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General News of Saturday, 7 November 2020

Source: Actu Cameroun

Crise anglophone: une nouvelle enquête annoncée sur les exactions commises sur les civils

L’enquête porte sur les allégations d’exécutions extrajudiciaires apparemment commises par les forces de l’ordre à Mankon dans la ville de Bamenda.

La Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL) vient d’instruire de nouvelles enquêtes concernant la crise anglophone et le drame de Gouache. Un drame de survenu le 29 octobre 2019 à Bafoussam dans la région de l’Ouest.

Sur ce premier sujet, la commission que dirige Mouangue Kobila veut en savoir davantage dans la gestion de cette catastrophe qui a tué 43 personnes. Notamment les cas de certaines victimes qui n’auraient toujours pas été recensées.

La situation des ressortissants de la communauté Mbororo établie dans les régions anglophones préoccupe également la CNDHL. Plusieurs centaines de ses membres auraient été assassinés dans le Nord-ouest et le Sud-ouest par des séparatistes depuis le début de cette crise sociopolitiques en 2016. Sans oublier les maisons brûlées et les extorsions de fonds. Cette question a été abordée le 28 octobre dernier par les membres de la Commission réunis au siège de l’organe à Yaoundé.

L’armée suspectée


La troisième enquête porte sur les allégations d’exécutions extrajudiciaires « prétendument » commises par les forces de l’ordre à Mankon dans la ville de Bamenda. C’est le chef-lieu de la région du Nord-ouest.

L’armée est suspectée par une coalition d’organismes de la société civile d’avoir exécuté le nommé Fuh Augustine, âgé de 49 ans. L’originaire de Bafut et résidant au lieu-dit Last pole, Ngomgham, Mankon, aurait été tué le 19 février 2020, par un militaire dans l’enceinte du Saint Mary Catholic Hospital de Mankon, à Bamenda.Alors qu’il y conduisait un blessé par balle pour y subir des soins.
Les autorités camerounaises ne badinent pas avec la discipline militaire. Le président Paul Biya s’est toujours montré ferme vis-à-vis des bavures établies de l’armée ou des forces de maintien de l’ordre.

Ce fut le cas dans l’affaire Ngarbuh où une enquête prescrite par le chef de l’Etat a conclu à l’implication des soldats dans la tuerie de civils dans cette localité du Nord-ouest : « La protection des droits de l’Homme est une cause noble et sérieuse qui doit être défendue avec vigilance et fermeté, mais aussi avec sérénité et discernement, sans être polluée par des motivations politiques qui ne peuvent que l’affaiblir?». Avait déclaré le Secrétaire général de la Présidence de la République dans un communiqué rendu public le 21 avril 2020.

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