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General News of Wednesday, 18 November 2020

Source: Cameroon Info

Confession: sur Canal 2, l’ancien magistrat Martin Bitond avoue qu’il a été corrompu

Celui qui est devenu avocat après avoir pris sa retraite explique qu’il a ensuite abandonné la mauvaise voie qu’il avait choisie pour se muer en terreur des corrompus.

C’est un aveu, une confession comme on n’en voit pas souvent sur la scène publique camerounaise. Le magistrat à la retraite Martin Bitond est le dernier à avoir avoué ses indélicatesses passées. Il a fait sa révélation à la télévision Canal 2 International dimanche 15 Novembre 2020, au cours de l’échange qu’il a eu avec son vis-à vis Me Charles Tchoungang dans la rubrique « le duel » lors de l’émission L’Arène.

Lorsque le modérateur Rodrigue Tongue lui demande s’il a entendu, de toute sa carrière, qu’un magistrat avait demandé ou avait obtenu des bakchichs pour prononcer un verdict qui serait à la faveur d’un tel ou d’un autre, il lâche cette réponse surprenante : « moi-même j’en prenais. Je vous l’avoue. Mais quand je n’avais pas encore connu ma mutation spirituelle. J’ai été magistrat. A un moment donné, j’en ai pris. Mais ce n’était pas pour dire que c’était une bonne chose. C’est parce que j’étais ignorant. Mais à partir de 1990 lorsque j’ai connu ma mutation spirituelle. Jusqu’à ce que je sorte de la magistrature, je combattais plutôt la corruption ».

C’est ce magistrat devenu avocat après sa retraite qui sera poursuivi devant le Conseil Supérieur de la Magistrature en l’an 2000. Pas pour des raisons déontologiques ou d’éthique, précise-t-il. Plutôt sous l’instigation, insiste-t-il, de personnes qui lui en voulaient à cause de sa lutte acharnée contre la corruption. « J’ai tenu le Conseil supérieur de la magistrature en haleine pendant 75 minutes. Ce n’était jamais arrivé devant le président Biya. Et c’est après moi qu’on a dit que « plus jamais plus de 15 à 20 minutes. Je luttais contre la corruption. J’étais le président de la collégialité dans l’affaire de l’enfant décapité à Douala et j’ai dit « non à la corruption » parce que justement je venais de connaître ma mutation spirituelle et comment est-ce qu’il fallait me liquider ? Il fallait trouver un bouc émissaire et j’ai commis une erreur judiciaire », rapporte Martin Bitond.

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