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Infos Santé of Thursday, 15 July 2021

Source: Le Jour

Covid-19 : où sont passés les vaccins de Ngaoundéré ?

Les populations ne trouvent pas les doses dans les centres de vaccination Les populations ne trouvent pas les doses dans les centres de vaccination

Les populations ne trouvent pas les doses dans les centres de vaccination.

Une semaine après le lancement de la campagne de vaccination massive contre le Covid 19 dans la région de l’Adamaoua, les volontaires sont dans l’attente de la disponibilité du vaccin. Au centre régional de vaccination de l’hôpital régional de Ngaoundéré, le personnel dédié à l’opération se tourne les pouces. « Le vaccin Astra-Zeneca est en rupture. Nous attendons d’être livrés. Il faut revenir peut-être dans deux jours », lance une jeune dame, visiblement fatiguée devant son registre. Malgré la rupture de stocks du vaccin, les volontaires ne se bousculent pas. Entre 8 heures et 13 heures, hier mercredi 14 juillet, seulement trois personnes sont venues se renseigner sur la disponibilité du vaccin au centre de vaccination de l’hôpital régional de Ngaoundéré. « Je suis venu me faire vacciner, hélas la dame me dit qu’il y a rupture de stocks. Elle m’a donné rendez-vous vendredi matin. J’hésite, surtout qu’elle m’a fait savoir qu’ils n’ont que le vaccin Astra-Zeneca. C’est la première dose que je sollicite », témoigne Ben Abass. Peu avant, une dame et son fils rebrousseront chemin eux aussi sans avoir reçu de doses. « C’est difficile de recevoir le vaccin ici à Ngaoundéré. C’est mon deuxième passage ici à l’hôpital. On me demande toujours de revenir », raconte Hadja Mariam.

Depuis le lancement officiel de la campagne de vaccination volontaire par le gouverneur de l’Adamaoua, le taux de vaccination reste en dessous de 5%, selon les responsables en charge de la campagne intensive de vaccination à la délégation régionale de la santé publique de l’Adamaoua. Chiffre en dessous de la moyenne, selon le gouverneur de la région de l’Adamaoua : « Cette campagne dite intensive doit nous permettre de remonter les chiffres et atteindre un nombre important. Le virus est encore en circulation. Seul le vaccin peut nous protéger », exhorte Kildadi Taguieké Boukar qui demande aux populations de se faire vacciner. Il insiste à dire qu’il s’agit d’une campagne intensive volontaire.

A quelques kilomètres de l’hôpital régional de Ngaoundéré, le centre de santé du lamidat, un autre point de vaccination en rupture de stocks de vaccins. « Nous attendons depuis vendredi dernier d’être ravitaillé par le District de santé. Les gens viennent chaque jour nous demander quand sera disponible le vaccin. Ça ne dépend pas de nous », explique le responsable du laboratoire.

Au centre médical de Dang, c’est à peine si le responsable du laboratoire reçoit les visiteurs qui se renseignent sur la disponibilité du vaccin. Un étudiant de l’Uit venu se faire vacciner repart bredouille : « Je suis là pour me faire vacciner, c’est à peine si le monsieur m’a regardé. Il a fallu votre présence [Ndlr le reporter du Jour], pour que je sache qu’il y a rupture de stock du vaccin », se lamente-t-il. « La campagne s’est achevée depuis le 11 juillet. C’était pour sept jours », lance le laborantin du centre médical de Dang.

Selon les statistiques du point de vaccination de l’hôpital régional, 47 personnes ont reçu des doses de vaccins depuis le lancement de l’opération à l’esplanade des services du gouverneur de l’Adamaoua. Une source proche de la campagne de la vaccination à Ngaoundéré a confié sous anonymat que la rupture est due à la péremption du stock du vaccin Astra-Zeneca. « Nous avons des vaccins Astra-Zeneca périmés. Nous attendons un nouveau stock de Yaoundé », a confié notre source. Les tentatives de rencontre du délégué régional de la santé publique pour l’Adamaoua sont restées vaines. A son secrétariat, ses collaborateurs ont fait savoir au reporter de votre journal que le délégué régional était indisponible. « Il est en tournée avec une mission de l’Oms. Il faut revenir vendredi prochain ou la semaine prochaine ».

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