Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 03 09Article 578584

General News of Tuesday, 9 March 2021

Source: www.camerounweb.com

Convocation au SED : premières déclarations de Messanga Nyamding

Convoqué par le SED, Messanga Nyamding a été écouté pendant 4 heures de temps. A sa sortie des locaux de la gendarmerie, le communiquant du RDPC se montre serein. Il ne comprend pas réellement ce qui lui est reproché. Il précise qu’il a été bien traité durant tout le temps passé avec les hommes en uniforme. Messanga Nyamding tient également à préciser que les motifs de propagation de fausses nouvelles n’étaient pas fondées.

« Plus de peur que de mal. Les motifs qui m'ont amené ici; propagation de fausses nouvelles n'étaient pas fondés. J'ai été très bien traité. Le PV a duré de 10h à 14h. Tout s'est bien passé. En réalité, je ne comprends toujours pas le fondement de cette convocation même si on m'a dit qu'on ne m'appelait comme prévenu et qu'on voulait tout simplement m'entendre comme témoin sur certains points. J'ai compris ce qui se passe », a-t-il déclaré.





Retour sur l’affaire

Le politologue et membre du RDPC a été convoqué à la gendarmerie, afin de s'expliquer sur un certain nombre de 'fausses nouvelles' qu'il a diffusées.

Le Professeur Pascal Charlemagne Messanga Nyamding est convoqué ce mardi 09 mars 2021 à la Direction de la Gendarmerie nationale au service central des Recherches judiciaires du SED. Le politologue, à lire la notification de convocation qui lui a été envoyée, devra 'répondre des accusations portant diffusions de fausses nouvelles'.


Le SED s'en prend également à Sismondi Bidjocka




Selon nos investigations, la convocation du patron de RIS RADIO serait liée à l’un de ses éditoriaux sur le scandale de la CAN.

En effet, dans une très coute publication sur sa page Facebook, il y a quelques jours, le Directeur général de RIS radio a accusé le secrétaire général de la présidence de la République de 'vol légal' et de 'braquage'.

'Vous voyez? Vous voyez ? Ferdinand Ngoh Ngoh. Regardez vous-même. Je l'avais dis ici dans un éditorial. L'argent débloqué était destiné à la construction d'un complexe à Olembe et non d'un stade simple. Il est reparti faire signer au président un autre accord d'endettement du pays pour les construction annexes : gymnase, cinéma, stade de basket...etc. ça c'est du vol légal, du braquage', a écrit le journaliste ce matin.

La déclaration du journaliste se place bien entendu dans le contexte de la construction du stade d'Olembe qui aura fait couler tant de salives et d'encres.

Ce qu'il faut savoir


Dans un décret signé le 16 février 2021, Paul Biya ordonne le ministre de l'Economie, de la Planification et de l'Aménagement du Territoire, à signer avec Standard Chartered Bank de Londres et BPI France Export, une convention de crédit d’un montant de plus de 55 milliards de FCFA pour le financement du projet d’achèvement des travaux du complexe d’Olembe à Yaoundé. Le chef de l’Etat intervient au moment où Magil, le constructeur canadien, fait face à une énorme tension de trésorerie pour mener à bien les travaux de finition de cette infrastructure sportive.

Début février courant, l’entreprise a annoncé l’attente de 17 milliards de FCFA pour achever le chantier. On se rappelle que le 29 novembre 2019, le ministre des Sports et de l’Education Physique, Narcisse Mouellé Kombi, signait une note portant résiliation du contrat avec Gruppo Piccini, entreprise italienne, chargée préalablement de la construction du stade d’Olembé, au profit de Magil. L’entreprise canadienne devait donc parachever les travaux.

Pourtant, dans un entretien accordé le 3 décembre 2019 à la CRTV, le média public, Franck Matière, représentant de Magil au Cameroun, confiait que «pour le cas des travaux du complexe sportif d’Olembé, Magil devait apporter le financement à hauteur de 100%. Ce qui veut dire qu’une fois la convention de financement et le contractuel signés, Magil, dans le respect des réglementations en vigueur, fait des tirages au niveau de la banque internationale mais la trésorerie publique et les fonds publics ne sont jamais appelés car nous apportons 100% de financement».

Malheureusement, cela ne s’est pas passé comme convenu, apprend-on de l’entreprise. Pour ces travaux, l’affaire de trésorerie ne devait pas se poser jusqu’à la livraison totale de l’infrastructure. Il était question pour l’entreprise de mettre sa trésorerie à contribution pour le premier mois, en attendant le soutien opérationnel du Cameroun et d’autres bailleurs de fonds internationaux. Engagé à fond à livrer l’infrastructure, Magil s’est engagé à veiller aux respects des contrats commerciaux qui lient les financements internationaux à l’Etat du Cameroun, puisque désormais, il était devenu son représentant pour ce type de négociation pour l’avancée des travaux à Olembé.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter