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General News of Wednesday, 7 October 2020

Source: Signatures n°147

Confidentiel : la marche du 22 septembre a créé un malaise au MRC

Le promoteur de la marche du 22 septembre s’appelle Maurice Kamto. Il est connu comme un intellectuel de haut vol, puisque professeur d’universités et de plus en plus comme homme politique.

Sur sa première identité, je refuse de le qualifier, parce que je ne peux pas le qualifier. Professeur d’universités, je ne le serai jamais. D’ailleurs, ceux qui le connaissent sur ce plan, disent de lui, qu’il est un dinosaure de la science juridique. Certains de ses écrits le confirment et personnellement je reconnais que le texte paru dans le journal Mutations où il défendait la victoire de Paul Biya lors des élections présidentielles de 2004 restera à jamais un modèle d’écriture journalistique. Donc chapeau bas.De l’homme politique maintenant, lui-même peut,’ plus que quiconque, comprendre pourquoi plus intelligent que lui et moi a dit que : «la critique est facile, l’art est difficile». Le brillant théoricien s’avère un piètre praticien. Ce qui est incompréhensible. Car avec un cv comme le sien, on ne comprend pas qu’il vole si bas, surtout que le droit et la politique .ont normalement des atomes crochus. Même tous ces agrégés qui sont autour de lui ont été, depuis longtemps contaminé.

Rêve

Quand il décide de se lancer en politique, il n’a que son passé d’universitaire et son passage dans le gouvernement comme ministre délégué au ministère de la Justice. Sept ans durant, il a occupé cette fonction. Avec tous les avantages induits. Il fera partie des avocats commis pour défendre les intérêts du Cameroun dans l’affaire qui opposait notre pays au Nigéria au sujet de la péninsule de Bakassi. D’autres avantages liés à son poste lui sont imputés. On parle de milliards. Et de temps en temps on le lui rappelle comme un épouvantail. Car pouvant le rapprocher du Tes.



Tous ces avantages, il les a eus sous le régime qu’il dit combattre aujourd’hui. Paul Biya qui l’a nommé est toujours en poste et c’est encore lui, du haut de ses prérogatives qui l’a sorti de prison l’année dernière. Ce passé fait dire au père des “villes mortes” des années 90, Mboua Massock pour ne pas le nommer que le Président du Mrc de par son passé, ne peut pas jouer le rôle qu’il veut jouer, et pour lui, Maurice, n’a pas l’étoffe d’un leader politique. Lui qui, à la simple vue d’un homme en treillis fait pipi dans son pantalon, pour ne pas dire plus. Même son homologue, Patrice Nganang est de cet avis, et il ne manque pas d’en faire un sujet de railleries sur les pipis de … Maurice.

No name

Quand il décide de programmer la marche du 22 septembre, l’homme n’est rien. En dehors de son passé d’ancien candidat malheureux à la présidentielle de 2018 où il a occupé juste la deuxième place. Il n’est rien parce qu’il a refusé à sort parti de se présenter aux municipales et législatives de février dernier. Le Mrc n’a ni conseiller municipal, encore moins un parlementaire dans ses rangs. Au nom de quoi décide-t-il alors de lancer un mot d’ordre qui va contre les institutions en place ? Une marche pour exiger la non tenue dès élections du 6 décembre prochain, devant asseoir les conseillers régionaux. Mieux pour réclamer la démission du président de la République démocratiquement élu, vainqueur des urnes avec un pourcentage éloquent de 7L28% contre ses 14%. Simple provocation ? Rébellion ? Pyromane ? Souci effréné de mettre le pays à feu et à sang ? Entrepreneur du désordre ? Défi des institutions ?

Échec

On ne cessera jamais de se poser des questions quant à l’agenda caché mais non moins incandescent A-t-il seulement tenu compte de la veille des rentrées scolaires ?

S’est-il soucié du fait que son pays fait déjà face à plusieurs crises sécuritaires et celui qu’il s’apprêtait à provoquer était de trop ? Président d’un parti politique, qu’a-t-i| fait ou proposé quant à la résolution de la crise du Noso dont il s’en sert pour prétexter sa démarche ? Kamto est un cas où seuls les spécialistes de la science médicale peuvent chercher à comprendre que ce soit un universitaire si respecté qui vole politiquement si bas ?

Il n’a pas compris que dans son propre parti, ils sont de plus en plus nombreux à ne plus le suivre aveuglement Où étaient Michelle Ndocki dont le silence en dit long ou Celestin Djamen qui a dénoncé la marche, pour ne citer que ces deux-là. Penser à l’appui des partis politiques d’opposition sans relief dont les aigreurs animent leur dirigeant, était risqué. La preuve, le résultat catastrophique des marches. On espère qu’il a cette fois-ci mieux apprécié ce qu’il représente dans ce pays qui compte une trentaine de millions d’habitants. A peine quelques égarés pour suivre son mot d’ordre.

Quelques jeunes désœuvrés motivés par des promesses fallacieuses quelques pièces d’argent et de stupéfiants. Ils iront bientôt rejoindre en prison, ceux que Kamto a oubliés là-bas, lors de son premier passage ; car le Cameroun, est un Etat de droit. On ne défie pas impunément l’autorité de l’Etat. Et vous allez certainement mieux comprendre que votre leader n’en est pas un. On ne fait pas dans l’opposition quand on refuse la voie des urnes, ses agissements ne font pas de lui un républicain. Et nous sommes en République, qu’il ne tribalise pas le débat politique ; parce qu’ils sont nombreux à croire que ce parti est un mouvement communautaire. En rejetant les régionales, il rejette le développement.

Et comment lui dire qu’en politique, il n’y a pas que le poste de président de la République. Pourquoi avoir empêché ses militants de postuler les municipales et législatives ? Ce qui les pénalise aujourd’hui. Égoïste, égocentrique ? Seuls quelques moutons de panurge font encore dans le suivisme parce que politiquement, il n’y a plus rien à espérer… et dire que certains ont marché ? Ils n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Une sagesse de chez moi rappelle que les conseillers rie sont pas toujours les payeurs. Ceux qui donnent les conseils ne sont pas ceux qui payent le prix fort. Certains passent déjà des moments difficiles, Kamto est dans sa résidence. Et il n’en est pas à son premier coup.

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