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General News of Tuesday, 14 July 2020

Source: Actu Cameroun

Covid-19 : l’impuissance du plan gouvernemental de riposte


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Le relâchement constaté dans l’observance des mesures prescrites par le chef de l’Etat pourrait occasionner, la montée vertigineuse du nombre de contaminés au Cameroun.

Le Cameroun a franchi la barre de 15000 cas, de contamination au cours de la semaine dernière. Des chiffres qui démontrent à suffisance, que nous sommes,en voie d’atteindre le seul critique. Le Cameroun est actuellement le deuxième pays le plus touché d’Afrique subsaharienne, derrière l’Afrique du Sud. La petite note de satisfaction vient pour l’instant, du nombre important de guéris. Ils sont estimés à plus de 11 000, tout comme le nombre morts qui est relativement bas moins de 400.

Au cours de la réunion d’évaluation présidée, le 10 juillet à l’immeuble étoile, le Premier ministre chef du gouvernement a marqué son étonnement, sur le fait que de nombreux Camerounais continuent d’écumer les places publiques sans masques de protection. La surcharge des passagers dans les moyens de transport a repris de plus belle. Dans les marchés, supermarchés et autres, le lavage des mains, autre fois obligatoire est devenu facultatif. Toute chose qui pourrait justifier l’évolution des chiffres.

Cacophonie dans la prise des décisions. Le chef de l’Etat Paul Biya au cours de son adresse à la nation, le 19 mai a clairement indiqué que le port du masque dans les lieux publics reste obligatoire. Mais avant lui, le PM, a recommandé le 07 mai au ministre de la Décentralisation et du Développement local (Minddevel), Georges Elanga Obam, « d’engager une réflexion sur la possibilité pour les maires ou les conseils municipaux, de prendre les arrêtés ou des délibérations, selon les cas, sanctionnant le défaut du port du masque dans les espaces publics de leur ressort territorial ».

Ce dernier, dans cette lancée sans doute, a envoyé le 13 mai, un message-fax à tous les préfets du pays, leur demandant d’inviter, tous les maires de leurs territoires de commandement, à prendre des mesures jugées utiles à travers des arrêtés municipaux, en vue de la sanction pour non-respect du port du masque. Les mairies devaient, à travers des délibérations des conseils municipaux, adopter un montant à payer par les contrevenants, compris entre 500 F et 2000 Fcfa.

En réaction, Jean Claude Tsila, le préfet du Mfoundi qui a mis en garde ses concitoyens réfractaires au port obligatoire du masque ou encore au respect de la distanciation sociale, dans un communiqué rendu public le 12 mai 2020. Le préfet a annoncé des contrôles à partir du jeudi 14 mai dans son unité de commandement. Ces contrôles visaient aussi bien, les véhicules de transport en commun, les moto-taxis, les débits de boissons, que les lieux de culte.

Mais à peine le fax du Minddevel était arrivé sur la table des préfets, qu’un autre a été signé le lendemain 14 mai 2020, demandant aux maires de surseoir à l’instauration d’une amende pour défaut du port du masque. Le préfet a été refroidi dans son élan. Jusqu’à date, les résultats de cette réflexion commandée par le Pm sur les sanctions restent attendus, deux mois après.

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