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Actualités of Thursday, 1 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Covidgate : qui est Yap Abdou le magistrat qui a piloté le rapport de la Chambre des comptes

Magistrat hors hiérarchie de premier groupe. Magistrat hors hiérarchie de premier groupe.

Yap Abdou est le président de la Chambre des comptes de la Cour suprême.

Ce magistrat cumule 36 années d’expérience dans le domaine judiciaire.

Ses principaux atouts sont le professionnalisme et le sens du devoir.

Diplômé de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (Enam) en 1985, son CV, long comme le bras, force le respect. Ce magistrat chevronné a longtemps roulé sa bosse dans les tribunaux. Il a été substitut du procureur de la République auprès des tribunaux de la Lékie ; président des Tribunaux de première et grande instance du Dja-et-Lobo à Sangmélima ; procureur du Tribunal de Première Instance de Mfou, puis de celui de Yaoundé. Avant d’être nommé au secrétariat général à la présidence de la République en tant que chargé de missions. Une trajectoire consolidée par moult stages de formation, tant dans le domaine purement judiciaire, du contrôle financier que de l’arbitrage et la médiation, au Cameroun comme à l’étranger. Après avoir œuvré à l’implémentation et au rayonnement du Tribunal criminel spécial (TCS) où il fut le premier président de 2012 à 2017, il sera ensuite nommé premier avocat général au parquet général près la Cour suprême. Le dernier poste qu’il a occupé avant d’être nommé président de la Chambre des comptes de la même Cour. C’était le 10 août 2020, à l’issu du Conseil supérieur de la Magistrature que présidait le président de la République Paul Biya.

Atouts

Une vitalité à couper le souffle. Du haut de ses 65 ans, Yap Abdou sprinte sur plusieurs fronts. Là où son métier et sa passion l’exigent. Magistrat hors hiérarchie de premier groupe, il respire et vit au rythme des missions qui sont les siennes dans les arcanes du monde judiciaire camerounais. Son parcours, jalonné de promotions, est à l’image de sa personnalité. Dense et bien trempée. Sans compromis. C’est en tout cas ce que l’on apprend du président de la Chambre des comptes de la Cour suprême, lorsqu’on inscrit son nom dans les moteurs de recherche sur Internet. «C’est un infatigable bosseur, un homme rompu aux tâches juridictionnelles», lâche un proche, se réjouissant de ce que le magistrat et ses collaborateurs de l’Institution de contrôle des finances publiques ont enfin pu rendre leur copie du rapport de l’audit des fonds affectés à la gestion de la crise sanitaire due à la pandémie du nouveau coronavirus. Après des mois d’enquête dans les couloirs des différentes administrations qui ont touché cet argent. La mission, importante, était surtout délicate. L’audit commandé par les pouvoirs publics occupe en effet une place décisive dans le cadre des négociations en vue de la signature d’un nouveau Programme Economique et Financier (PEF) avec le Fonds Monétaire International (FMI). Mais charrie aussi les passions au sein de l’opinion publique où d’aucuns ont depuis longtemps, jeté des ministres aux gémonies. La ForCe de L’exPérIenCe Il fallait donc une équipe de personnalités indépendantes, qui transpirent le professionnalisme et le sens du devoir. Qui mieux que les magistrats de la Chambre des comptes de la Cour suprême ? «Pour nous, avouait le ministre des Finances Louis Paul Motaze, il n’y a pas plus indépendants que les magistrats». Yap Abdou et son équipe ont fait le job et rendu les conclusions de leur enquête pile

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