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General News of Tuesday, 8 June 2021

Source: La Nouvelle N°594

Covidgate : 160 cadres du régime Biya en sursis

60 cadres du régime Biya en sursis 60 cadres du régime Biya en sursis

De nombreux membres du gouvernement et autres prestataires de service impliqués dans la gestion des fonds de lutte contre la Covid-19 auraient-ils été frappés d’une interdiction de sortie du territoire camerounais ? Une situation qui n’a pas arrêté de défrayer la chronique depuis la semaine dernière.


160. C’est le nombre de personnes aujourd’hui supposées interdites de sortie du territoire camerounais dans le cadre de l’affaire dite Covidgate. Si la rumeur de cette mesure est encore marquée du sceau de la discrétion, surtout que les noms de ces personnes n’ont toujours pas, de manière officielle, été révélés au grand public jusqu’à ce jour, cette information a cependant fait le tour des tabloïds, médias et autres plateformes digitales. Au nombre de ces personnes dont les déplacements ont été limités par les autorités judiciaires, se trouveraient quelques membres du gouvernement et autres prestataires de services largement empêtrés dans ce qu’il convient aujourd’hui de qualifier de plus gros scandale de détournement collectif de deniers publics de ces dernières années.

Nos sources signalent à ce sujet que cette restriction, déjà pensée en haut lieu, vise à plus d’un titre, à laisser libre cours à l’enquête préliminaire enclenchée par le chef de l’Etat. Des indiscrétions relayées çà et là font état de ce que les passeports de ces mis en cause seraient mêmes déjà retirés, nonobstant les différentes auditions diligentées par les fins limiers du Tribunal criminel spécial (Tcs) ; et leurs noms qui se trouveraient actuellement au sein de la direction générale à la Sûreté nationale (Dgsn), ont par ailleurs été transférés vers les aéroports de Douala et Yaoundé ainsi que dans de nombreux postes frontières. Cela ne fait nul guère de doute aujourd’hui. Les choses ont beaucoup avancé en ce qui concerne l’enquête sur le scandale de la gestion des fonds de lutte contre la Covid19.

Si de nombreux ministres et autres prestataires de service ont du tournis et n’arrivent toujours pas à trouver le sommeil depuis le déclenchement de cette enquête, les prochains jours s’annoncent encore plus compliqués pour ces différents mis en cause, surtout au moment où, comme nous l’indiquent sereinement nos sources, la Chambre des comptes de la Cour suprême vient de boucler son rapport définitif. Serait-ce pour cette raison qu’on a assisté au vandalisme, il y a quelques jours, des services du quent nos sources suffisamment introduites au sein du Consupe. Si au sein de la structure qui abrite les services du gendarme de l’Etat, l’on ne dit mot, non pas pour protéger les hors-la-loi, nos mêmes sources indiquent que les documents emportés ne peuvent aucunement empêcher la mission d’aboutir, surtout que celle-ci était achevée et son rapport transmis à la présidence de la République.

INJONCTIONS

A qui l’enquête diligentée par le chef de l’Etat fait-elle ainsi si peur ? Si le commun des Camerounais est loin d’avoir une réponse satisfaisante à cette interrogation, certains observateurs vont même se risquer en injonctions, en demandant à certains bailleurs de fonds de surseoir à intervenir au Cameroun. C’est par exemple le cas de l’avocate et activiste des droits de l’Homme Alice Nkom qui, accompagnée de 18 autres femmes, figures politiques et de la société civile, dans une lettre ouverte adressée à Kristalina Georgiva, la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), vont demander à l’institution financière de ne pas accorder « de nouveau prêt à l’Etat sans que toute la transparence et la justice soient faites dans l’affaire dite du « Covidgate ». Et ceci, alors même que le Conseil d’administration du Fmi entend se réunir ce mois, pour examiner une nouvelle demande de prêt de la part du Cameroun, ces femmes vont poser comme conditions, que le Fmi ordonne « un audit impartial, indépendant et nous demandons qu’on enquête, qu’on instruise et qu’on nous dise exactement ce qui s’est passé. Et que les coupables soient punis. Nous ne voulons pas que le prochain décaissement retombe entre les mêmes mains.»

160. C’est le nombre de personnes aujourd’hui supposées interdites de sortie du territoire camerounais dans le cadre de l’affaire dite Covidgate. Si la rumeur de cette mesure est encore marquée du sceau de la discrétion, surtout que les noms de ces personnes n’ont toujours pas, de manière officielle, été révélés au grand public jusqu’à ce jour, cette information a cependant fait le tour des tabloïds, médias et autres plateformes digitales. Au nombre de ces personnes dont les déplacements ont été limités par les autorités judiciaires, se trouveraient quelques membres du gouvernement et autres prestataires de services largement empêtrés dans ce qu’il convient aujourd’hui de qualifier de plus gros scandale de détournement collectif de deniers publics de ces dernières années.


Nos sources signalent à ce sujet que cette restriction, déjà pensée en haut lieu, vise à plus d’un titre, à laisser libre cours à l’enquête préliminaire enclenchée par le chef de l’Etat. Des indiscrétions relayées çà et là font état de ce que les passeports de ces mis en cause seraient mêmes déjà retirés, nonobstant les différentes auditions diligentées par les fins limiers du Tribunal criminel spécial (Tcs) ; et leurs noms qui se trouveraient actuellement au sein de la direction générale à la Sûreté nationale (Dgsn), ont par ailleurs été transférés vers les aéroports de Douala et Yaoundé ainsi que dans de nombreux postes frontières. Cela ne fait nul guère de doute aujourd’hui. Les choses ont beaucoup avancé en ce qui concerne l’enquête sur le scandale de la gestion des fonds de lutte contre la Covid19. Si de nombreux ministres et autres prestataires de service ont du tournis et n’arrivent toujours pas à trouver le sommeil depuis le déclenchement de cette enquête, les prochains jours s’annoncent encore plus compliqués pour ces différents mis en cause, surtout au moment où, comme nous l’indiquent sereinement nos sources, la Chambre des comptes de la Cour suprême vient de boucler son rapport définitif. Serait-ce pour cette raison qu’on a assisté au vandalisme, il y a quelques jours, des services du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) ? Difficile à dire. Seulement, bien avant que la Chambre des comptes ne boucle ledit rapport, le Consupe, une autre structure en charge de la lutte contre la prévarication des fonds publics, avait reçu la visite d’usagers d’un autre genre dans la nuit de jeudi 27 à vendredi 28 mai 2021.


Si au cours de cette excursion de nombreux véhicules, apparemment ciblés, vont être mis à sac, après que leurs portières aient été forcées et détruites, ces malfrats ne vont pas manquer d’emporter comme « butin », plusieurs ordinateurs et documents, à l’instar de ceux issus de la mission de contrôle de la gestion des fonds Covid-19 menée au sein de certains départements ministériels à l’instar de celui en charge de la Recherche scientifique et de l’Innovation. C’est du moins ce qu’indiquent nos sources suffisamment introduites au sein du Consupe. Si au sein de la structure qui abrite les services du gendarme de l’Etat, l’on ne dit mot, non pas pour protéger les hors-la-loi, nos mêmes sources indiquent que les documents emportés ne peuvent aucunement empêcher la mission d’aboutir, surtout que celle-ci était achevée et son rapport transmis à la présidence de la République.

INJONCTIONS


A qui l’enquête diligentée par le chef de l’Etat fait-elle ainsi si peur ? Si le commun des Camerounais est loin d’avoir une réponse satisfaisante à cette interrogation, certains observateurs vont même se risquer en injonctions, en demandant à certains bailleurs de fonds de surseoir à intervenir au Cameroun. C’est par exemple le cas de l’avocate et activiste des droits de l’Homme Alice Nkom qui, accompagnée de 18 autres femmes, figures politiques et de la société civile, dans une lettre ouverte adressée à Kristalina Georgiva, la directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi), vont demander à l’institution financière de ne pas accorder « de nouveau prêt à l’Etat sans que toute la transparence et la justice soient faites dans l’affaire dite du « Covidgate ».

Et ceci, alors même que le Conseil d’administration du Fmi entend se réunir ce mois, pour examiner une nouvelle demande de prêt de la part du Cameroun, ces femmes vont poser comme conditions, que le Fmi ordonne « un audit impartial, indépendant et nous demandons qu’on enquête, qu’on instruise et qu’on nous dise exactement ce qui s’est passé. Et que les coupables soient punis. Nous ne voulons pas que le prochain décaissement retombe entre les mêmes mains.» Entretemps, l’enquête continue sereinement de suivre son cours. Une avancée que de nombreux observateurs saluent à juste titre, surtout que dans le cas des membres du gouvernement, cette mesure de restriction ne semble pas poser de problème étant donné que ceuxci doivent au préalable requérir l’autorisation de la présidence de la République pour quitter le Cameroun y compris pour une invitation officielle.

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