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General News of Thursday, 3 June 2021

Source: La Nouvelle Expression n°5477

Crise anglophone: il y a un an le journaliste Wazizi mourait entre les mains de l’armée

Le journaliste Samuel Wazizi Le journaliste Samuel Wazizi

C’est le 2 juin 2020 qu’Equinoxe télévision annonçait en exclusivité la mort du journaliste, Samuel Wazizi, interpellé à Buea et gardé au secret depuis un an. Malgré la promesse du gouvernement camerounais, son corps n’a toujours pas été restitué à sa famille. Et aucune enquête n’a abouti, malgré le ramdam que la terrible nouvelle avait provoqué au plan national et international.
Détenu dans un lieu inconnu depuis le 02 août 2019, le journaliste Samuel Wazizi n’avait toujours pas été présenté devant une juridiction compétente pour répondre des faits de terrorisme.

Sans ses nouvelles depuis son arrestation, sa famille et ses avocats redoutaient que le journaliste ait été torturé à mort. La nouvelle avait été annoncée en exclusivité le 2 juin 2020 par Equinoxe télévision. Des soupçons de complicité avec les sécessionnistes pesaient sur lui pour avoir diffusé des messages propagandistes dans une émission qu’il animait en langue pidgin sur la chaîne locale ‘«Chilien Music TV», émettant dans la région du Sud-ouest. Le journaliste avait toujours clamé son innocence, arguant n’avoir eu aucun lien avec des séparatistes.



«C’est soit Wazizi est mort, ou alors, il a été torturé au point de pas être présentable devant un tribunal». Le président du collectif des avocats de la défense, Maître Emmanuel Nkea qui s’exprimait ainsi, déplorait la violation de la loi dans la procédure d’interpellation et de garde à vue en vigueur au Cameroun. Dans leur tentative de localiser le lieu de détention de Samuel wazizi, un de ses avocats, Me Due Yongah Ewoule, avait saisi le commissariat de police de Munya qui avait interpelé le journaliste.

D’après les informations reçues, le journaliste était enlevé par des éléments du 31e bataillon d’infanterie motorisée pour une direction inconnue. «Nous avons demandé à un militaire que nous voulions rencontrer le commandant du 31e Bim, en nous y conduisant, sur 20 mètres, un autre militaire surgit et nous fait savoir que les avocats et les journaliste sont interdits d’accès à l’enceinte du Bim», précisait l’avocat quand la nouvelle avait, été ébruitée.


Entre vice de forme dénoncé, des formalités judiciaires et la violation flagrante du code de procédure pénale, Emmanuel Nkea avait introduit un 2e «habeas corpus» au tribunal de grande instance du Fako dans l’espoir de voir enfin leur client’ présenté à un juge. Peine perdue !

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