Vous-êtes ici: AccueilInfos2021 02 08Article 572041

General News of Monday, 8 February 2021

Source: La Nouvelle N°577

Contrats fictifs : trois ministres de Paul Biya dans le viseur du TCS

Le point le plus culminant arrivera lorsque le représentant du ministère public est revenu à la charge en présentant au tribunal, certaines preuves secondaires faisant état de 36 marchés spéciaux dits "fictifs", exécutés au sein du ministère de la défense courant 2010-2015. Seulement, ces preuves secondaires feront face à la riposte acerbe des conseils des accusés. Me Ntamack pour sa part, agissant ès qualité de conseil de l'ancien Mindef, n'a pas manqué d'exprimer son étonnement de voir ces marchés fictifs imputés à son client, alors que le principal signataire n'est autre que le secrétaire général à la présidence de la République.


C'est certainement ce qui a poussé de nombreux observateurs à se demander si l'actuel ministre d'Etat, secrétaire général à la présidence de la République ne sera pas appelé à comparaitre devant le TCS au cas où ces preuves étaient admises. Tout comme son prédécesseur Laurent Esso en ce qui concerne les contrats signés en 2010. Si Me Mandeng, le conseil de Victor Emmanuel Menye ne voit pas le rôle qu'aurait joué son client dans la passation de ces marchés, leur attribution et surtout leur exécution au sein du Mondef, car le nom de celui-ci ne figurant sur aucun document, l'avocat va davantage exprimer son indignation face au jeu troublé joué par le conseil de l'Etat qui ne lui a jamais présenté lesdites preuves secondaires brandies lors de l'audience de la semaine dernière, ce depuis le début de la procédure. Et de nombreux observateurs de se demander pourquoi cette collusion maffieuse et délictuelle veut-elle absolument être établie entre Victor Emmanuel Menye et Edgard Alain Mebe Ngo'o?

Nos sources nous renseignent d'ailleurs à ce sujet que l'ancien directeur général adjoint de la Scb a bien avant sa collaboration avec Mebe Ngo'o, eu à traiter des opérations du ministère de la défense avec les prédécesseurs du fils de Nkolfon, notamment Amadou Ali, Laurent Esso, Remy Ze Meka.

Un partenariat qui a même continué sous l’ère Beti Assomo après 2015, lros que Edgar Mebe Ngo'o quitte ledit ministère. Est-ce la raison pour laquelle les documents relatif à la signature desdits marchés n'ont pas été présentés à son client comme le déplore Me Mandeng? De nombreux jouisseurs n'hésitent pas à franchir le pas pour le subodorer.


Soit! Et comme pour se dédouaner face à ces multiples observations exprimées par les conseils des accusés, le conseil de l'Etat va clairement indiquer qu'en présentant ces documents à l'appréciation des uns et des autres au cours de l'audience, le but visé était de savoir si ces derniers répondaient aux éléments de forme en vue de leur acceptation par le tribunal. Il n'était donc pas question, d'examiner ces preuves secondaires dans le fonds, surtout qu’elles peuvent ne pas être acceptés par le TCS. Concernant l'origine des preuves secondaires présentées par le représentant du ministère public, le conseil de l'Etat va indiquer pour la gouverne des uns et des autres que ces marchés sont logés à la chambre des comtes de la cour suprême, seule dépositaire de la comptabilité de l'Etat. Une réponse qui ne va pas satisfaire certains conseils des accusés. Rendez-vous a donc été pris pour le 18 février pour la suite des débats.

Vous êtes témoin d'un fait, vous avez une information, un scoop ou un sujet d'actualité à diffuser? Envoyez-nous vos infos, photos ou vidéos sur WhatsApp +237 650 531 887 ou par email ! Les meilleurs seront sélectionnés et vérifiés par la rédaction puis publiés sur le site.

Rejoignez notre newsletter