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General News of Sunday, 20 December 2020

Source: aa.com.tr

Crise anglophone: les chefs traditionnels, les bouc-émissaires des sécessionnistes

Des séparatistes ont kidnappé des chefs tribaux dans les régions anglophones du Cameroun, avec au moins deux morts, ont rapporté lundi des sources locales.

"Les séparatistes ont attaqué la ville de Buea ce week-end et ont enlevé les chefs des points milliaires 14, 15 et 16", a déclaré Bernard Okalia Bilai, gouverneur de la région du Sud-Ouest à l'agence Anadolu.

«Nous avons appris que les chefs du point milliaire 14 et du point milliaire 15 sont morts [...] alors que le chef du point milliaire 16 serait toujours en vie», a déclaré Bilai, ajoutant que les autorités avaient récupéré les cadavres du chef du point milliaire 14 le Dimanche après sa mort aux mains de ses ravisseurs.

Dans la région du Nord-Ouest, autre zone en proie au conflit depuis 2016, le fon, chef local, du peuple babanki a également été kidnappé samedi par un autre groupe, selon le gouverneur de la région, Adolphe Lele Lafrique.

<< Ces enlèvements de chefs traditionnels, qui ont lieu après les élections régionales du 6 décembre, sont la conséquence logique de leur engagement politique. C'est la preuve que les séparatistes sont résolus à donner suite à leurs menaces, notamment en terrorisant ceux qui ont participé à ces élections », a déclaré le colonel à la retraite Alfred Fuller à l'agence Anadolu.

L'opposition camerounaise et les groupes séparatistes ont appelé au boycott des élections.

Les combattants séparatistes ont attaqué des écoles, kidnappé et agressé des centaines d'étudiants, d'enseignants, de dirigeants traditionnels et de représentants du gouvernement pour ne pas avoir répondu à leurs demandes.

Le pays d'Afrique centrale est marqué par des manifestations et des violences depuis 2016, les habitants des régions anglophones se disant marginalisés depuis des décennies par le gouvernement central et la majorité francophone.

Ils appellent à l'indépendance ou au retour dans un État fédéral.

La violence dans les régions anglophones au cours des trois dernières années a fait environ 3 000 morts et provoqué le déplacement de plus de 730 000 civils, selon Human Rights Watch.

En juin, le Norwegian Refugee Council (NRC) a déclaré que le Cameroun était en tête de liste des crises les plus négligées de la planète en 2019 pour la deuxième année consécutive.

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