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Crime & Punishment of Saturday, 30 January 2021

Source: 24cameroun.com

Corruption au Cameroun: Laurent Esso et ses collaborateurs classés premiers

Le Ministère de la justice (Minjustice) est classé en tête des institutions les plus corrompues selon le récent rapport de la Commission Nationale Anticorruption (Conac).

Sans grande surprise, la Conac dans son examen sur la situation de la corruption au Cameroun a classé le Minjustice triste champion des administrations les plus corrompues. Une place loin du hasard tant il est connu de tous que l’institution chargée de promouvoir et d’appliquer la justice au nom du peuple souverain s’est transformée depuis des années en un comptoir des magistrats, marchands du droit et des jugements rendus favorables au plus offrants.

Qui paye le mieux à droit. Pourrait-oh qualifier cette expression du slogan favori des justiciers. Hormis les fortes sommes d’argent que le personnel de la justice réclame aux justiciables pour ne pas finalement dire le droit, les lenteurs dans les sentences à prononcer périment l’univers de la justice camerounaise avec pour conséquence immédiate l’emprisonnement des personnes en attente de jugement. Le drame au sujet des citoyens libres de tout mouvement après avoir passé des années derrière les barreaux est légion.

Mais l’indemnisation bien quelle soit prescrite dans les textes pour remédier aux pareilles injustices n’existe que sur le papier. Les victimes d’une justice subjective n’ont jamais obtenu gain de cause dans les manoeuvres de non droit entretenues par les fonctionnaires de la justice. La Conac vient de sonner I’ alarme sur les déviances du corps de la justice.

« À la suite des investigations ayant permis la découverte des cas graves de détournements de biens- publics dans le cadre du paiement des frais de justice dans les trésoreries générales de Buéa et de Bertoua, le président de la Conac a prescrit que les investigations s’étendent à toutes les autres trésoreries générales du pays afin de déterminer l’ampleur de détournement des biens publics dans les opérations de paiement des frais de justice à l’échelle nationale ».

Il ressort de l’argument de la Conac d’une poursuite des investigations coordonnées par Dieudonné Massigams qui préside l’institution de lutte contre la Corruption. Cependant la Conac détaille dans son rapport les stratagèmes imaginés par les acteurs de la corruption en vue de brouiller les pistes de mauvaises actions.

« L’équipe de mission de la Conac a constaté une discordance entre les données inscrites dans les balances de compte et le montant total des pièces justificatives. La mission de la Conac a également relevé le paiement de certaines taxes à des bénéficiaires illégaux en violation du principe de l’acquit libéral. »

Cette autre sortie de la Conac à forte connotation interpellatrice des autorités en charge de la justice renforce l’idée selon laquelle au pays de Paul Biya » la loi du plus fort est la meilleure ». Une réalité que les camerounais de la classe pauvre majoritaire vivent au quotidien.

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