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General News of Thursday, 27 August 2020

Source: Cameroon Info

Crise Anglophone: sortie fracassante des 'Mères de la Nation' contre le régime Biya

Le collectif qui regroupe des femmes leaders de parti politique, de la société civile et des activistes, appelle les deux parties à privilégier la voie du dialogue pour résoudre le conflit armé dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.
La décapitation brutale et filmée de Comfort Tumasang par des combattants séparatistes, dans la région du Sud-Ouest, et l’assassinat de Christopher Tanjoh, travailleur humanitaire, dans le Nord-Ouest, sont, entre autres, les derniers faits qui ont ravivé la colère des «Mères de la Nations».

Réunies autour d’Edith Kah Walla (présidente du CPP), les Mères de la Nations, parmi lesquelles Me Alice Nkom, Charlotte Tchakounté, Michèle Ndoki et bien d’autres femmes victimes de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, ont fait une déclaration à l’endroit des pouvoirs publics camerounais, de même qu’à l’endroit des groupes séparatistes le 21 août 2020. «A l’endroit des groupes armés tant séparatistes que gouvernemental du NOSO, il est question d’appeler à déposer les armes du moment où les pouvoirs publics consentent à ouvrir un véritable dialogue en vue de la résolution de la crise», renseigne le quotidien Le Messager édition du 27 août 2020.

Des femmes qui ont clairement affiché leur refus de «vivre dans la terreur; la terreur des forces armées gouvernementales et la terreur des forces armées séparatistes». «Depuis 2017, nous avons supplié le gouvernement du Cameroun de résoudre cette crise par le dialogue et la résolution honnête des questions soulevées par la communauté anglophone; nous avons averti le gouvernement que la violence portée sur ceux qui n’étaient, au début des revendications corporatistes, que des manifestants pacifiques, conduirait à la radicalisation et au type de violence que nous vivons aujourd’hui», lancent-elles. Aujourd’hui, elles déplorent une situation «insupportable».

Outre la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, elles ont également abordé la situation dans la région de l’Extrême-Nord où «depuis le début de l’année 2020, Boko Haram a augmenté la fréquence de ses attaques contre les populations de l’Extrême- Nord, 84 personnes ont été tuées dans la ville de Nguetchewe par les kamikazes de Boko Haram le 1er août dernier», peut-on lire.

Comme proposition de solution, «depuis 2013, des recommandations répétées ont été faites au gouvernement du Cameroun sur la nécessité d’une approche globale de la lutte contre Boko Haram qui s’attaque aux causes profondes de la pauvreté, de la marginalisation et du manque d’accès aux ressources de base», soutiennent-elles.

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