Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 05 24Article 598396

Actualités de

Source: Le Messager

Covidgate : échec d’une tentative de déstabilisation du Cameroun ?

A l’heure de la reddition des comptes du Fmi, c’est le branle-bas au sein du gouvernement A l’heure de la reddition des comptes du Fmi, c’est le branle-bas au sein du gouvernement

La presse a fait abondamment écho de cette présomption de détournement en règle de 180 milliards accordés par le Fonds monétaire international au Cameroun dans le plan de riposte contre la pandémie Covid-19. A l’heure de la reddition des comptes du Fmi, c’est le branle-bas au sein du gouvernement.

Des humiliations liées aux dérives managériales que le Cameroun a connues sur la place mondiale, la Covidgate par son ampleur et l’objet des fonds affectés, donne les sensations d’une tempête dévastatrice dont nul ne sait pour le moment l’étendue du désastre. On sait tout juste que le Cameroun a pris ces fonds pour fortifier son plan de riposte contre la pandémie sanitaire mondiale! Au moment où on est passé à la phase de vaccination, le gendarme financier du monde, le Fmi, certainement alerté par les critiques en interne menées depuis le départ par un certain Jean-Michel Nintcheu, demande au pays de rendre compte de la gestion de cette manne. La cour des comptes a rendu un rapport préliminaire. Un véritable scandale. Un partage des milliards entre membres du gouvernement, dont les montants reçus sont en parfaite déconnexion avec les faits sur le terrain. On a vu quelques sceaux et quelques morceaux de savon distribués à des communautés ou à des unités administratives entières. Un chef de canton dans le Sud du pays avait même défrayé la chronique en refusant le don qui à ses yeux était résiduel. L’autorité administrative sur le champ n’avait pas manqué de lui remonter les bretelles en lui signifiant vertement qu’on ne méprise pas un don du chef de l’État. Chef de l’État ? Combien de bébés de ce genre le gouvernement a-t-il conçu et a accouché dans le dos de Paul Biya et en son nom?

Siphonner les fonds publics

Maintenant qu’il a pris les choses à bras le corps avec la Task force logée désormais à la présidence de la République, que va-t-il faire de son beau monde qui chante loyauté en son nom pour mieux siphonner les fonds publics? Avec ce Tsunami qui s’annonce, non pas à l’initiative présidentielle faut-il le souligner, mais à celle des bailleurs de fonds, aura-t-il encore la volonté de sauver un de ces enfants qui psalmodient son nom à longueur de journée pour mieux le poignarder dans le dos ? Le Tribunal criminel spécial (Tcs) auditionne les ministres les uns après les autres. Il s’agit, faut-il le relever d’une tentative de déstabilisation du peuple camerounais par son propre gouvernement. C’est peut-être péremptoire de le dire mais il faut le souligner, si le Covid-19 avait d’aventure poursuivi son élan en Afrique avec des vagues de morts comme en Occident, en Inde ou au Brésil, nos gouvernants avec les fonds planqués au chaud, auraient-ils regardé la population tomber comme des mouches dans les rues des villes et des villages? Cette histoire de Covidgate va au-delà de simples détournements et pose la question d’une co-action en bande organisée contre les intérêts du peuple camerounais dans son ensemble. L’unique crainte est que cette histoire ne débouche sur le champ d’un règlement de comptes politiques où les adversaires sont à la trappe.

La prison de Kondengui, oui! Mais après, qui remboursera les sommes planquées dans les paradis fiscaux et ailleurs? Le gouvernement camerounais est dans le chaudron et tout semble se passer exactement comme si une main intelligente derrière le rideau s’évertuait à distribuer aux uns et aux autres le pain de la disgrâce. Combien de nos ministres en ont fait l’économie, avisés que le landerneau politique camerounais est particulièrement remuant et glissant? Le Tcs dira la messe, et chacun dira alléluia ou amen à sa porte, une fois innocenté. Pour l’instant, rien n’est certain pour tous!Covidgate comme la lutte contre les fonds terroristes

Le Cameroun a découvert l’ampleur des détournements des deniers publics en son sein en grande partie grâce à la lutte menée par les États-Unis à travers le monde dans la traque des fonds obscurs potentiellement destinés à financer le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001 au pays de l’Oncle Sam. C’est Niels Marquardt, l’ambassadeur étatsunien au Cameroun de 2004 à 2007 qui a le premier mis le pied dans le plat en signifiant à Paul Biya que certains de ses ministres avaient des fonds colossaux dans les banques et paradis fiscaux à travers le monde. Il n’en revenait presque pas, or le pays avait été en 1998 et 1999, classé par Amnesty International au premier rang des pays les plus corrompus du monde. Le lancement de l’Opération Épervier devait par la suite soulever un pan de la boîte de Pandore pour livrer toute l’action maléfique, au propre comme au figuré, de certains hauts commis de l’État.

La suite on la connaît. Avec l’interpellation du Fmi, la comparaison ne donne pas la raison, on est entré dans une ère où il est fort à parier que Paul Biya est face à son destin et à l’histoire pour déterminer qui il est. C’est clair que dans cette affaire de Covidgate, beaucoup de prétendants silencieux au trône de Paul Biya, vont dire les adieux à leurs ambitions présidentielles. Ils le feront bon gré mal gré, si toutefois la maison d’arrêt de Kondengui n’est pas leur prochaine destination. A ceux qui pensent que le pouvoir n’est pas une question de destin avant tout, puissent-ils se raviser devant ce énième filtrage avant que le souverain des âges ne décide à travers le peuple souverain qui remplacera Paul Biya aux temps que le souffle divin aura décidé. Cette maxime, Dieu écrit droit par les lignes courbes a ici tout son sens ou bien à quelque chose, malheur est bon, comme disent les Français. Les chrétiens diront, toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter