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General News of Thursday, 16 May 2019

Source: journalducameroun.com

Conseil de sécurité: le Cameroun proteste contre une volonté d’ingérence

Dans sa communication lundi, l’ambassadeur Tommo Monthe a déclaré que les assises du Conseil de sécurité sur la crise humanitaire dans le pays cachent en fait une manœuvre des supers puissances pour s’ingérer dans les affaires du Cameroun.

La situation humanitaire au Cameroun était à l’ordre du jour d’une réunion informelle du Conseil de sécurité convoquée lundi, 13 mai, par les Etats-Unis. Un prétexte, proteste le représentant permanent du Cameroun aux Nations unies, Michel Tommo Monthe. Il croit y déceler un prétexte pour «chercher des poux sur la tête du Cameroun».

«Tout a été centré uniquement sur le Nord-Ouest et le Sud-Ouest Cameroun. J’ai entendu de manière furtive quelques allusions à peine sur les autres régions, a-t-il souligné lors des débats lundi. Ce qui laisse comprendre que le sujet annoncé n’a pas été abordé comme tel et on comprend donc qu’on est venu chercher des poux sur la tête et des chiques sur les pieds du Cameroun».

La réunion tenue lundi à New York ne donne lieu à aucune déclaration officielle, ni résolution. Elle tient lieu de cadre d’information à la communauté internationale, bien qu’elle demeure une étape du processus au Conseil de sécurité. L’organe a jugé urgente la situation humanitaire dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Il n’en est rien, déclare Michel Tommo Monthe, dans une volonté de minimiser la situation dans ces deux régions en proie à de violences depuis trois ans. «La situation humanitaire au Cameroun ne constitue en rien une menace à la paix et la sécurité internationale», a-t-il indiqué, ajoutant «D’aucuns ont avancé l’argument de la prévention. Quelle prévention alors! Pourrait-on s’écrier et quelle serait la ligne de démarcation entre prévention et volonté d’intervention sous des prétextes humanitaires qui hantent certains esprits?»

Le diplomate soutient que des mesures sont mises en œuvre pour déstabiliser le Cameroun. Ce projet d’un autre genre, soutient-il, est mis en exécution par les médias, les ONG et les activistes camerounais qui procèdent par une exagération des chiffres.