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Health News of Wednesday, 24 March 2021

Source: Actu Cameroun

Covid-19 : le tristement célèbre district de santé de Ngaoundéré urbain

Ce district de santé de la région occupe le haut du tableau de la contamination. Une situation qui inquiète les responsables sanitaires de la région.

Après avoir été classée la région la moins touchée l’année dernière, l’Adamaoua vient de défier les pronostics en devenant l’une des régions les plus infectées au Covid-19. Pour les trois premiers de l’année 2021, elle enregistre un taux de contamination record. A la date du 15 mars, le château comptait 1892 cas positifs dont 815 actifs et 05 sous assistance respiratoire. Des chiffres qui font perdre le sommeil au personnel médical qui font malheureusement face à l’insouciance des populations.

Dans ces chiffres, le district de santé de Ngaoundéré urbain qui couvre le centre-ville de la cité capitale de l’Adamaoua occupe la moins enviée position de première en termes de contamination. Dans ce district, les gens vont et viennent, vivant . dans l’insouciance totale de la pandémie qui fÿit déjà des décès communautaires. Dans cette atmosphère, les débits de boisson, les marchés, les transports publics ont relégué aux calendres grecques les mesures barrières.

« C’est dommage. Les gens ne portent plus de masque, ne font plus usage des solutions et gels hydro alcooliques pour leur protection. A notre niveau, nous faisons des efforts en disponibilisant le nécessaire pour la désinfection des mains. Les week-ends, nous essayons d’augmenter le nombre de chaises pour mieux respecter la distanciation sociale », souligne Maurice, gérant d’un snack à Ngaoundéré avant d’ajouter, « les médias et les autorités publiques parlent d’une nouvelle variante très dangereuse, mais certains font comme s’ils ont gagné leur vie au loto. Ils exposent aussi les autres », conclue-t-il.

A la délégation régionale de la santé et au district de santé de Ngaoundéré urbain, le discours ne change pas, sauf que ceux-ci font face à la désinvolture des populations. « Il y a aussi les marchés où les gens vont et viennent sans se soucier. Il y a également la remise en cause de l’existence de la maladie par certaines populations de la pandémie », relève Alain Michel Etoa, chef de district de santé de Ngaoundéré urbain.

Au sein des populations, la vigilance prescrite semble ne pas trouver un écho favorable. Certains prétextent qu’il s’agit simplement d’une vue de l’esprit, d’une utopie. « De nos jours, aller à l’hôpital, c’est comme aller chercher à être garde comme malade de corona virus. Il y a la grippe dehors, mais quand tu vas à l’hôpital on va te dire que c’est le Covid-19, voilà pourquoi si ce n’est pas un cas grave, je ne pars même dans un centre de santé, surtout l’hôpital régional ou l’hôpital protestant. Je préfère les cliniques privées. D’ailleurs, je ne conseille à personne de le faire, puis que tu risques d’être taxé de malade de Covid-19″, déclare inconsciente une bayam-sellam.

Au-delà de la phase pédagogique, l’interpellation des personnes ne portant pas de masque dans les espaces publics à Ngaoundéré urbain comme c’est le cas à Meiganga pourrait être un début de solution pour éviter l’hécatombe.

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