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General News of Thursday, 23 July 2020

Source: Actu Cameroun

Coronavirus : le juteux business du Minsanté de Malachie Manouada


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La survenue de la pandémie a donné lieu à des pratiques peu orthodoxes tous azimuts dans la gestion des fonds dédiés. La surfacturation a fait son lit dans les couloirs du ministère de la santé publique et des abus sont observés dans l’acquisition du matériel lié à la lutte contre le coronavirus. Et les opposants au régime de Paul Biya s’en donnent à cœur joie, armé du bâton à eux fourni par le ministre de la Santé pour fustiger le gouvernement.
La polémique ne cesse d’enfler dans l’opinion, depuis que des révélations sont faites sur la toile et dans les journaux au sujet de la gestion de la pandémie du Coronavirus par le ministère de la santé publique. A la tête des dénonciateurs, se trouve le député de Douala cinquième, sous la bannière du Social Democratic Front (SDF), Jean Michel Nintcheu.

Allant des chiffres sur les nouvelles contaminations, aux tests de dépistage qualifiés d’antigéniques, en passant par les centres agréés et les bons de commande, le parlementaire de l’opposition dénonce la transformation du ministère de la Santé publique, en « ministère de la Covid-19 », au détriment des autres pathologies qui pourtant, ne cessent de causer des ravages au sein du peuple. Il termine d’ailleurs son propos en exigeant purement et simplement la démission du ministre Malachie Manaouda.

« Je découvre moi aussi les chiffres sur les nouvelles contaminations avec vous à la télévision le soir au journal télévisé de la chaîne nationale », nous confiait récemment un médecin d’un hôpital public de Yaoundé, engagé au sein de sa structure dans la lutte contre la pandémie.



« Nous passons plus d’une semaine ici, sans aucun cas positif, pourtant nous sommes un hôpital assez sollicité dans la capitale, vous remarquez d’ailleurs le dispositif de riposte à l’entrée de l’hôpital, mais les chiffres quant à eux sont en hausse tous les jours. On arrive à la conclusion que ces cas sont sûrement détectés dans d’autres structures », avait-il poursuivi, comme pour avouer que la gestion de la pandémie par les instances sanitaires du pays ressemblait à y regarder de près, à un véritable serpent de mer.


En s’appuyant sur les déclarations de l’honorable Nintcheu, on a envie de croire que les confidences du médecin ne sont pas dénuées de tous sous-entendus. Le responsable du SDF prend pour illustrer le fait des malades fictifs déclarés par les autorités sanitaires, le cas du centre de riposte anti-Covid de Yassa à Douala. 10 malades enregistrés sont devenus officiellement 150.

Lorsqu’on sait que décision a été prise de prendre en charge gratuitement tout malade de coronavirus, et que cette prise en charge coûte 300.000 Fcfa, par patient et par jour à l’Etat, c’est-à-dire au contribuable, le ratio fait, démontre du gap dégagé et de la somme sortie par le trésor public. Et si la prise en charge prend 14 jours dans un centre anti-Covid, l’enveloppe débloquée est conséquente. Le gonflement des effectifs des atteints du Coronavirus ne serait donc pas l’apanage du seul centre de Yassa à Douala, Ga-et d’autres hôpitaux abritant les centres de prise en charge sont sujets aux mêmes pratiques.

Responsabilités
Autres faits, qui donnent au député SDF, des armes pour dénoncer la mafia observé au Minsanté, la non occupation des différents centres annexes réquisitionnés, la qualité des travaux, leurs équipements et les fournisseurs des divers médicaments, services et prestations. Il existe comme une opacité au niveau de la gestion du fonds de solidarité dédié à la pandémie, lorsqu’on sait que des particuliers, des entreprises et l’Etat y ont mis de l’argent, foutes choses qui poussent le député à demander des comptes, et surtout un compte d’emploi pour des besoins de transparence. Un bémol est aussi émis à l’endroit des tests de dépistage actuellement en circulation et effectués sur les personnes soupçonnées de porter la maladie, à la raison qu’ils ne sont pas homologués à l’international et sont de ce fait peu fiables.


L’heure est donc à la révision du paradigme de lutte contre cette pandémie mondiale au Cameroun. Le président Paul Biya ne cesse de marteler les objectifs de développement qu’il nourrit pour l’ensemble de ses compatriotes. A cet effet, un nouveau scandale financier, dans un domaine régalien de l’Etat comme celui de la santé pour tous, serait de trop.

Le Coronavirus a déjà causé beaucoup de torts à plusieurs secteurs de la vie des Camerounais. S’en servir pour davantage ponctionner les ressources déjà insuffisantes pour réaliser l’ensemble des œuvres sociales dont à besoin la majorité du peuple, mérite pour tout contrevenant, une sanction exemplaire, à la hauteur du préjudice collectif causé à la masse. Vivement que les instances de contrôle examinent de près ce qui se passe dans la lutte contre le Coronavirus.

Il y a pi ce au Cameroun qui aurait pu se prévaloir de la même attention, et peut-être, sans nécessiter une telle mobilisation’ des ressources. L’utilisation à bon escient qu’on attend de la gestion des ressources mises à disposition pour barrer la route au Covid-19, les sacrifices et les efforts consentis doivent être à la hauteur des attentes du peuple, à qui les gestionnaires, au-delà du respect, doivent clarté et bonne gouvernance. Il y va de l’image même de Paul Biya qui les place à ces responsabilités.

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