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General News of Thursday, 23 April 2020

Source: camerounactuel.com

Cris de détresse de 130 camerounais bloqués à Dubaï : ' on souffre, à l'aide!'

Financièrement à bout, les compatriotes séjournant aux Émirats sont bloqués depuis plus d’un mois.
«On souffre». Ce n’est pas la diatribe de grand Barack contre Eneo. Mais le cri de détresse des compatriotes qui séjournent à Dubai, aux Émirats Arabes Unis depuis, plus d’un mois. Interdits de retourner au bercail à la suite des 13 mesures gouvernementales, dont celle relative à la fermeture des frontières pour éviter la propagation du Covid-19, les commerçants camerounais qui se trouvent à Dubaï triment et trinquent. Ils sont 130 compatriotes, essentiellement des opérateurs économiques, partis faire leurs affaires. «Je suis venu le 16 mars à Dubaï pour mon commerce, pour rentrer le 18 mars.

Malheureusement, le 17 mars, le premier ministre a annoncé les 13 mesures du gouvernement, notamment celle liée à la fermeture des frontières, qui devait prendre effet le même jour. Et la compagnie Ethiopian Airlines ici à Dubaï a refusé d’embarquer les passagers du 17 mars pour le Cameroun. Notre calvaire a commencé depuis ce jour-là», raconte un compatriote.

Dans la foulée, ils sont rentrés en contact avec les services du consulat général du Cameroun à Dubaï pour se faire enregistrer le 19 mars, tel que l’a demandé le communiqué du Premier ministre. Malgré les assurances des services consulaires, cette démarche ne portera ses premiers fruits que deux semaines plus tard.

Certains compatriotes, ont été conviés à passer au consulat pour recevoir 300 dirhams, ce qui équivaut à 50.000 FCfa, en guise d’appui. Une somme dérisoire, à en croire certains. Surtout, si l’on en juge aux dépenses imprévues et supplémentaires imposées par leur séjour, notamment l’hébergement, la restauration.

«Je paye actuellement 20.000 Fcfa par jour ma chambre. Et ce, depuis le 18 mars jusqu’à maintenant, vous imaginez un peu ce que cela représente», détaille une confinée.

Et pour ne rien arranger à cette situation, les hôteliers menacent de fermer, faute des clients. Toute chose qui crée un énorme manque à gagner pour ces établissements qui tournent pratiquement en pertes. « Bientôt l’hôtel où je suis va fermer puisque nous ne sommes pas nombreux, à peine 16 clients. Ils ont trop des charges, et n’arrivent pas à les supporter si la situation perdure. Et si on nous sort d’ici, on sera dans la rue. On ne sait quoi faire», se plaint une compatriote.

Consulat fermé
Alors que tous les regards sont rivés du côté du consulat général, pour un éventuel salut, voilà qu’un communiqué signé le 02 avril 2020 par le consul général, Donancier Mebouogue, annonce la fermeture du consulat «à compter du dimanche 05 avril jusqu’à nouvel ordre». Motif évoqué, les mesures préventives prises par les autorités Emiraties pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Même si la correspondance «rassure les Camerounais bloqués» de la disponibilité des autorités consulaires à continuer à les assister jusqu’à leur rapatriement, il n’en demeure pas moins que le stress et l’incertitude rythment leur quotidien. Au point où beaucoup craignent de se retrouver dans la rue.

«Les proches et la famille m’ont envoyé de l’argent plus de trois fois. Malheureusement ça n’a jamais suffi. Le comble c’est que toutes les marchandises que j’ai achetées ici sont restées sur place, faute d’avions. Dans cette détresse collective et faute d’informations officielles, nous sommes confus. Un compatriote basé ici, nous a dit que le’consulat a négocié un avion pour nous, mais que chacun doit verser une somme de 1500 dollars, l’équivalent de 900.000 Fcfa pour rentrer.

Ce qui est impossible dans les circonstances actuelles. Où va-t-on trouver cette somme ? Surtout qu’on n’est même pas sûr que ce soit vrai», confie un autre compatriote, qui dit par ailleurs vivre de la générosité et de la solidarité des amis Tchadiens, sénégalais et gabonais avec lesquels il partage le même hôtel. Outre les Camerounais bloqués aux Emirats, ils sont nombreux dans la même situation à travers le monde et qui, appellent le gouvernement à l’aide.

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