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xxxxxxxxxxx of Friday, 30 October 2020

Source: actucameroun.com

Crise anglophone: des condamnations sans effets

Depuis le meurtre de 8 enfants dans une école à Kumba, les messages de condamnation fusent de toutes parts, des marches de protestation ont gagné les rues, mais les armes continuent de tonner sur le terrain.

Le samedi 24 octobre, huit enfants sont massacrés en plein salle de classe par des individus armés appartenant à la mouvance sécessionniste. Selon des témoignages, ils ont ouvert le feu sur plusieurs élèves dans une rage indicible. Faisant un véritable carnage avant de disparaître aussi mystérieusement qu’ils sont arrivés. Derrière eux, des corps sans vie, des blessés, du sang, des larmes, et de l’horreur.

Les premières images de ce massacre n’ont pas tardé à circuler ‘ sur les réseaux sociaux, entraînant avec-elles, un flot d’indignations comme on en n’a rarement observé,, depuis bientôt quatre ans que dure ce conflit en zone anglophone. Des hommes politiques de tous bords, des Ong, des artistes, des citoyens ordinaires, avec souvent les mêmes interrogations : qui peut être aussi fou pour ouvrir le feu sur d’innocents enfants ? Au nom de quelle cause ? Jusqu’où va-t-on pousser l’horreur ? Questions pour la plupart sans réponse.

Ce biian provisoire pourra s’alourdir au regard de l’état critique de certains blessés. Les 8 morts viennent ainsi s’ajouter à la longue listes de civils et de militaires assassinés par des terroristes. En attendant les résultats de l’enquête, ordonnée par le chef de l’Etat, pour faire la lumière sur cet odieux massacre, les langues commencent à se délier. Pour certaines, il s’agirait d’un règlement de compte entre différents groupes séparatistes. Pas plus tard qu’hier, se tenait dans les rues de Buea, chef-lieu de région, une marche d’indignation des femmes.

Avant Buea, c’était Bafoussam et Bamenda. A Yaoundé, réunies autour de la ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena Ondoua, les femmes de toutes les couches sociales ont marqué leur désarroi face aux atrocités dont elles et leurs enfants sont victimes. Dans un élan de cœurs, les femmes en grande majorité ont exprimé leur ras-le-bol et appelé à une fin des hostilités, et aux exactions des séparatistes « ambazoniens », dans les deux régions anglophones.


A la vérité, ce n’est pas la première fois qu’on observe cette espèce de bal masqué autour de la crise anglophone. Des appels à l’arrêt et condamnations à tout vent des chancelleries internationales qui font pourtant la sourde oreilleaux appels à l’extradition des commanditaires des meurtres, des sénateurs, députés et acteurs de la société civile.

A chaque crime, les voix se sont toujours élevées pour appeler à la collaboration des populations avec les forces de l’ordre et de sécurité, déployées dans ces régions pour mettre un terme à des>exactions. Mais rien ! La guerre se poursuit lamentablement avec son lot de conséquences, de meurtres, de destructions des édifices publics, de massacres,etc. Il suffira de deux semâmes au maximum pour que les évènements de Kumba soient rangés aux oubliettes, ayant qu’un nouveau massacre ne vienne rappeler les horreurs de cette sale guerre.

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