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General News of Thursday, 14 May 2020

Source: cameroonvoice.com

Crimes contre l'humanité/Génocide: des plaintes contre Biya et 44 de ses proches


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Une plainte a été déposée par le Conseil des Camerounais de la Diaspora (CCD) le 11 mai 2020 au Parquet du TGI de Paris Batignolles, contre 45 responsables camerounais pour crimes contre l’humanité, crime de guerre et génocide au Cameroun.

A l’appui de la plainte du collectif CCD que dirige l’ancien leader estudiantin des années de braise (1990-1993) au Cameroun, Robert Waffo Wanto encore appelé “Le Général WAFFO WANTO”, le massacre de Ngarbuh dans la région du Nord-ouest du Cameroun ou l’armée camerounaise est entrée dans la nuit du 13 au 14 février 2020 et a massacré au moins 35 personnes plongées dans le sommeil, en ouvrant le feu sur certaines, et en brûlant vives d’autres ainsi que leurs habitations.

Le Général WAFFO WANTO qui en a après la crédibilité du rapport d’enquête mené par le gouvernement -qu’il considère d’ailleurs comme fait pour « amuser la galerie »- dit avoir trouvé bon de porter plainte à l’international pour que justice soit rendue aux familles des personnes assassinées –selon les détracteurs du régime- ou victimes de bavures selon le rapport de l’enquête.


Le président du CCD ajoute que la plainte de son organisation diasporique n’est cependant pas seulement liée au seul crime de masse commis le jour de la Saint Valentin 2020 à Ngarbuh, mais concerne également les autres crimes de sang commis au Cameroun par le régime du président Paul Biya.

Les accusés
Dans un communiqué publié mercredi, le CCD affirme qu’« Au banc des accusés, figurent de très hauts responsables du régime illégitime dont M. BIYA en premier, certains hauts responsables du commandement militaire, des professionnels de la presse, des universitaires, etc. » et prévient qu’il s’agit d’une « Véritable fin de règne pour un régime complètement lâché à l’international et dont les jours à venir s’annoncent très tumultueux… Sauf s’il profitait de ces quelques jours qui lui restent pour rendre sa souveraineté au Peuple Camerounais ! ».

Il reste que de nombreux observateurs se demandent à quoi peut rimer une plainte en France contre le clan Biya au pouvoir au Cameroun, quand on sait les liens entre les deux entités, qui ne manqueront pas d’être opposés à la justice française, laquelle, malgré toute sa bonne volonté, est connue pour son assujettissement au pouvoir exécutif, qui à son tour, ne permettra pas que le meilleur serviteur de ses intérêts au Cameroun soit inquiété. « C’est comme si une brebis courait se plaindre auprès du mâle alpha d’une meute de loups pour se plaindre d’un loup qui veut le manger », remarquait un camerounais réagissant sur les réseaux sociaux à un article publié sur cette affaire. Une opinion qu’un autre a cependant dit relativiser : « certes à un certain degré, la justice française n’est pas plus indépendante du pouvoir exécutif que la justice camerounaise, mais très souvent, indépendamment des choix de l’exécutif allié des dictatures africaines, la justice française a pu et su protéger des exilés africains que le gouvernement aurait pu livrer aisément à ses amis d’Afrique »

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