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General News of Tuesday, 19 May 2020

Source: www.camerounweb.com

Contre Biya : la diaspora lance l’assaut décisif demain

La diaspora camerounaise ne décolère pas. A quelques heures de la commémoration de l’unité nationale, elle annonce des actions d’envergure dans toutes les villes du monde pour ce 20 mai 2020. Le Conseil des Camerounais de la Diaspora (CCD) initiateur des manifestations déclare que Paul Biya et son régime ont atteint le seul de l’intolérable et de l’inadmissible. Les Camerounais de la Diaspora accuse le président Biya d’avoir abandonné son peuple durant la pandémie du Covid-19.


Le CCD saisit également cette opportunité pour dit-il se souvenir des milliers de morts des deux régions anglophones du Cameroun, « des centaines de prisonniers qui peuplent injustement nos pénitenciers, des martyrs lâchement tués sans raison, sans oublier ces journalistes, bâillonnés, mais dont le seul crime a consisté à vouloir informer les citoyens ».


Camerounweb vous propose l’intégralité de la note du CDD

MISE EN DEMEURE HISTORIQUE
AUTORITÉS POLITIQUES, ADMINISTRATIVES ET MILITAIRES, VOUS EN ÊTES DÉSORMAIS PRÉVENUES !!!
Très chers Compatriotes,
Très chers Amis du Cameroun,
Mesdames et Messieurs,

Le 20 mai 2020 fera date au Cameroun. Le peuple, comme un seul homme, se lèvera du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, pour se réinventer. Longtemps en quête de leur liberté et de leur souveraineté inaliénables, les Camerounais, blessés dans leur amour propre et leur orgueil patriotique, entendent profiter de la fête nationale annulée, pour mettre l’État devant ses responsabilités. L’occasion sera également idoine pour interpeller Paul Biya, président de fait de la République du Cameroun, au sujet de son silence devenu assourdissant, depuis la survenue de la pandémie du coronavirus qui fait perdre le sommeil à tous les autres dirigeants du monde entier. Plutôt que de rassurer ses compatriotes à la croisée des chemins et, comme pris entre quatre feux, Paul Biya, tel un homme qui se moque de ses congénères en pleine noyade, reste de marbre et demeure muet comme une carpe, tandis qu’il est supposé être leur unique bouée de sauvetage.
Alors que le COVID-19 fauche déjà des centaines de vies au Cameroun, Paul Biya n’a jamais cru bon de faire la moindre sortie pour mobiliser ses concitoyens et partager avec eux leurs moments d’angoisse, de psychose, de détresse et de vicissitudes. Seuls contre un destin devenu cruel et terriblement mortel à cause du coronavirus, les Camerounais, plus que jamais, se sont sentis abandonnés à leur triste sort et carrément jetés à la vindicte de cette pandémie ô combien dévastatrice.


Sans distinction tribale, ethnique, politique, idéologique, ni religieuse, les Camerounais ont décidé de prendre d’assaut, dès le 20 mai 2020, les rues des différentes villes de leur pays pour dire leur ras-le-bol, crier leur désapprobation, partager à l’humanité entière leur mal-être et crever publiquement l’abcès de la mal gouvernance qui martyrise leur quotidien depuis bientôt 40 ans.


Quelle que soit leur appartenance politique ou ethnique, d’où qu’ils viennent, peu importe la religion qu’ils pratiquent, les Camerounais, dans leur immense majorité, sont désormais convaincus, que le coronavirus, bien que maudit, est un mal pour un bien au Cameroun. Cette pandémie a au moins le mérite historique d’avoir permis à Paul Biya et son régime aux abois et définitivement en perte de vitesse, d’étaler à la face de l’univers, leurs tares et leurs innombrables faiblesses managériales. À quelque chose, dit-on à juste titre, malheur est bon. Les pourfendeurs de ce régime et ses rares thuriféraires sont d’accord sur une chose. Paul Biya a atteint le seuil de l’intolérable et de l’inadmissible. En bref, le président illégitime du Cameroun donne à comprendre à quel point il est d’un cynisme incommensurable.


Les statistiques sont parlantes voire même effroyables. Aujourd’hui, le Cameroun caracole au premier rang des pays africains les plus frappés par la pandémie du coronavirus. N’en déplaise au gouvernement qui a fait le choix suicidaire de ne pas révéler les vrais chiffres pour des raisons que la raison elle-même ignore. Tous ces morts à la pelle doivent être imputés au régime de Paul Biya, qui n’a jamais eu le don de l’anticipation, ni le sens de la proactivité. Conséquence logique et somme toute compréhensible, nous sommes les premiers de la classe en matière de nombre de victimes de coronavirus, mais les derniers en termes de méthodes de lutte contre la pandémie. En témoigne le récent déconfinement décidé par un gouvernement camerounais complètement déboussolé. Nous sommes même inaptes à copier les bons exemples venus d’autres pays, parfois moins nantis que le Cameroun en tous points de vue. Le CCD ( Conseil des Camerounais de la Diaspora ) s’incline devant la mémoire de toutes les victimes du coronavirus et adresse ses sincères condoléances aux familles si durement éprouvées. Faute pour le soi-disant président de la République du Cameroun, Paul Biya, de pouvoir s’adresser aux milliers de personnes ayant perdu leurs proches, emportés par ce vilain virus, ne serait-ce qu’à la faveur d’une allocution symbolique, le CCD le fait au nom de tous les Camerounais soucieux de mettre du baume sur le cœur de leurs compatriotes endeuillés en cette période de détresse sanitaire.


À tous les compatriotes, épris de liberté et de souveraineté véritables, le Conseil des Camerounais de la Diaspora tient à rappeler que c’est le moment ou jamais, de saisir l’occasion que nous offre le 20 mai prochain pour siffler la fin de cette dictature empreinte de sang. Profitons en chœur de cette chance mémorable que nous donne «la prochaine fête de l’unité», pour nous souvenir des milliers de morts des deux régions anglophones du Cameroun, des centaines de prisonniers qui peuplent injustement nos pénitenciers, des martyrs lâchement tués sans raison, sans oublier ces journalistes, bâillonnés, mais dont le seul crime a consisté à vouloir informer les citoyens.


Le peuple camerounais souffre dans sa chair et dans son âme, du fait des nombreux détournements de deniers publics restés impunis. Ces détourneurs incorrigibles des fonds étatiques, nous les connaissons nommément par ailleurs. Seulement, ils sont plutôt récompensés de leurs efforts de vol en séries et montent en grade dans les sphères décisionnelles du pays. À la surprise générale !


Le 20 prochain, disons également «non» à cette forfaiture intenable. Se taire devant de telles situations, serait valider ou cautionner l’imposture qui nous gouverne et face à laquelle nous restons toujours, hélas, motus et bouche cousue. Le 20 mai prochain doit marquer l’avènement d’un autre Cameroun.
La fête de l’unité n’est plus qu’une fuite en avant aux yeux des Camerounais.



Un demi-siècle après, le Cameroun régresse sur l’échiquier des Nations du monde. L’heure est chaque fois au triomphe de la culture de la division, de la peur, de la répression aveugle et des tueries à grande échelle. Toutes ces dérives dictatoriales sont les «faits d’armes» macabres d’une caste qui a choisi de s’arc-bouter au pouvoir contre vents et marées. La preuve, les milliers de morts des deux régions anglophones du Cameroun ne semblent pas émouvoir outre mesure le pouvoir en place. Tout ce qui vaut son pesant d’or pour cette bande d’incapables encore à la manœuvre, c’est le pouvoir à perpétuité. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, le CCD, en collaboration avec toute la Diaspora révolutionnaire, a décidé, au nom du peuple innocent conduit à l’abattoir par ses dirigeants sans boussole, de déposer en bonne et due forme une plainte contre une quarantaine de personnalités et concitoyens de différentes catégories socioprofessionnelles, y compris de la haute hiérarchie militaire, tous impliqués dans les massacres des populations civiles à différents endroits bien connus et tout à fait identifiés du territoire camerounais. Aussi prévenons-nous toutes ces personnes déjà bien trempées dans les massacres aujourd’hui décriés et coupables de violations graves des droits humains, avec à la clé des appels au génocide, de notre détermination.


La Diaspora révolutionnaire s’engage particulièrement sur l’honneur à faire descendre dans les rues tous les Camerounais à compter du 20 mai 2020. Elle veillera à ce que tout se passe dans le calme et la sérénité absolus. À travers le CCD, elle invite les sbires du dictateur Paul Biya, à se soustraire des représailles qui pourraient être en préparation, sous peine de voir leur cas s’aggraver à l’International.



Nous, Camerounais de la diaspora, sommes plus que jamais vent debout contre la dictature dans notre pays et nous réservons le droit de prendre d’assaut toutes les représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger, en cas de violences de quelque nature que ce soit, perpétrées sur des manifestants pacifiques les jours à venir.



Le Conseil des Camerounais de la Diaspora(CCD) et l’ensemble de la Diaspora révolutionnaire réitèrent leur engagement à se battre pour un Cameroun libre et définitivement indépendant. Pour nous, rien n’est au-dessus du Cameroun et des Camerounais pour lesquels nous nous battrons jusqu’au sacrifice suprême, si tel est le prix à payer pour installer notre pays sur le piédestal qu’il mérite.


LES CAMEROUNAIS ONT RENDEZ-VOUS AVEC LEUR DESTIN LE 20 MAI 2020.
LA PATRIE OU LA MORT, NOUS VAINCRONS !!!!
Vive la Diaspora révolutionnaire !
Vive le peuple réconcilié du Cameroun !
Vive le Cameroun libre !
Fait à Paris, le 18 mai 2020
Pour le CCD
Le Général-Président Robert WANTO
Les Porte-Paroles Henri KINGUE KWATE & Narcisse BANEGA

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