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xxxxxxxxxxx of Sunday, 9 May 2021

Source: camerounweb.com

Conditions de détention au Cameroun: le cri de détresse de Sa Majesté Fo'o Sokoudjou

Ce dimanche, le roi des Bamendjou, Sa Majesté Fo'o Sokoudjou Jean Philippe Rameau tourne son regarde vers les détenus des prisons du Cameroun. Dans son hebdomadaire message, il exprime son inquiétude et lance un appel aux gouvernants afin de libérer les détenus de Bafoussam qui, selon lui, "mourraient comme des enfants des poules sous mes yeux".

Même comme la face du temps dehors la ne donne pas à rire, il y a la malédiction sur la tête de celui-là que le feu peut passer par ses mains pour brûler la maison !

Je dors sans dormir en voyant toutes les qualités de feu qu'on se promène partout pour allumer la, en voyant comment les uns et les autres sont entrain de porter la, je me demande où est ce qu'on mettra le village de quelqu'un ?

Que chacun ouvre bien ses yeux pour voir le vent qui souffle à la tête de la colline là pour comprendre que nous avons fait le marché mais nous sommes encore au marché. Tu ne peux pas avoir le sifflet à l’œil et dormir si non en te réveillant on serait partir te jeter. Si ça sent encore à côté de la maison comme ça, ça veut dire que nous même nous n'avons pas encore discuté jusqu'à sorti sur ça et quand le crabe siffle quelque part l'eau fini toujours par blanchir là-bas.

Je lance l'œil je vois comment ça regarde la, je compte ça ne fait que me troubler, je cherche le côté je ne trouve pas. Je me demande que le peuple soit debout au carrefour comme ça pour attendre qui?

Ceux-là qui avaient traversés l'eau et casser le pont et qui disent que le peuple en respirant ils seront que cadavres? Où ceux qui ont dit qu'ils ont cherchés jusqu'à trouvés le côté pour enlever la corde au cou du peuple mais qui étant encore en route se détruisent les corps si bien que le peuple connait déjà ce qu'ils sont? Même comme c'est comme ça, que chacun mette dans sa tête que dieu ne jette jamais ses enfants et que c'est le vent qui ramasse le bois de ceux qui n'ont pas de machettes.

Quand je passe mes journées à porter le deuil comme ça, certains qui sont déjà rassasiés demandent que je cherche ma part quoi sur le village ? Je vais alors me fâcher de vous? Donc si tu manges jusqu'à être rassasié et que le village se brûle même, ça ne te cherche pas!! N'est-ce pas vous avez trouvés qu'on a déjà préparé jusqu'à c'est cuit ?
Je pleure ce que mes yeux ont vu et mes oreilles ont entendu
Je pleure la quantité de souffrance que j'ai vu dans les prisons de Bafoussam, de Dschang, de Bafia et que je croyais que c'était pour acheter le sommeil aux enfants des enfants de nos enfants.

Je pleure le dormir sans dormir dans les brousses parce que vos parents refusaient qu'ils ne vont pas laissés leurs pays aux rouges pieds, qu'ils ne peuvent pas arrêter leur viande et qu'on mange sans même leur proposer les intestins avant qu'ils refusent! C'était la souffrance de qui si ça devait être encore comme je vois avec mes yeux la? Que en venant aujourd'hui Certains mangent encore et essuient les mains sur la tête des autres!!

Qui part à terre réveiller ceux avec qui nous étions pour leur dire que les mangeurs ne sont même pas restés entendre les travailleurs ?
Je pleure les quantités de pièges qu'on m'a déjà tendu, couvrir avec les herbes et ce n'est que parce que la calebasse du chef ne germe que en brousse que je suis encore en haut aujourd'hui !!
Je pleure la quantité de caca que j'ai mangé dans les prisons de Doumé, kondengui, Yoko juste parce-que j'ai refusé qu'en vendant mon pays je ne serai pas dedans.

Je pleure ma torture ainsi que de nombreux camerounais à la balançoire dans les cellules de la brigade territoriale de Bafoussam et que beaucoup mourraient comme des enfants des poules sous mes yeux.
Je pleure mes 62 compagnons de misères qu'on a jeté dans la chute de la Metché à Bafoussam en juillet 1959 sous mes yeux et que seul les dieux de mes ancêtres m'ont gardé peut-être parce qu'ils ont vu que ce n'est pas par cette route là que je vais les retrouver.

Quand je vois la souffrance et la misère du peuple aujourd’hui, je me demande que c'était alors la souffrance de qui que nous on voyait? Je pleure et l'eau de mes yeux descend dans mon ventre.
Je pleure mes propres femmes que les militaires de l'armée Française ont violées devant moi dans mon palais
C'est quelle qualité de souffrance que je n'ai pas vu?
Et pourtant je ne luttais que pour mon pays et refusait qu'on ne doit pas chier dans la bouche d'un peuple parce qu'on a les rouges pieds.

On luttait pour libérer notre pays et on a payé jusqu'à c'était bien lourd sans être fâché mais c'est ce que je vois encore aujourd'hui qui me fait encore pleurer. En voyant la route par ou nous sommes en train d'aller et qui n'est pas ce que nous on avait comptés, l'eau de mes yeux tombe en goutes. Notre part de lutte c'était pour avoir un seul village et que si on fouille le sac du village qu'on partage sans distinguer les mains. Nous on dormait le rêve que aujourd'hui comme ça Atangana devait accoucher Kamdoum allaite, Abdoulaye est malade, Achidi attend sa maladie, Essoh et Ze dorment dans un même lit sans que l'un n'éteint l'œil de l'autre, Adamou porte Messanga prend. Ce que je vois avec mes yeux la n'est plus cela et ça étouffe la blessure qui a déjà de la peine à se cicatriser. Laissez ma tête comme ça et vous cherchez quelque chose sur la tête des enfants que nous accouchons là. Si le peuple rit je vais aussi rire.

J'appuie les pieds de ceux qui ont la manche de la machette d'avoir un peu pitié du peuple. Il faut desserrer un peu la corde que le peuple a au cou, il ne respire plus. Donc la quantité de quelque chose ne suffit jamais ? Même la petite chose qu'on a donné pour mettre un peu le sommeil dans la tête du peuple que Corona a tout gâté vous portez encore pour aller garder dans les greniers comme ça que le peuple parte se pendre ? En faisant l'autre il faut même avoir peur de dieu. Donc vous avez déjà mis pour vous que même si c'est le deuil, vous allez seulement chercher votre un sel sur ça jusqu'à trouver!. Tout n'est pas que la bagarre et le gourdin. Dans nos traditions, quand c'est trop dur, on fait asseoir tous les enfants, rien qu'en bavardant ça fait baisser le feu sous la marmite.

Au peuple, même comme c'est comme ça, que quelqu’un ne mette pas le feu dans votre main pour brûler le village. Croire que verser par terre avant de ramasser encore est la solution c'est le mensonge. Il ne faut pas qu'en voulant protéger le bidon on perd latine. Le village de quelqu'un n'est jamais 2. Dieu va montrer le chemin jusqu'à nous sortons du trou sans que quelqu'un ne se blesse. Retirons seulement le mensonge de la maison et on arrête bien la vérité. Le chef n'est au village que parce que le peuple est là et la chaise où il s'assoit là c'est la chaise du peuple.

Aux rouges pieds que nous étions devenu comme ça à cause d'eux et qui ont fait semblant de partir alors qu'ils ont seulement tourné le côté de l'habit, ne venez plus allumer l'autre feu, laissez que nous soyons encore la quantité ci. Le peuple a grandi jusqu'à il ne dort plus que d'un œil.
Aux gardiens de la tradition. Ceux-là même que les dieux de nos ancêtres ont oint pour regarder le peuple, qu'ils soient le parapluie du village, faisons de nos bouches une pour couvrir le peuple et la terre. Si nous demandons avec une bonne bouche et de manière sincère aux dieux de nos ancêtres, ils vont nous donner.

Nous cherchons parfois la tête sur certaines choses sans trouver comme ça parce-que nous connaissons la vérité et nous refusons de dire, chacun croit désormais que c'est sa vérité qui est la vérité et si on n'arrête pas vite notre corps, ça va porter la tête de quelqu'un
Même si c'est n'importe comment, ne fermons jamais la porte au dialogue, que chacun ouvre son ventre, c'est le seul remède que je peux vous donner aujourd'hui. Versez le sang est une très mauvaise chose, il faut toujours chercher le chemin de s'asseoir pour bavarder en sachant que personne ne connait jamais tout seule et si l'eau marche seule elle va se tromper de chemin
Que chacun retire sa tête sur ca et reste que dans le champ d'arranger. Personne ne peut être plus dur que le peuple et si tu fais n'importe qui sur la terre ci sache que dieu ouvrira ton travail
Asseyons-nous je dis pour toi tu dis pour moi. Ça va donner le côté pour arranger. Mettons seulement la vérité dedans, même si l'animal est fort n'importe comment, on va l'attraper avec les cordes de l'araignée.

Que chacun prenne son jujube et son arbre de paix et confions la protection du Cameroun, de l'Afrique, de tout le dessus de la terre aux dieux de nos ancêtres. Qu’ils écoutent nos pleurs et donnent notre part de bien resté.

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