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General News of Friday, 19 March 2021

Source: Actu Cameroun

Crise anglophone: à la quête d’une solution finale et durable

Le Cardinal Christian Tumi, le révérend pasteur Babila George Fochang, l’imam Tukur Mohammed Adamu et le chef Imam Alhadji Mohammed Aboubakar avaient fait une proposition citoyenne et républicaine. Sans arrières pensées politiciennes, ni agenda secret.



Dans une mise au point du cardinal Christian Tumi diffusée sur Equinoxe Télévision dans la soirée du lundi 30 juillet 2018, l’archevêque émérite de Douala précise avoir fait avec ses confrères «une proposition» sans arrières pensées politiciennes et que s’agissant des personnes, arrêtées et détenues dans le cadre de la crise anglophone, il a souligné que ses confrères et lui sont «favorables pour que ces personnes soient libérées tant que c’est légalement possible». Le président avait ordonné en août 2017 l’arrêt des poursuites des leaders et activistes anglophones et de certaines autres personnes interpellées en relation avec les évènements dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest.

Libération sélective des leaders

Ceci en application de l’article 13 alinéa 4 du nouveau code de justice militaire qui dispose que : «sur prescription du président de la République, le ministre chargé de la justice militaire peut arrêter à tout moment, avant le prononcé du jugement, toute poursuite pénale devant le tribunal militaire». C’est ainsi l’avocat Nkongho Agbor Bala et l’universitaire Fontem Neba avaient été libérés. Ainsi que l’avocat général Paul Ayah Abine qui avait été mis en retraite alors qu’il était en détention sans aucune inculpation depuis sept mois dans une cellule du Secrétariat d’Etat à la défense. Une cinquantaine de personnes avait bénéficié de cette décision. Des critiques avaient été formulées sur l’application de cette mesure. Beaucoup de personnes arrêtées dans le cadre de cette crise n’avaient pas été libérées.

Le profil des participants est connu : «la participation à la conférence sera ouverte et limitée à tous les citoyens camerounais vivant au Cameroun ou à l’étranger qui rentrent dans l’une des deux catégories suivantes: Ceux dont les origines ancestrales sont entre un des treize départements du territoire qui constituent aujourd’hui les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest du Cameroun ou ceux dont les parents ou grand parents, sans avoir leurs origines ancestrales dans l’un des treize départements du territoire qui constituent aujourd’hui les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest sont établis de façon permanente, dans ce territoire depuis le premier octobre 1961»

Des acteurs historiques

Les auteurs du communiqué appellent le peuple du Nord-ouest du Sud-ouest vivant au pays et à l’étranger à «faire les sacrifices nécessaires, pour prendre , part massivement à la conférence générale anglophone et ainsi contribuer directement à notre recherche collective pour une solution finale, durable et satisfaisante au problème anglophone et à la crise anglophone au Cameroun» Ils ont désigné le Dr Simon Munzu comme porte-parole, conseiller du collège des organisateurs et coordinateur du comité d’organisation de la conférence. Le Dr Simon Munzu avait été au coeur des travaux et avait porté les revendications de l’AII Anglophone Conference cette année-là, avec le Pr Carlson Anyangwe, Barrister Sam Ekontang Elad et Benjamin Itoe.

Ces quatre personnalités qui sont des acteurs historiques avaient convenu de la rencontre de Buea de 1993. Simon Munzu, Carlson Anyangwe et Barrister Sam Ekontang Elad avaient préparé et défendu sn vain le projet de Constitution fédérale devant la commission de révision de la. constitution présidée par le Pr Joseph Owona. Commission qui avait fonctionné entre le 17 mai et le 12 juinl993. Sans tenir compte du projet de constitution fédérale. L’AII anglophone conférence (Aac) des 2 et 3 avril 1993 avait adopté la position de la communauté anglophone par rapport au «grand débat national» sur la révision constitutionnelle.

Le principe de la Tripartite

Le principe de la réforme constitutionnelle avait été arrêté lors de la Conférence Tripartite d’octobre à novembre 1991. Ce fut aussi l’occasion de dénoncer les frustrations et la marginalisation dont sont victimes les ressortissants des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Les 5000 •participants s’étaient également prononcés pour le retour au fédéralisme tel que prévu par la Constitution de 1961. Une fédération à deux États. Les deux anciens vice-présidents de la République Fédérale du Cameroun John Ngu Foncha et Solomon Tandeng Muna avaient participé à l’AAC de 93, Une autre AAC s’était, déroulée. à Bamenda du 29 avril au 2 mai 1994.

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