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General News of Thursday, 1 October 2020

Source: Actu Cameroun

Crime: un enseignant accusé d’avoir tenté de violer sa collègue

Surveillant général dans un collège à Yaoundé, il est poursuivi par une enseignante du même établissement scolaire pour avoir tenté d’abuser sexuellement d’elle. Le mis en cause, qui comparait libre, clame son innocence.
Stéphane a-t-il violenté ou non Inès à la sortie des classes? C’est la question au centre de la procédure judiciaire qui oppose les deux parties. Stéphane, surveillant général dans un collège privé et Inès, enseignante dans le même établissement, s’affrontent dans une bataille judiciaire devant le Tribunal de première instance de Yaoundé depuis un an. La dame accuse son collègue de lui avoir causé des blessures légères à la sortie des classes en tentant de la violer. Le mis en cause nie les faits en bloc.

À l’audience du 24 septembre 2020, les débats ont été ouverts dans cette affaire en présence Stéphane. Inès, quant, à elle, a brillé par son absence. Le représentant du ministère public, qui a pris la parole pour bref rappel des faits, a expliqué que le 13 décembre 2019, aux environs de 16h, Stéphane, qui est chargé du contrôle des entrées et sorties des élèves et personnels du collège qui l’emploie, s’est rendu compte que Inès, une de ses collègues, était encore dans sa salle de classe.

C’est ainsi qu’il l’a rejointe dans la pièce située au premier étage du bâtiment. Et lui a fait des avances. Face au refus de la dame, le surveillant général s’est mis à la violenter tout en tirant la chaise sur laquelle cette dernière était assise. L’enseignante se serait écroulée sur le sol se faisant des blessures au dos et sur un bras. Un certificat médical relevant une incapacité temporaire de travail de 21 jours a été introduit dans dossier de la procédure judiciaire par la plaignante.



Menaces
Pour sa défense, Stéphane a expliqué au tribunal que le jour des faits, Inès est restée au sein de l’établissement jusqu’à 16 h alors que le promoteur dudit établissement lui avait demandé de fermer les portes du collège à 14 h précis. 11 dit avoir supplié l’enseignante de vider les dieux et d’aller continuer son travail chez elle comme le font ses collègues. En vain. Mais que cette dernière s’est maintenue dans la salle de classe et l’a couvert d’injures.


«Elle m’a dit que je suis son gardien. Et que j’allais rentrer chez moi quand elle aura décidé. J’ai juste bougé sa chaise pour exprimer mon mécontentement. Elle ne s’est pas écorchée comme elle le prétend. Elle a promis de m’envoyer à Kondengui. C’est ainsi qu’elle a aussitôt appelé le directeur du collège pour l’informer de ce que j’ai tenté de la violer. Cette situation a été à l’origine de mon licenciement», a-t-il expliqué.

Deux après l’incident, Stéphane dit avoir été interpelé par les éléments d’une unité de gendarmerie pour des besoins d’enquête. II sera ensuite traduit devant la justice pour répondre des faits de tentative de viol Pour finir, le surveillant a soutenu que ses relations avec les élèves et autres enseignants de cet établissement scolaire étaient conflictuelles parce qu’il s’efforçait à bien faire son travail. Raison pout laquelle ces derniers, profitant (te cette faille, ont décidé de lui faire la peau à travers une procédure judiciaire qu’il qualifie de «cabane montée de toutes pièces pour les besoins de la cause.»

Dans ses réquisitions, le représentant du parquet a demandé l’acquittement de Stéphane pour ce qui est de l’infraction de tentative de viol pour faits non caractérisés et a demandé au tribunal de le déclarer coupable pour les blessures légères. Verdict, le 8 octobre 2020.

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