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General News of Thursday, 20 August 2020

Source: Actu Cameroun

Covid-19: l'interdiction des cours de vacances créé la polémique

Dans le cadre des vacances scolaires en cours, le gouvernement a interdit l’organisation des cours de vacances sur toute l’étendue du territoire national. La décision prise par le ministre des Enseignements secondaires (Minesec), Pauline Nalova Lyonga, fait l’objet de nombreux commentaires dans les milieux scolaires publics et privés. Une conséquence du contexte de crise sanitaire que vit le Cameroun.

D’autant plus que pour la prochaine rentrée scolaire, le gouvernement a également décidé de limiter le nombre d’élèves par classe à 50 pour être conforme aux normes de distanciation imposées par la lutte contre la propagation du Coronavirus. Cette disposition répond aussi à l’exigence de décongestion des effectifs pléthoriques dans les établissements notamment du secteur public. Il s’agit aussi de tenir compte des différentes bourses des parents. Mais aussi des impératifs budgétaires des établissements dont les cahiers des charges ont vu naître de nombreuses obligations liées à l’assainissement du milieu et à la santé de la population scolaire face à la menace du virus toujours aussi menaçant.

En tout état de cause, la salle de classe devrait connaître des mutations devenues incontournables. C’est le cas de l’usage du numérique dont la qualité de la connexion internet reste un problème au regard de la réalité précaire des salles d’informatique et de l’accroissement du déficit du personnel enseignant. Face à ces difficultés, le Syndicat national autonome de l’enseignement secondaire (Snaes) propose l’affectation d’une allocation de ressources supplémentaire au bénéfice des ministères en charge de l’éducation et celui de l’emploi. Le mouvement syndical signale, par ailleurs l’urgence de former et de mettre à disposition, une génération d’enseignants outillés et adaptés à ce contexte.

Manifestement, l’épidémie du Coronavirus est loin de prendre fin. Encore que !e virus sera toujours là même après ce contexte de crise sanitaire. L’on ne saurait donc dire avec exactitude quand prendra fin cette situation épidémiologique.

D’où l’obligation individuelle pour tous de s’adapter». Ce raccourci du Dr Maurice Edene sur son compte Tweeter est partagé par les dirigeants camerounais qui multiplient des mesures pour préparer les Camerounais à apprendre à vivre avec le Coronavirus. C’est le cas des directives et décisions prises par le gouvernement pour l’avenir du système éducatif au Cameroun. C’est par exemple le sens donné à la suspension des cours en présentiel le 17 mars 2020. Onze jours seulement après la détection du premier cas dans le pays.

Du 17 mars au 31 mai, période de fermeture des établissements scolaires, universitaires et autres centres de formation, les différents ministres en charge ont dû instruire les chefs d’établissement à s’organiser pour que les élèves et étudiants ne perdent pas totalement leur année académique. C’est ainsi que des cours et enseignements à distance ont été organisés.

Cet exercice, loin d’être un simple artifice pour occuper une jeunesse devenue un caillou dans la chaussure des parents, avait pour objectif de préparer les apprenants aux examens déjà en gare. Mais aussi de préparer la prochaine année dont la rentrée pouf le primaire et le secondaire est fixée au 05 octobre 2020. Par ailleurs, pour 2020/2021, le gouvernement a rendu publiques des directives en vue d’éviter toute contamination au Coronavirus en milieu scolaire.

Marchandages

Au niveau de l’Education de base, les Enseignements secondaires et de l’Enseignement supérieur, Laurent Serge Etoundi Ngoa, Pauline Nalova Lyonga et Jacques Fame Ndongo sont à la manoeuvre. A titre d’exemple, le nombre d’élèves par classe a été strictement réduit à 50. Pour certains, cette limitation des effectifs dans les salles de classe, pourrait également contribuer à lutter voire mettre fin au marchandage des places dans les établissements scolaires. Un phénomène longtemps décrié avec l’argent qui coule d’ordinaire à flot à la veillé des rentrées scolaires.

Cette orientation gouvernementale vise d’emblée à résoudre le problème des effectifs pléthoriques enregistrés dans les écoles, lycées et collèges, ouvrant la porte à une vague de difficultés non seulement pour les élèves mais aussi au niveau des formateurs. «Nous pensons que les établissements scolaires publics reçoivent la majorité des élèves qui vont à l’école chaque année. Si le nombre d’élèves admis en classes de 6e est restreint, où iront les autres jeunes?», s’interroge Patrick Ondodo, professeur au lycée technique d’Akonolinga.

Différents autres acteurs sont préoccupés par la formule. Car outre celle liée à la surpopulation scolaire et universitaire dans notre pays, avec les amphithéâtres et les salles de cours qui tournent en bain de foule, il y a surtout la gestion de la classe et le temps de classe. «Au regard des effectifs de la population scolaire au Cameroun, il y a fort à parier qu’une partie de la jeunesse pourrait se retrouver sans établissement. A moins de penser comme cela se murmure dans les couloirs, à la classe à mi-temps. Là également, le problème ne sera que partiellement réglé. Du fait du nombre insuffisant d’enseignants», relève Joseph Onga-nya, parent d’élève. Une autre équation difficile à résoudre

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