, il est même faillible si l'on veut.
Mais ayons l'humilité de le reconnaître, on ne se lève pas sur un coup de tête pour le pourfendre avec légèreté et surtout de manière puérile.
Car pendant que d'aucuns agissent de manière micro, lui il analyse, manage et préside de façon macro, non pas pour plaire à des groupuscules, mais uniquement et exclusivement pour faire jaillir L'ÉQUITÉ.
Sa devise pourrait donc se résumer en:
NE RIEN DIRE POUR NUIRE, NE RIEN TAIRE POUR PLAIRE.
Ça s'appelle la sagesse.
Le leader du PCRN est un SAGE.
Arrêtez donc les jérémiades lorsqu'un sage a parlé.
Soit on se tait, soit on démissionne.

À bon entendeur... salut !"

Nouvelle réactrionde Olson Bao:

"Je suis en effet qualifié de pion, d'infiltré de traitre depuis mon entrée en politique. D'ailleurs qu'est que le fils d'un membre imminent du RDPC peut bien venir faire dans un parti de l’opposition ? Quand est-ce qu’ils comprendront que la politique n’est pas une affaire de village ou de famille ?
Tout comme Hn. Cabral Libii, futur président du Cameroun, j'ai essuyé moults insultes venant de nos adversaires en manque d'arguments face à nos vérités constantes.
Cette pratique est d'ailleurs connue et bien rodée dans le milieu politique Camerounais, quand ils ne trouvent plus rien à dire alors ils vous qualifient de traitre, de pion, d’infiltré, mais rassurez-vous, cela ne me fait ni chaud, ni froid, je suis déjà habitué et le mental d'acier que tout puissant m'a donné me permet de rester solide comme un roc face à tous ces attaques de caniveaux.
Sur le fond, nous devons soutenir les petits paysans qui souffrent de l'expropriation des fois abusive de leurs terres,
Nous devons condamner les pratiques malsaines de corruption généralisées dans les administrations Camerounaise en matière de traitement des affaires foncières,
Nous devons encourager les entrepreneurs locaux à investir dans les domaines de l'agro-industrie, génératrice d'emploi et de revenu pour les paysans,
Nous devons promouvoir le fédéralisme communautaire afin de donner l'autonomie réelle aux communautés afin qu'ils puissent mieux organiser l'exploitation de leurs ressources.
Nous devons urgemment rendre grauit l'accès au titre foncier au Cameroun
Notre singularité tient à notre diversité et notre unité et la promotion de nos identités culturelles est essentielle dans la démarche que nous vous proposons au PCRN. Si vous m'avez bien compris, alors désormais n'ayez plus peur d'afficher vos appartenances communautaires.
Pour ma part je suis né Bamiléké, je suis fier d'être Bamiléké et je vais mourir Bamiléké et ça soyez en certain, personne ne pourra me retirer cette appartenance.

Olson Bao Le bulldozer"

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