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General News of Thursday, 16 July 2020

Source: Actu Cameroun

Crise anglophone : le Sud-ouest s’enfonce


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Le rythme des enlèvements enregistrés ces derniers temps dans la région du Sud-ouest laisse croire que les séparatistes, acculés dans le Nord-ouest, ont déplacé leur champ d’opération.

Aux dernières nouvelles, ce sont 12 civils qui ont été enlevés dans le Sud-Ouest Une dizaine d’entre eux ont été kidnappés dans la localité d’Alou. dans le département du Lebialem. Cet enlèvement collectif n’a pas été revendiqué jusqu’ici Mais l’on sait que le département du Lebialem est une zone particulièrement minée par les groupes armes.

Le déploiement des forces de l’Ordre et de sécurité y est très difficile à cause du relief très difficile et d’une absence criarde des infrastructures routières. Le second enlèvement de cers derniers jours s’est produit dans la localité de Nguti, le département voisin du Koupé Manengouba. Des sources locales font état de deux agents communaux enlevés pendant qu’ils aménageaient des locaux pour la tenue du prochain conseil municipal de leur commune. Cela faisait plusieurs mois que les populations du Sud-ouest n’étaient plus terrorisées par les nouvelles des enlèvements dans leur région.

Il faut rappeler que le 7 juillet 2020, quelques cinq personnes ont été Kidnappées à Muyuka dans la même région, alors qu elles se rendaient dans la même ville de Kumba. Les mêmes informations attribuaient cet enlèvement collectif aux sécessionnistes de la fameuse république de I’ « ambazonie » qui livrent la guerre armée et acharnée aux forces de défense et de sécurité du Cameroun, depuis bientôt quatre ans. A ce jour on est sans nouvelle de ces fonctionnaires

Les actions de ce type et autres violences attribués aux « amba boy », comme on les nomme, sont d’ailleurs le quotidien des populations du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun depuis 2016, début de cette sale guerre. Mais cette opération presque hardie des sécessionnistes intervient dans un contexte particulier.

Au moment où la mission de reconstruction vient de boucler une tournée dans la région. Au moment où les premiers contacts entre les sécessionnistes et le pouvoir donnent une lueur d’espoir. Au moment où l’Onu recommande à tous les belligérants d’observer une accalmie en ces temps de coronavirus.

Il y a quelques semaines pourtant, une vaste opération de l’armée dans la région du Nord-ouest a infligé de lourdes pertes dans les camps de ces sécessionnistes : une centaine d’armes saisie ainsi que des motos, des canons fabriqués localement, des engins explosifs improvisés, de la poudre à canon, des plaques solaires, des groupes électrogènes, du chanvre indiens. Au bilan, plus d’une dizaine de bases des séparatistes ainsi que des usines de fabrications d’armes locales ont été détruites, selon l’armée. A en croire le colonel Matiang Charles Alain, commandant du 51e BRIM, chef de cette mission, il s’agissait de la suite des offensives menées à Bafut, Bali, widikum, et qui a permis de «nettoyer pendant sept jours les foyers sécessionnistes des bases terroristes, de rechercher et interpeller et si possible neutraliser les terroristes Ambazomens et leurs chefs, de saisir tous les matériels dont ils se servent pour terroriser la population et mettre la vie des forces de sécurité et de défense en danger». Manifestement, le Sud-ouest vient de prendre le relai du Nord-ouest dans la recrudescence des actes terroristes, notamment les enlèvements en masse.

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