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Actualités of Friday, 2 July 2021

Source: www.camerounweb.com

Couverture santé universelle : ces vérités que Manaouda refuse de dire

Manque de volonté politique Manque de volonté politique

Il refuse d’avouer que l’Etat peut trouver un appui technique et des moyens financiers auprès des agences du système des Nations unies

Pourtant il avoue que le problème reste celui du financement

Une situation qui embarrasse les partenaires du Cameroun

Le 23 juin dernier la question de la Couverture Santé Universelle (CSU) a fait l’objet d’une séance plénière spéciale à l’Assemblée nationale. Devant les députés, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie a donné le niveau d’avancement de ce nouveau système qui vise à offrir une santé descente pour tous. Le ministre de la Santé publique, a indiqué que le projet tarde à décoller à cause du coût de départ (1300 milliards francs CFA) du projet s’est avéré lourd pour le trésor public. Il a expliqué que « Aujourd’hui nous avons déjà passé un contrat de partenariat public-privé pour pouvoir déployer le matériel de l’enrôlement. Le partenaire privé va pouvoir faire également la collecte et le rachat des soins. La partie camerounaise va s’occuper du dossier technique parce que nous avons la gestion de ces dossiers de validation des soins qui sont faits ».

Les non-dits

Sauf que Manaouda Malachie oublie d’avouer que le projet de Couverture Santé universel ne décolle pas à cause du manque de volonté politique comme le dénonce les ONG, les partenaires du Cameroun et les acteurs du secteur de la santé. A ce sujet, le docteur Phanuel Babimana, représentant résident de l’OMS au Cameroun déplorait un rythme d’avancement du projet qui n’est pas satisfaisant. « Ce qui est urgent, c’est vraiment l’accélération…L’administration qui a un rôle a joué doit pouvoir traiter de façon urgente pour que les populations puisse accéder au service ». A Bertrand Kampoer, directeur exécutif de For Impacts In Social Health, d’ajouter : « Il faut le dire avec force que le premier pilier de la Couverture Santé Universelle est la volonté politique. C’est elle qui catalyse et déclenche tout le processus. Même si la mise en œuvre intégrale de la CSU peut être complexe. Le plus important est et va demeurer la volonté politique. L’appui technique est disponible et payée par des agences du système des Nations unies quand pour des pays qui en font la demande. C’est sincèrement dommage que le Président de la République en fait une priorité des priorités depuis 2011 et les autorités en charge de la mise en œuvre soient incapables de l’implémenter. En plus, il est difficile de comprendre comment un tel processus peut être confié à des partenaires externes alors qu’une entreprise nationale qui a fait ses preuves notamment la CPNS a présenté un model et une offre réaliste et contextuellement adaptée qui peut permettre effectivement aux Camerounais de ne pas s’appauvrir en recherchant les soins de santé ».

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