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General News of Monday, 7 June 2021

Source: www.camerounweb.com

CovidGate: Jean Michel Nintcheu crucifie Ngoh Ngoh et sauve Madeleine Tchuente

Il exige la manifestation de la vérité Il exige la manifestation de la vérité

• Pour Jean Michel Nintcheu, Ngoh Ngoh, le Dg et le conseil d’administration de l’IMPM sont responsables de la non fabrication locale de la chloroquine

• Il se fondent sur ses propres investigations

• Il exige la manifestation de la vérité



Après le ministre de la santé publique Dr Manaouda Malachie, c’est au tour du Ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République, du Directeur général et du conseil d’administration de l’Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales(IMPM) d’être les cibles du député de Wouri-Est, l’ Hon Jean Michel Nintcheu dans ce scandale de détournement des 180 milliards Fcfa du Fonds monétaire International (FMI) destinés à la lutte contre le Covid-19.

Dans une nouvelle déclaration, l’Hon Jean Michel Nintcheu accuse ces derniers d’être responsables de la non fabrication locale de la chloroquine.

En effet, se fondant sur ses propres investigations, le député SDF révèle que «Suite aux très hautes instructions du ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République relayées par le ministre des finances, le payeur spécialisé auprès du ministère de la santé publique a mis à la disposition des responsables des organismes placés sous la tutelle du ministère de la recherche scientifique et de l’innovation un montant total de 1.012.089.524 Fcfa (Un milliard douze millions quatre neuf mille cinq cent vingt-quatre Fcfa) ». Sept mois après la mise à disposition des premiers fonds aux organismes par le payeur spécialisé auprès du ministère de la santé publique, plus précisément le 17 novembre 2020, précise-t-il, Ferdinand Ngoh Ngoh, par correspondance N°B393/SG/PR, instruit le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation de la décision, « Sur Très Hautes directives du Président de la République » de « surseoir à l’opération spéciale de fabrication locale par l’IMPM des comprimés d’hydroxychloroquine et d’azythromicine » et de mettre, le plus vite possible, à la disposition du ministre de la santé publique le stock de comprimés d’hydroxychloroquine et d’azythromicine actuellement disponible dans les locaux de l’IMPM ».

Selon Jean-Michel Nintcheu, par cette décision, Ferdinand Ngoh Ngoh ouvrait la voie à l’importation de ces produits. Mais ce qui gêne le député dans cette procédure, c’est l’institution à laquelle cette importation a été confiée. « Plutôt que de confier l’importation au Centre national d’approvisionnement en médicaments essentiels (CENAME), le choix du Ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République « sur hautes directives, s’est curieusement porté sur l’IMPM qui est en charge des recherches médicales et des plantes médicinales et non de l’approvisionnement en médicaments essentiels » fait-il remarquer.

Ces nouveaux détails dans ce scandale poussent l’homme politique à exiger la manifestation de la vérité.

Il faut rappeler que dans sa parution N° 155 du 7 juin 2021, le journal "Perspectives d’Afrique" nous informait "qu'alors que les enquêteurs du Tribunal Criminel Spécial réclament en conséquence des éclaircissements au Ministre Madeleine Tchuinte, au sens le plus prosaïque du terme, en observant par exemple que l’Institut de recherches médicales et d’études des plantes médicinales n’a pas de licence de fabrication des médicaments et qu’en dépit de l’autorisation du Président de la République qui lui conférait mandat de produire l’Hydroxychloroquine et l’Azithromycine, il ne pouvait réaliser cette activité pour cause d’incapacité technique, la MINRESI a cru vouloir utiliser le professeur Essame Oyono pour tromper le Chef de l’Etat, en proposant au directeur général la fabrication des étiquettes «fabriquer au cameroun par IMPM » qu’il fallait apposer sur des flacons importés de l’Hydroxychloroquine».Une offre vigoureusement repoussée par le professeur Jean-louis Essame Oyono et qui vaut à cet exégète de la science, des peaux de bananes et une campagne médiatique haineuse en plein essort, teinté de tribalisme pour faire tomber par tous les moyens, le professeur Jean-Louis Essame Oyono et mettre pour le remplacer par le Professeur NNANGA NGA, e Chef de Laboratoire de Technologie Pharmaceutique à l’Institut de Recherches Médicales et d’Etudes des Plantes Médicinales(IMPM). L’injonction de la ministre Madeleine Tchuinte, dont l’inimitié politique avec le Professeur Jean-Louis Essame Oyono ne date pas d’hier, apparaissait sinon comme une offense délibérée jetant un voile de suspicion sur la gestion du Directeur Général de l’IMPM, du moins comme une provocation abrupte, un défi de duel en quelque sorte."

Ci-desous l'intégralité de la déclaration de Jean Michel Nintcheu

« Le Ministre d’État, Sgpr, le Dg et le conseil d’administration de l’IMPM sont responsables de la non fabrication locale de la chloroquine ».

Dès la survenue du Coronavirus au Cameroun, le gouvernement de la République a reçu du FMI 180 milliards Fcfa qui devaient servir de fonds de solidarité nationale pour la riposte contre le Covid-19 et ses répercussions économiques et sociales. Dans la grille de répartition de ces fonds aux différents ministères contenue dans le décret du Premier ministre du 22 juillet 2020, un montant de quatre (04) milliards Fcfa devait être affecté au ministère de la recherche scientifique et de l’innovation principalement pour la fabrication locale de la chloroquine et de l’azythromicine.

De mes investigations, il ressort ce qui suit

«Suite aux très hautes instructions du ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République relayées par le ministre des finances», le payeur spécialisé auprès du ministère de la santé publique a mis à la disposition des responsables des organismes placés sous la tutelle du ministère de la recherche scientifique et de l’innovation les montants suivants :

• 14 avril 2020: 55.001.000 Fcfa (cinquante-cinq millions mille Fcfa au Directeur du Centre national du développement et de technologie (CNDT) pour la fabrication des masques de protection et des gels hydro alcooliques covid-19.

• 14 avril 2020: 300.000.000 Fcfa (trois cent millions Fcfa) au Directeur de Centre de recherche sur les maladies émergentes et reémergentes pour l’acquisition de tests covid-19.

• 14 avril 2020: 657.088.524 Fcfa (six cent cinquante-sept millions quatre-vingt-huit mille cinq cent vingt-quatre) au Directeur de de l’Institut des recherches médicales et des plantes médicinales (IMPM) destinés à la fabrication de cinq millions de comprimés d’hydroxychloroquine et de cinq millions de comprimés d’azythromicine en vue du traitement du covid-19.

Soit un montant total de 1.012.089.524 Fcfa (Un milliard douze millions quatre neuf mille cinq cent vingt-quatre Fcfa).

Dès la survenue de la pandémie de Coronavirus au Cameroun, il convient de relever que l’IMPM a tenu un conseil d’administration extraordinaire en date du 27 mars 2020 au cours duquel les administrateurs ont instruit le Directeur général de commander auprès d’une société indienne cinq (05) millions de comprimés d’hydroxychloroquine et cinq (05) millions de comprimés d’azythromicine et de payer cette commande avec une dotation débloquée dans le budget 2020 de l’IMPM.

Sept mois après la mise à disposition des premiers fonds aux organismes par le payeur spécialisé auprès du ministère de la santé publique, plus précisément le 17 novembre 2020, le ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République, par correspondance N°B393/SG/PR, instruit le ministre de la recherche scientifique et de l’innovation de la décision, « Sur Très Hautes directives du Président de la République » de « surseoir à l’opération spéciale de fabrication locale par l’IMPM des comprimés d’hydroxychloroquine et d’azythromicine » et de « mettre, le plus vite possible, à la disposition du ministre de la santé publique le stock de comprimés d’hydroxychloroquine et d’azythromicine actuellement disponible dans les locaux de l’IMPM ».

Il devenait de ce fait évident que cette décision de surseoir à la fabrication locale de ces deux médicaments essentiels pour la lutte contre le Coronavirus ouvrait la voie à l’importation. Plutôt que de confier l’importation au Centre national d’approvisionnement en médicaments essentiels (CENAME), le choix du Ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République « sur hautes directives, s’est curieusement porté sur l’IMPM qui est en charge des recherches médicales et des plantes médicinales et non de l’approvisionnement en médicaments essentiels. Le peuple camerounais a le droit de savoir ce qui a motivé la décision d’interrompre la fabrication locale de l’hydroxychloquine et de l’azythromicine. Le peuple camerounais a le droit de savoir le compte d’emploi sur l’entièreté des quatre (04) milliards FCFA initialement dédiés au ministère de la recherche scientifique et de l’innovation dans le cadre du fonds de solidarité nationale. Le peuple camerounais a également le droit de savoir pourquoi c’est avec les fonds reçus de la solidarité nationale que l’IMPM a payé cette commande pourtant passée à l’avance. Sur ce dernier point, une clarification s’impose sur la dotation débloquée par l’IMPM dans son budget 2020 pour la même commande de cinq (05) millions de comprimés d’hydroxychloroquine et d’azythromicine. Rien ne justifie un éventuel double emploi si ce n’est la volonté de vouloir créer une opacité dans la gestion des fonds dédiés.

Il convient de noter, afin que nul n’en ignore, que les fonds ont été directement mis à la disposition des organismes placés sous la tutelle du Minresi «sur très hautes instructions du ministre d’Etat Secrétaire général de la présidence de la république, relayées par le ministre des finances ». Et la décision de surseoir à l’opération spéciale de fabrication locale de l’hydroxychloroquine a été prise « sur très hautes directives du président de la République». Pas de quelqu’un d’autre, si l’on s’en tient aux quatre correspondances datées du 14 avril et du 17 novembre 2020.

De ce qui précède, les donneurs d’ordre, les relayeurs, le payeur spécialisé et les différentes institutions publiques bénéficiaires de la quote-part dédiée au ministère de la recherche scientifique et de l’innovation sont désormais connus et identifiés. La responsabilité pénale est individuelle. Chaque responsable qui est intervenu dans le circuit des dépenses doit répondre de ses actes devant le Tcs qui a la charge de démêler l’écheveau de cette mafia aux tentacules divers et insoupçonnés. Et les coupables qui ont profité de la détresse des camerounais pour s’enrichir doivent être sévèrement sanctionnés conformément à la loi.

Hon Jean Michel Nintcheu, Député

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