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General News of Saturday, 17 April 2021

Source: cameroonintelligencereport.com

Crise au NOSO: le conflit armé le plus négligé au monde

La nation d'Afrique centrale du Cameroun est mieux connue pour le football, mais son conflit sanglant et sous-signalé mérite notre attention. Le droit des minorités à l'autodétermination est au cœur de la violence qui nuit à la vie de millions de civils non armés.

Le Vatican s'est de plus en plus engagé diplomatiquement, encourageant le gouvernement camerounais à participer à des pourparlers de paix inclusifs, négociés par une tierce partie. Un webinaire, organisé par les libéraux démocrates, le 19 avril de 18 h 30 à 20 h, explore ces questions.

Le Cameroun est dirigé par le président Paul Biya, 88 ans, depuis 1982. Il continue de remporter des élections qu'aucun observateur international ne considère comme libres et équitables, et son pays est classé parmi les plus corrompus et répressifs du monde par Transparency International et Freedom House, respectivement.

En 2016, le régime dominé par la francophonie de Biya a tenté d'imposer des juges et des enseignants francophones aux régions anglophones, représentant 20% de la population. Les manifestations pacifiques anglophones ont été écrasées par ce que les groupes de défense des droits humains impartiaux ont qualifié de force disproportionnée. L'ONU estime que 700 000 civils (sur six millions d'anglophones) ont fui dans la brousse et au-delà. L'UNICEF affirme qu'un million d'enfants ne sont pas scolarisés. Les groupes locaux de la société civile estiment que 5 000 personnes ont été tuées. Pendant ce temps, des centaines de personnalités de l'opposition sont emprisonnées sans procédure régulière.



Des milices armées ont émergé, exigeant un pays souverain appelé «République fédérale d'Ambazonie», et les observateurs des droits estiment que toutes les parties armées se comportent en toute impunité, avec des civils non armés pris au milieu. Les anciennes puissances coloniales, le Royaume-Uni et la France, lancent des appels fades au respect du droit international des droits de l'homme, mais aucun des deux gouvernements ne fera pression sur le Cameroun pour qu'il participe aux pourparlers de paix médiatisés inclusifs proposés par la Suisse et le Vatican. Le cardinal Parolin, l'envoyé papal, s'est rendu au Cameroun en janvier, et les observateurs des droits suggèrent que le pape François est le seul dirigeant mondial à exiger le respect du président Biya.

Le webinaire explorera un échantillon de points de vue sur la voie à suivre. Parmi les orateurs figurent le Dr Chris Fomunyoh du National Democratic Institute de Washington DC et Juliette Paauwe de la Coalition pour la responsabilité de protéger.

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