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General News of Monday, 29 June 2020

Source: Emergence n°1704

Crise anglophone : 'Paul Biya ne cédera point à la pression'


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Mindja Zam Georges, conseiller Municipal de la Mairie de Bertoua 2ème.
« Au Cameroun, depuis plus de trois ans, la situation est préoccupante, notamment dans le NOSO, avec la crise sociopolitique qui y sévit. Cette crise a révélé de manière criarde, les dissensions, tant au sein de l’opinion nationale, qu’au sein de la communauté internationale.

Parlant de la communauté internationale, nous reconnaissons qu’elle semble avoir un intérêt pour les libertés fondamentales. Mais, avec le souvenir des interventions militaires en Afrique, nous sommes en droit de constater que ces interventions occidentales sur notre continent, étaient loin de se limiter aux seules motivations humanitaires.

Pour ce faire, est-ce nécessaire que cette communauté internationale s’immisce dans notre conflit interne et apporte des solutions, ou mieux encore, devrait imposer à nos dirigeants camerounais, un cessez-le-feu, alors que nous observons que ce sont des terroristes qui veulent semer la pagaille dans le NOSO ?



Nous sommes sans ignorer que la résolution des crises africaines par la communauté internationale s’inscrit dans la logique d’infantilisation des chefs d’États africains. Ainsi, le continent africain reste depuis les indépendances le principal cadre d’ingérence de cette communauté internationale, surtout que celle-ci pense que nos forces locales ne sont pas aptes à défendre les populations, et ce avec l’appui de certains des leaders politiques d’opposition locaux.

Pour ce qui est de la crise qui sévit dans notre pays, conflit entre les forces armées nationales et des groupes de terroristes, qui a fait plusieurs victimes depuis le déclenchement de la phase armée, le chef de l’État et son Gouvernement n’ont pas hésité à s’engager dans la résolution de cette crise, à travers des actes forts. Malgré cela, la communauté internationale a tenté plusieurs stratagèmes à imposer aux autorités camerounaises un cessez-le-feu à ce conflit devenu économico- politique.

Mais, connaissant notre Président de la République, en fin stratège politique, qui a toujours su déjouer tous les pronostics, un Président de la République d’une influence incontestable dans le monde, sa rigueur sur tous les plans et son prestige international, Président de la République qui n’a jamais œuvré dans le populisme, nous sommes très certain, qu’il ne cédera point à la pression, de n’importe quel côté qu’elle vienne. D’ailleurs, nous n’ignorons pas qu’il a souvent agi selon son intime conscience, pour préserver la paix et l’unité nationale.

S’agissant de la fin de ce conflit, ne dit-on pas vulgairement que : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finira par se lever ». Cet adage voudrait nous rappeler que tout a une fin. Nous avons bon espoir que cette crise sociopolitique prendra bientôt fin.



Nonobstant tous les rapports contre le Cameroun au sujet de cette crise sociopolitique, d’aucuns trouvent que notre pays est négligé par la communauté internationale et que « l’homme lion » est imperturbable.

À cet effet, rappelons-nous les paroles du Premier Ministre français, François Fillon, le 21 mai 2009 à Yaoundé qui disait: » Notre but, c’est d’aider l’Afrique à bâtir son propre système de sécurité collective.

La voie de l’avenir, c’est donc une véritable africanisation du règlement des conflits ».

Tenant compte de ce qui précède, le Cameroun supporte mal l’idée que sa sécurité puisse se décider ailleurs. De plus en plus, le chef de l’État cherche des solutions politiques camerounaises et non des solutions politiques imaginées ailleurs et imposées au Cameroun. Pour nous, ce sont des solutions politiques qui s’imposent naturellement, car elles sont adaptées à notre environnement et notre culture. Toutes les solutions sont spécifiques à chaque situation.

Au-delà du fait que la-communauté internationale éprouve les plus grandes difficultés à assumer la sécurité à travers le monde et à l’origine de cette impuissance, les dissensions entre les États membres, qui ont du mal à adopter une attitude commune face aux crises, nous devons reconnaître que le Président de la République et son Gouvernement font beaucoup d’efforts pour mettre fin à cette crise sociopolitique du NOSO, qui semble perdurer.

La communauté internationale doit revoir ses méthodes et sa philosophie, tandis que tous les camerounais doivent accompagner le Président de la République et son Gouvernement à œuvrer dans la recherche de la paix et de l’unité nationale ».

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