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Actualités Régionales of Tuesday, 16 February 2021

Source: mondeactuel.net

Crise anglophone: Bamenda, ville meurtrie !

Depuis fin 2016, année marquant le début des exactions terroristes dans la partie anglophone, ce chef-lieu de la région du Nord-Ouest s’apparente par endroit à un champ de ruine. D’un part, les mouvements rebelles sèment la terreur, d’autre part les forces de Défense et de sécurité s’efforcent à rétablir de l’ordre.

Les populations du Nord-Ouest ont perdu le sommeil depuis bientôt cinq ans. Bamenda, la plus grande ville du Cameroun anglophone est l’épicentre du mouvement de contestation des milices ambazoniennes. Samedi 30 janvier, le forces de sécurité ont repoussé l’attaque terroriste.

En effet, un 4×4 Land cruiser blindé aux couleurs de la police camerounaise roule sur l’axe Bali-Bamenda lorsqu’un engin explosif improvisé stoppe net sa progression. L’attaque porte la marque des milices ambazoniennes.

« Le choc de l’explosion m’a fait perdre connaissance, raconte l’un des rescapés. Nous avons ensuite été la cible d’un tir de lance-roquette. Heureusement pour nous, la déflagra tion nous avait tous projetés à l’extérieur du véhicule. »

Tirs nourris

Pris par surprise et essuyant les tirs nourris de kalachnikovs, les policiers camerounais se replient en brousse. Ils sont une dizaine et vont parcourir huit kilomètres à pied, désarmés et poursuivis par leurs assaillants. Il est près de 15h ce samedi 30 janvier lorsqu’ils arrivent enfin à l’entrée de Bamenda et y trouvent du renfort. L’attaque a été filmée. Elle sera diffusée sur la toile quelques heures plus tard.

On entendra des assaillants proférer des injures à la fois en anglais et pidgin, mais l’attaque sera repoussée par les forces de l’ordre camerounaises. A en croire les Ambaboys, ils ont agi en représailles à la mort quelques jours plus tôt de deux de leurs acolytes.

Invasion des milices armées

De l’avis des habitants, les Ambazoniens sont partout. Ils ne s’avouent pas vaincus. Miliciens et généraux autoproclamés ont essaimé dans les collines verdoyantes et la menace est loin d’être terminée.

Selon un décompte fait les médias camerounais, près d’une cinquantaine de personnes ont été tuées depuis le début de l’année 2021 : au moins 12 soldats, une quinzaine de séparatistes et autant de civils. Néanmoins, les autorités camerounaises affichent un certain optimisme.

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