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xxxxxxxxxxx of Friday, 12 March 2021

Source: camer.be

Coronavirus: que devient le traitement de Mgr Kleda?

Au-delà de la bonne volonté manifestée par les pouvoirs publics camerounais depuis l’avènement du nouveau coronavirus, ce qui compte, ce sont des actes.



Dans un tweet daté du lundi 27 avril 2020, le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, faisait montre d'un patriotisme assez étonnant : « Je viens de saisir Monseigneur [Samuel Kléda] cet après-midi pour qu’une équipe conduite par le directeur de la pharmacie se déplace sur Douala pour évaluer son process et l’accompagner sur tous les plans », écrivait-il en substance. Presque vingt minutes après, le membre du gouvernement, dans la même veine, annonçait son intention d’expérimenter une autre solution venant du président malgache, alors au coeur d’une vive polémique nourrie par des officines occidentales, qui doutaient de la fiabilité scientifique de la recette « locale » ou africaine trouvée par le dirigeant africain.

Bonne volonté, somme toute. Car, par la suite, des personnalités insoupçonnées s'étaient déportées à Douala, parfois sous le prétexte de remercier le dignitaire catholique ou de porter les remerciements d'une certaine hiérarchie au pouvoir. Mais au-delà de ces petits soutiens financiers apportés par certains individus à titre personnel ou au nom d'un supérieur, la question d'accompagnement se pose avec acuité. Passé le discours public du patron de la Santé, et celui récurrent de certains de ses collègues, dont la ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation, aucune mesure forte n'a été prise, du moins pas officiellement. Par conséquent, le propriétaire de la marque déposée Elixir-Covid et Covid-Adsad doit continuer à se contenter d'une production artisanale, avec pour conséquences évidentes les ruptures de stock dues quelquefois à la pénurie de la matière première, c'est-à-dire des essences devant servir à la fabrication du produit.



Ruptures d'autant plus évidentes qu'en l'espèce, l'offre demeure largement inferieure à la demande. Du fait de la circulation du virus, elle même due au relâchement des mesures barrières. Des questions se posent au demeurant, toutes pertinentes. En tant que garant de la santé communautaire, le gouvernement est-il vraiment sincère quand il annonce, via le ministre de la Santé, sa volonté d'oeuvrer pour la production à grande échelle des produits mis en oeuvre par notre compatriote Kléda ? Si oui, pourquoi ne pèse-t-il pas de tout son poids dans la perspective d'une production industrielle afin que ces produits soient trouvables dans les rayons des pharmacies des hôpitaux publics, aux côtés des autres offres ?

Certes il y a cette louable initiative, le 25 juin 2020 au palais des Congrès de Yaoundé, où le gouvernement et des députés partcipèrent à un échange avec des phytothérapeutes praticiens proposant dans leur dizaine de stands des kits de traitement à base des plantes. Mais pourquoi le financement de toutes ces initiatives proposées jusqu'ici ne suit pas ?

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