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General News of Friday, 4 September 2020

Source: Cameroon Info

Crise anglophone: la Commission Nationale des Droits de l’homme interpelle les séparatistes

Le président par intérim de la CNDHL, le Pr James Mouangue Kobila, et les membres de l’Institution nationale de protection et de promotion des droits de l’homme invitent également le gouvernement à renforcer le dispositif sécuritaire sur toute l’étendue du territoire.
le contexte sociopolitique et sécuritaire du pays, marqué par la recrudescence de l'assassinat de civils dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l'explosion des bombes de fabrication artisanale dans certaines villes du pays, la résurgence des attaques terroristes de Boko Haram à l'Extrême-Nord ainsi que les prises d'otages avec demande de rançons dans les régions de l'Adamaoua et du Nord, préoccupe la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés.

Au cours d’une réunion mensuelle tenue le 26 aout 2020 à Yaoundé, les membres de la CNDHL ont constaté pour le regretter que ces actes de violence ont entraîné la violation «d'importants droits fondamentaux, notamment le droit à la vie, le droit à l'éducation, le droit à la santé, le droit à un procès équitable, la liberté d'opinion, la liberté de réunion, la liberté d'aller et venir et la liberté d'expression», informe le quotidien Le Messager dans son édition du 3 septembre 2020.

Ils ont condamné ces graves violations des droits de l'Homme et, particulièrement, les actes terroristes commis aussi bien par Boko Haram à l'Extrême-Nord que par les sécessionnistes armés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

L’Institution nationale de protection et de promotion des droits de l’homme, qui prône un retour à la paix dans les régions anglophones, a invité les groupes armés qui sévissent dans ces régions à «mettre un terme aux souffrances qu'ils infligent aux populations qu'ils prétendent défendre, qu'ils déposent les armes et saisissent la main tendue des pouvoirs publics et qu'ils intègrent les Centres de démobilisation, de désarmement et de réinsertion sociale pour que la paix revienne définitivement dans ces deux régions».

La Commission a également recommandé aux autorités de «renforcer le dispositif sécuritaire sur toute l'étendue du territoire, principalement dans les régions concernées, afin de protéger davantage les populations et leurs biens».

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