Vous-êtes ici: AccueilInfos2020 11 11Article 555382

General News of Wednesday, 11 November 2020

Source: Actu Cameroun

Crise anglophone: conseil de guerre à Kumba

Le 9 novembre 2020, sur ordre du chef de l’Etat, Joseph Beti Assomo le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense à la tête d’une mission conjointe du haut commandement militaire et de chefs de corps de sécurité, s’est rendu dans la Région du Sud-Ouest, question de faire le point sur les opérations de maintien et de rétablissement de l’ordre, ainsi que de protection des populations et de leurs biens.

La réaction du gouvernement a été prompte et surtout, à la hauteur des attentes des populations. Après l’attaque criminelle de groupe terroriste, qui a ôté la vie à sept enfants, élèves du Mother Francisca International Bilingual Academy de Kumba dans la Région du Sud-Ouest, le 24 octobre 2020, le ministre de l’Administration territoriale s’y est rendu. Paul Atanga Nji est allé remettre l’appui spécial du couple présidentiel aux différentes familles endeuillées, pour des obsèques dignes.



Puis, le lundi 9 novembre 2020, toujours sur ordre du président de la République, chef suprême des Forces armées, Joseph Beti Assomo cette fois, le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense a conduit une importante mission conjointe du haut commandement militaire et de chefs de corps de sécurité à Buea chef-lieu de la Région du Sud-Ouest et Kumba. Il a été question, affirment les sources militaires ayant pris part aux concertations à huis-clos, «de faire le point des opérations de maintien et de rétablissement de l’ordre, ainsi que de protection des populations et de leurs biens dans la Régions du Sud-Ouest ».



Le Mindef a rassuré aussi bien les parents et amis des enfants assassinés, quant à la détermination des Forces de sécurité et de défense à traquer sans relâche les auteurs de ce crime crapuleux jusqu’à leur dernier retranchement. Des criminels sans foi ni loi qui seront traduits devant les instances judiciaires compétentes de la République, a rassuré le Mindef, d’un ton ferme, le point serré.



D’ailleurs, on y apprend, toujours des milieux de la défense, que la traque lancée aussitôt après le massacre de jeunes innocents du Mother Francisca International Bilingual Academy de Kumba a déjà permis d’appréhender trois des neuf assaillants. Leur exploitation va permettre de mettre dans les meilleurs délais, la main sur leurs complices assassins qui sont toujours en cabale. Mais, pas pour longtemps.

Preuve que le gouvernement n’entend pas laisser impuni ce massacre en raison duquel d’ailleurs le président de la République, Paul Biya, commandant en chef des Forces armées a signé un décret le 28 octobre, déclarant le samedi 31 octobre 2020 «Journée de deuil national ». A cela, le Mindef Joseph Beti Assomo a présidé, en présence des autorités militaires, la cérémonie dans la cour de la brigade du quartier général à Yaoundé, où le drapeau national était en berne.


Revendications

Parti sur de simples revendications d’un groupe d’avocats d’obédience anglophone, qui réclamaient la traduction dans leur langue de travail des textes Ohada et du code de procédure pénal, ces exigences formulées par les hommes en toge noire se sont, depuis environ cinq ans, muées en crise sociopolitique.

Pire, dans les deux régions anglophones, notamment le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, des bandes armées sécessionnistes sèment la terreur. Des gangs procèdent aux pillages des biens de paisibles populations, aux enlèvements des civils et des autorités traditionnelles et religieuses, sans oublier les tueries horribles et la mise à sac des écoles, des hôpitaux et autres édifices publics.

En mendiant de la paix, Paul Biya a mainte fois lancé des appels au calme. Le président de la République a mis sur pied une batterie de mesures devant permettre un retour rapide à la paix. Un recrutement spécial de diplômés anglophones a été organisé à l’Ecole nationale d’administration et de magistrature, les textes Ohada ont été traduits en anglais, une commission de bilinguisme a été créée et dirigée par l’ancien Premier ministre originaire du Sud-Ouest Peter Mafany Musongue, des centaines de prisonniers de la crise anglophone ont été graciés, une commission de mobilisation et de réintégration des ex combattants a vu le jour.

A ces dispositions salutaires, une concertation inclusive appelée «Grand dialogue national » s’est tenue à Yaoundé, du 30 septembre au 4 octobre

2019. Réunion regroupant toutes les obédiences sociologiques du Cameroun, au terme de laquelle le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ont bénéficié d’un statut spécial. Mais, les bandes sécessionnistes ne désarment pas. Bien au contraire. Dans un récent message à la nation, le président de la République face à l‘entêtement de ces terroristes, a donc fort précisé que « Si l’appel à déposer les armes que j’ai lancé aux entrepreneurs de guerre reste sans réponse, les Forces de défense et de sécurité recevront l‘instruction de les neutraliser. Je suis bien conscient en effet de la désolation que ces insurgés infligent aux populations de ces régions. Cette situation ne peut plus durer ».

En attendant, la ville de Kumba se remet de ses émotions. La vie a repris son cours normal. Les forces de défense veillent.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter